‹ Les deux soeurs: drame en trois [i.e. 4] actes avec une préfaceChapitre 8 sur 108 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

Ainsi se terminait la pièce que M. Alexandre Dumas fils, en la reproduisant presque tout entière, a qualifiée « d'impossible*. »

C'était cette conclusion que j'eusse voulu que maintînt M. Alexandre Dumas fils , s' associant à ma pensée, mais se servant de l'expérience qu'il avait et que je n'avais pas pour émonder, dans ma pièce, tout ce que le dialogue avait de trop touffu, je le reconnais, et imprimer, sans le faire dévier, plus de rapidité au coura^de l'action.

Oui, ce que j'eusse voulu, c'eût été voir sur la i

scène française, où l'on a montré, où l'on montre encore tant de maris ridicules et bafoués, un mari aus- . | tère et miséricordieux^ s' ennoblissant par un pardon | noblement accordé à une femme l'ayant douloureusement mérité par le plus sincère' repentir, la plus longue expiation et le plus cruel supplice. j

Je ne dis pas que, dans une salle de spectacle où l'on va pour se distraire entre le dîner et le coucher, un \

pardon évangélique faisant violence aux idées reçues II

et appel à la réflexion, n'eût provoqué ni critiques; ni murmures, ni opposition ; mais c'étaient cette opposi-^

' 1. Histoire du Supplice d'cne femme, par Alexandre Dumas fils, j^ge 113.

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