QUELQUES NOTIONS SUR LA THÉORIE ATOMIQUE
Avant d'aborder l'examen de la conslitu lion des développaleurs, nous devons rappeler quelques principes élémentaires de la notation et de la théorie atomique.
Tout en regrettant de voir cette théorie si peu employée en Photographie, nous devrons seulement effleurer cette question afin de permettre la compréhension des Chapitres suivants. Le programme de cet Ouvrage ne peut comporter qu'un exposé des notions strictement indispensables, se rattachant à notre sujet de la manière la plus directe, et doit négliger tout ce qui ne s'y rapporte pas immédiatement.
Il ne faudrait pas, par conséquent, considérer,
10 PREWrÈRE PARTIE. — DÉV^LOPPATEURS, ETC.
même comme un aperçu de la théorie atomique, les li gnes qui suivent, et Ton en trouvera d'ailleurs um exposition complète dans les Ouvrages spéciaux qui traitent de cette matière (*).
Les premiers chimistes constatèrent que les principes retirés des êtres organisés ne renferment (pi'un très petit nombre d'éléments : le carbone, l'hydrogène, l'oxygène et l'azote, qui, par leur union, peuvent donner naissance à un nombre considérable de combinaisons. Ces expérimentateurs firent cette observation que les substances retirées du règne organique nepeuvent être, comme les composés minéraux, obtenues directement à ])artir de leurs éléments ; ils crurent que la vie était nécessaire à leur formation, et ces corps furent considérés comme absolument distincts des composés minéraux ; de là la division en Chimie minérale et Chimie organique.
Tous les composés de la Chimie organique contiennent du carbone, et certains auteurs^ attribuant à ce carbone les propriétés particulières des substances organiques, ont quelquefois appelé C/i^m^e (la carbone l'étude de ces composés.
Dans cette innombrable quantité de corps orga-
(') Naquet et IIaxriot, Principes de Chimie. Paris, i883. — Grimaux, Théories et notations chimiques. Paris, i883. — SciiuTZENBERGER, Chimie générale, t. III. Paris, i883. — WuRTZ, La théorie atomique. Paris, 1880.