PREMIER CONTE
Depuis trois ans un homme, séparé moralement de sa femme, vivait — nous dirions aujourd'hui flirtait — avec une fée des bois, enchanteresse vêtue de blanc, merveilleusement belle. Un soir, l'épouse honnête et vertueuse, surprit dans le magaya (grenier à maïs), son mari volage aux pieds de la fée, dont la chevelure l'entourait de ses plis magnifiques. La pauvrette rentre aussitôt dans sa maison, elle en rapporte une jarre de lait, elle lave les cheveux de la belle inconnue, lui laisse la jarre et se retire.
L'enchanteresse profondément touchée de cette marque d'hospitalité quitte à jamais le laboureur, et le mari désormais fidèle revient pour toujours à sa femme. ji
Agrémenté de couleur locale, le symbole n'estil pas charmant?
En voici un autre beaucoup moins tendre pour les Mingréliennes et pour toutes les femmes en général.