PRÉFACE. IX
tion, ces murmures et ces critiques qu'il me paraissait honorable de braver.
Il y a de faux points d'honneur dangereux à combattre qu'il serait glorieux de vaincre 1 II y a d'impudentes hypocrisies de langage dont il serait temps de faire tomber le masque ! Il y a de mortels lieux communs qu'il faudrait bannir à perpétuité, car ils font plus de mal à la société que les plus dangereux malfaiteurs! Il y a enfin d'éternelles plaisanteries aux dépens des maris qualifiés par Molière qui devraient être usées depuis le temps qu'elles font rire I
Le dénoùment par lequel se termine le Supplice d'une femme^ dénoùment que le public a pleinement adopté, je nje hâte de le reconnaître, et qui appartient exclusivement à l'auteur du Demi-Mondey ce demidénoûment a rompu la chaîne de mes idées, en ce qu'il n'est ni le mari qui pardonne , ni le mari qui punit. Ainsi s'explique la protestation persistante dont il n'a cessé d'être l'objet de ma part, et qu'il mérite, car il est impossible d'être plus faux et moins vraisemblable. Il appartient à la convention, il n'appartient pas à la réalité; dans le monde réel, dans le monde vivant, il eût été qualifié d€ ridicule et eût été sifflé.
Quel^est le mari, ce mari étant un banquier, ce mari