‹ Les devoirs des femmes dans la familleChapitre 20 sur 55 · IM · texte numérisé non relu

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aux desseins de la Providence sur nous. Tout esprit qui veut sàfieusefnent réfléchir a'a pas de peine à se convaincre que nous avons tous ki-ba^ une tâche à terminer, et que le temps nous est donné comme un dépôt précieux , dooit il faudra rendre compte au juge sévère des consciences et des cœurs.

La doctrine de rÉvangîle, sur ce point ca* pita), n'est guère mieux comprise que plusieurs autres enseignements du livre divin. Le fits de Dieu n*exige>t-il pas que chacun fiisae valoir, selon la mesure de ses forces et de son intelli-» gence, le trésor mis dans ses mains par la eoii« fiance du père de famille ? Croit-on qu'il nous laisse, dans la gestion de cet emploi , beaucoup de loisirs pour les fantaisies de notre paresse et de notre imagination ; qu'il nous permette de laisser et de reprendre à notre gré le ferdeau qu^il nous impose en entrant dans la vie? Une telle manière d'envisager les choses est en contradiction formelle avec toute la doctrine de noire Sauveur. Il ne. nous per-

met pas meule uae parole inutile; il v« JM*> qu'à dire que «i nous la proaonçoaS) il en faudra rendre (HMnpie au jour de son juge» menl. Eu effet ^ un soldat placé devant l'en** netni ne $e permet pas de conversationa fri* v<rfe6) il a'abftorbe tout entier daua le «entiment des dangers de la patri^et n'a d'autre pensée que celle de combaltre avec énergie^ et de savoir au besoin mourir pour la défendre* Un habile ouvrier qui comprend l'importance de son œuvre^qui veut jouir des fruits do son travail i ne se distrait qu'avec une extrême répugnance de la tâche qu'il s'est.volontairement imposée. Nous aussi, nous sommes les soldats de Dieu^ destinés à veiller sans cesse sur les murs de la cité sainte ; nous sommes les ouvriers du Père céleste^ appelés à cultiver cette vigne mystérieuse dont il est parlé dans l'Évangile eu termes si pleins de grâce et de poésie.

Une fois que nous aurons bien conçu le sentiment de notre vocation, notre intelligence s'occupera perpétuellement d'employer

changer perpétuellemeul daltributions et de bcsogac. Avec un pareil système , toute règle est inipossiblcé Croyez -vous d'ailleurs qu'un cuisinier se perfectionne en s'occupant de jardinage^ et qu'un valet de chambre devienne fort habile en soignant les chevaux ? La dtvi* sion du travail^ faite d'une manière précise et stable^ est la condition indispensable de tout ordre régulier. Si la modicité de vos ressources vous oblige à confier deux fonctions à un seul domestique | vous devez faire en sorte qu'elles aient enti*e elles une certaine analogie^ et ne pas tenir, comme l'Avare de Molière, dont je parlais tout à l'iieure, à réunir dans le même personnage votre cuisinier et votre cocher.

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