AU DÉBUT
APRÈS UNE HBURE
d'étuve a 37'
résultats
Antigène
Eau physiolog.
Sérum ' humain normal
Sang de mouton à 5 p. 100
Hémolyse totale.
Hémolyse incomplète.
Avec cette épreuve, nous savons que nous devons employer comme antigène les quantités de 0,1 et 0,2. Dès lors, nous pouvons commencer nos réactions. L'antigène conserve son titre : il n'est donc pas nécessaire de recommencer à chaque épreuve.
Pour faire la réaction de Levaditi, nous allons procéder suivant la technique suivante.
Nous aHons pour une réaction utiliser 3 tubes. Dans chacun des deux premiers tubes nous mettons 0,1 ce. pour le premier, 0,2 ce. pour le second d'antigène. On équilibre avec du sérum chloruré sodique, premier tube, 0,2 ; deuxième tube, o,î ; troi-
BACTERIOLOGIE
sième tube, 0,3. Chacun des trois tubes reçoit en plus o,i de sérum frais du malade à examiner, ce sérum ne doit pas être hémolyse. On mélange. Les tubes sont portés i heure 1/2 à rétuve à' 37**. On ajoute alors dans chaque tube 0,1 de globules
7ube1
Antigène o.t
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3ert/m &èmiff ffûrm
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Hémolyse
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Oi
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Ûj
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Fig. 29, — Schéma d'une réaction de Wassermann simplifiée , méthode Levaditi-Latapie.
rouges de mouton à 5 p. 100. On le reporte à Tétuve une heure. On retire et on attend le dépôt des globules rouges quelques heures. Pour que la réaction soit bonne, il faut que le troisième tube soit rouge rubis à reflet et qu'il ne produise pas de dépôt dé globules rouges.
Nous supposons pour la schématisation que le sérum que nous désirons explorer est syphilitique et que nous le comparons
avec un sérum certainement pas spécifique. Le tableau précédent résume l'opération.
On a proposé récemment de nombreuses variantes de cette technique. Parmi lee plus intéressantes, nous signalerons la technique de Rubînstein. Elle cohsisie à employer des doses constantes d'antigène et seulement des doses variables de globules rouges de mouton. On la schématise dans le tableau.
Sérum non chauffé (&gé de 24 heures)
Antigène titré
Eau physiologique .......
rââgtion
UNE HEURE D'ÉTUYE A 37'
Globules de mouton à 5 %. 0,1 0,2 0,3
GONTROI.E
On peut augmenter le nombre des tubes en se servant de doses de globules allant de o ce. i à i centimètre cube et au delà. L'emploi de ces 3 tubes est suffisant.
On compare la réaction au contrôle. Dans les réactions négatives, il y a égalité des pouvoirs hémolytiques des sérums seuls et des mélanges sérum-antigènes. Les réactions positives sont très nettes. On ne doit faire état que des réactions nettes : sup> pression totale du pouvoir hémoly tique des sérums par l'antigène.
Rubînstein emploie concurremment cette méthode de Hecht modifiée avec la réaction de Wassermann au sérum chauffé. Il faut savoir que, dans certains cas douteux, l'analyse doit '^étre poussée aussi loin que possible et alors il est préférable d'expédier le sérum à un laboratoire spécialisé et rompu à ces méthodes.
BACTÉRIOLOGIE Sb
Ce qu'il faut dire :
Dans la réaction de Levaditî, une demi-heure après l'adjonction des globules rouges de mouton, Thémolyse se voit facilement dans les tubes témoins sous Taspect rouge rubld transparent. Par contre, dans les tubes où le sérum syphilitique a fixé le complément, le liquide à un aspect trouble et opaque, et la centrifugation ou le dépôt de quelques heures les éclaircit en déposant un culot de globules rouges. Si les globules sont hémolyses, c'est que le sérum ne provient pas d'un syphilitique, Ja réaction est négative. FI arrive parfois que i est légèrement hémolyse et que 2 reste opaque et laisse déposer ses hématies, la réaction est alors faiblement positive. C'est ainsi que l'hémolyse peut ne pas se produire dans les tubes 3, 4, 5 et 6, c'est que dans ces cas le sérum du malade et le sérum témoin ne contiennent pas de complément, il faut recommencer avec une autre méthode ou avec un sérum très frais.
Voici comment au besoin dw peut tirer parti d'un sérum
INSUFFISAMMENT HÉMOLTSANT :
Quand l'analyse d'un sérum est à refaire parce qu'il n'a pas ^onné l'hémolyse totale en quinze minutes dans le tube témoin et parce qu'il n'y a pas eu hémolyse dans les tubes de diagnostic en trente minutes, on peut, ou bien demander un autre prélèvement de sang, ou bien essayer de tirer parti du sérum défectueux. Dans ce dernier cas, on s'en sert pour une deuxième réaction après l'avoir renforcé en hémolysines, ce qu'on obtient très simplement par addition d'un peu de sérum humain négatif, en procédant comme suit :
Gomme le temps consacré à la première recherche oblige à remettre la nouvelle au soir ou au lendemain, reverser le sérum défectueux dans le tube de sang d'où il provîept et l'y laisser, à la température du laboratoire, jusqu'au moment de s'en servir. D'autre part, mettre de côté un sérum ayant donné une hémolyse complète et rapide dans tous les tubes.
Au moment de recommencer la réaction, déterminer, par un essai préalable, les besoins en hémolysines du sérum insufflsant. Disposer 3 tubes à hémolyse conime l'indique ce tableau :
Eau salée
Sérum à réexaminer.
Sérum négatif de renfort
Mélanger. Mettre à Tétuve, à 87**, pendant 10 minutes. Ajouter dans les 3 tubes o ce. i de sang de mouton déplasmatisé et dilué à I p. 20. Mélanger. Replacer à l'étuve. Examiner les tubes au bout de t5 minutes»
Adopter pour la nouvelle réaction les proportions contenues dans le tube de numéro le plus faible où Thémolyse est complète (il se .peut que ce soit le n^ i, le sérum défectueux ayant eu le temps de s'enrichir en hémolysines dans Tinteryalle des deux réactions).
Les causes d'erreur sont exceptionnelles. En cas de doute on recommence la réaction un mois plus tard, ou bien on la contrôle avec la vraie réaction de Wassermann, qui nécessite l'emploi d'un complément (sérum de cobaye) et d'une sensibilisatrice spécifique. La technique de Levaditi, en pratique, se montre aussi exacte que la réaction de Wassermann, et comme elle épargne un matériel compliqué et la création d'un sérum hémoly tique, nous conseillons d'y recourir, quitte en cas de doute h faire contrôler cette recherche par une réaction d» Wassermann complète.
Ce qu'il faut dire :
Une réaction positive = syphilis primaire après le 25® jour,
syphilis secondaire, syphilis tertiaire dans ^o à 76 p. 100
des cas, syphilis héréditaire, syphilis nerveuse ou artérielle. .
Mais on l'observe aussi au cours de certaines infections aiguës : scarlatine, pneumonie, certains ictères, la lèpre, etc.
Une réaction négative = ne veut pas dire forcément absence de syphilis, cela veut dire absence de syphilis en évolvttion.
Les syphilitique» traités par l'arsenic, les vieux syphilitiques peuvent être négatifs.
Une réaction négative ne contre-indique pas un traitement si la clinique en fixe l'indication.
En cas de désaccord entre la clinique et la réaction, il faut recommencer la réaction après une ou deux injections de novarsenobenzol pour réactivation.
Du jdiagnostio de Im spiroohétose iotéro-hémorragique
grAoe è la méthode de Fontana-Tribondeau
appliquée à l'examen dee urinée oentrifugéee
Le diagnostic de la spirochétose ictéro-hémorragique, dont la description magistrale a été faite par Louis Martin et Auguste Pettit, est encore à ITieurê actuelle des plus délicats el nécessite, comme signe de certitude, la reproduction expérimentale de l'affection ictéro-hémorragique chez le cobaye. Seulement, cette reproduction expérimentale demande un temps assez long et au moins 10 jours d'incubation. Il y aurait donc un grand avantage à posséder des moyens d'investigation permettant un diagnostic plus précoce, d'autant que l'intervention d'un traitement sérothérapique sera plus active quand elle pourra être appliquée d'une façon plus précoce.
Louis Martin et Auguste Pettit ont déjà indiqué la possibilité de déceler .la présence du spirochète dans les urines. . Ils Tont constatée dans un cas aii lo* jour de la maladie, sur les frottis à Tencre de Chine. ^
Nous pensons avec M. Favre que cette méthode de recherche doit être généralisée et qu'elle peut rendre les plus grands services dans le diagnostic rapide de la spirochétose. Elle était de pratique facile. Nous avons obtenu d'emblée et très facilement un résultat rapide.
Ce qu'il faut : .
I® Une solution de formol acétique :
Formol ......... 2 centimètres cubes.
Acide acétique ...... '1 gramme.
• Eau .......... 100 — .
2® Une solution de tanin :
Tanin à l'alcool 4 grammes.
Bau distillée 100 —
3** Une -solution de nitrate d'argent ammoniacal préparée ainsi :
Mettre dans un verre à pied très propre 5 à 6 centimètres cubes de la solution de nitrate d'argent à i p. ao dans 'l'eau distillée, ajouter goutte à goutte de l'ammoniaque à la fine pipette, en agitant constamment. Il se produit un précipité brunâtre qui ten4 bientôt à s'éclaircîr. Ajouter prudemment l'ammoniaque dès que l'on constate cet éclaircissement. La solution définitive doit rester très légèrement opalescente. Si elle devient eau de roche, ajouter de nouveau du nitrate d'argent et tâtonner prudemment jusqu'à obtenir le résultat demandé. Cette solution faiblement opalescente est celle que l'on doit employer pour la fin de la réaction.
4^ Des urines fraîches. Mais il faut savoir, comme nous Pavons montré, que le méat normal et le prépuce peuvent être porteurs de spirochètes non pathogènes. Chez l'homme, il est nécessaire de recueillir des urines dans un tube stérile après avoir lavé «ïvec beaucoup de soin le gland et le méat à Teau bouillie. Chez la femme, on ne peut étudier que de lurlne fraîche récueillie par cathétérisme uréthral.
Si on doit expédier Turine, on recueille dans un' ballon loo centimètres cubes d'urine et on verse 5 centimètres <^ubes de formol à 4o p. lOQ du commerce. On empêche ainsi h spirochète de s'altérer et l'urine de fermenter. On peut trouver des spirochètes, huit, treize et même vingt-deux jours plus tard.
Ge qu'il faut faire :
1° Centrifuger des ummm fraîches dans un appareil à rotation intensive, pendant lô minutes ;
a*^ Recueillir des lames rigoureusement propres et minutieusement dégraissées. Mêler, par aspirations successives, le contenu de la pipette et le déposer en plusieurs gouttelettes à peine étalées. Sécher ensuite ;
4^ Recouvrir la lame de la solution de formol acétique ;
5** Laisser en contact 5 minutes ;
6® Laver à l'alcool à gô* ou à l'alcool absolu ;
7* Sécher par évaporation ;
8*^ Mordancer ensuite à chaud, et pendant ui^e démi-nàinute, jusqu'à dégagement de vapeurs, avec la solutiola de tanin ;.
9® Laver abondamment à l'eau ordinaire, rincer .ensuite à l'eau distillée ;
lo* Riecouvrir la préparation avec la solution dç nitrate d'argent ammoniacal. Chauffer doucement çur la flamme en évitant la dessiccation. On constate que le frottis brunit et qu'il se formô quelques précipités d'argent; Il faut chauffer jusqu'à ce; que la préparation prenne une teinte légèrement violacée avec reflets mordorés, soit une demi-mii^ute environ ; ;
II® Lavage à Teau distillée et séchage au papier-filtre. Cette technique, en apparence compliquée, est en réalité très rapide et ne prend pas plus de 5 à 6 minutes pour une préparation.
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Fig. 30. — Spirochète ictéro-hémorragique.
Frottis du culot de centrifugation d'une urine. Imprégnation à la méthode de Fontana- Tribondeau. Les spirochètes ont des spires lâches et irréguliëres et souvent à quelques ondulations rares.
Ce qu'il faut voir :
Sur les préparations de culots d'urine d'ictériques atteints de spirochétose, nous avons vu dans plusieurs observations et à plusieurs reprises, entre le lo* et le 3o* jour, des spirochètes abondants. Us se présentent soit sous l'aspect d'éléments noirâtreSy peu contournés et à spires lâches, quand Timprégnation a été massive, soit sous l'aspect de fins spirochètes contournés, analogues à ceux que décèle l'imprégnation argentique des coupes de foie de cobaye ictérique. Ces «pirochètes sont en grande abondance et semblent s'agglutiner au niveau des débris organiques existant dans le culot de centrifugation. La lecture des préparations est facile si on se met à Tabri des interprétations hâtives.
C'est ainsi que certains plissements de protoplasma cellulaires, certains débris filamenteux, moins réguliers et moins isolés, pourraient offrir sujet à hésitation à un œil non expérimenté. La constatation de spirochètes typiques à Tétat isolé suffit pour établir. à coup sûr le diagnostic.
Comment faire un séro-diagnostio de fièvre typhoïde
On a cherché à simplifier la technique de Widal en employant des cultures d'Eberth tuées par le formol ou les rayons ultraviolets ; nous pensons qu'il est préférable d'utiliser la technique classique avec les cultures fraîches. Et si elle demande plus de soins de la part du médecin, les résultats qu'elle fournit sont aussi plus faciles à juger et moins entachés d'erreur.
Ce quil faut :
I* Du sérum provenant du malade à examiner. Recueillir après piqûre à la pulpe du doigt 20 à 3o gouttes de sakig dans un dé à coudre propre et sec, fermer d'un bouchon hermétique. Ce sérum exsude en quelques heures au-dessus du caillot. Si on ne peut faire soi-même le séro-diagnostic, envoyer le plus tôt possible le dé par la poste dans un laboratoire ;
2** Une culture de bacille d'Eberth de 24 heures sur bouillon. Ensemencer la veille dans une culture d'Eberth sur gélose en culot conservée en tube capuchonné. Après 24 heures, la culture de bacille d'Eberth, si elle a poussé sur le bouillon, prend un aspect trouble moiré ;
3** Des pipettes, verres de montre, lames, lamelles et microscope (obj. 6 et 8).
Ce qu'il faut faire :
1° Etre sûr que la culture sur bouillon n'est pas spontanément agglutinée. Pour ceci, aspirer à l'aide d'une pipette cassée, puis flambée et introduite dans la culture d'Eberth dont le coton est
maintenu par le petit doigt fléchi de la main droite, quelques gouttes de culture. En déposer une goutte sur une lame, recouvrir d'une lamelle et examiner au microscope (sans éclairage Abbe et avec un obj. 6 ou 8). Les bacilles se reconnaissent à leurs mouvements rapides, ils ne doivent pas être agglomérés et doivent conserver toute leur agilité ;
a® Déposer dans un verre de montre 4o gouttes de la culture et dans l'autre 8o ou loo ; daiis chaque verre, on ajoute ensuite avec une seconde pipette une goutte du sérum à examiner. Le premier verre donne un séro au i/4o ; le second un séro au i/8o ou i/ioo ; on peut multiplier les dilutions si l'examen porte sur le taux complet. Pratiquement, le séro au i/4o suffît ;
3® Attendre 3o minutes. Puis déposer une goutte du mélange sur une lame, recouvrir d'une lamelle, examiner ensuite au microscope ;
4® Faire bouillir les verres de montre, les lames et les pipettes dans une certaine quantité d'eau phéniquée, ou d'eau dans laquelle on ajoute un peu de lessive dé soude. Si la table est souillée par des gouttes de culture, laver bu sublimé au i/iooo. Bien se laver les mains.
Ce qull faut voir :
Mettre au point avec prudence, avec un éclairage peu intiense, en s'àidant des quelques globules rouges du mélange comme indicateur. Si l'agglutination est négative, les bacilles conservent leur mobilité et leur indépendance ; si l'agglutination est positive, les bacilles se sont agglomérés en plus ou moins gros amas oh il est impossible de les compter. Les îlots sont souvent considérables,; et presque tous les bacilles mobiles ont disparu à l'état isolé. Dans le cas oii l'agglutination est négative, examiner encore après 35 minutes.
Ce qu'il faut dire :
Séro positif au r/4o en lo ou 20 minutes = infection typhique éberthiîenne : se méfler cependant de» infections à panatyphiques
qui peuvent donner des coagglutiilàtiohà, des ictères dont le sérum peut agglutiner TEberth et des infections au cours de convalescence de fièvre typhoïde, le malade conservant soq pouvoir agglûtinatif pendant souvent plusieurs années. .
Séro négatif = ou bien infection non éberthienne, ou fièvre typhoïde avant lé 7* ou 8* jour.
Ces conclusions ne sont pas exactes quand oh a affaire à des sujets antérieurement vaccinés contre la fièvre typhoïdel On observe alors des agglutinations complexes et multiples. Il faut non seulement chercher la nature du microbe agglutiné, mais le taux du pouvoir agglutinant du sérum. Un pouvoir agglutinaiit dépassant le i/aoo au cours d'ime infection qui survient plus de six mois après une vaccination doit être considéré comme très significatif. Lorsqu'il y a coagglutinations on cherche quel est celui de TËberth, du para A où du para E qui est agglutiné au taux le plus élevé et à quel taiix-limite dans ce cas il est préférable de faire une agglutination macroscopique.
Technique d'une égglutinetion ni«ef080opii|ue
Les agglutinations microbiennes peuvent être recherchées non seulement par technique microscopique, comme dans le sérodiagnostic de Widal, mais aussi par technique macroscopique. La technique macroscopique a l'avantage d'être, plus facile à apprécier, plus rapide à faire, et de permettre de multiples agglutinations comparatives.
Ce qu'il faut :
I® Une culture sur bouillon de 24 heures du microbe ou des microbes à éprouver ;
2^ Du sérum du malade, recueilli par ventouses scfarifîées ;
3® Un pu plusieurs porte-tubes garnis de petits tubes à hémolyse ;
4® Une pipette de Levaditi graduée au i/io de centimètre
cube et une pipette de lo centimètres cubes stérilisées toutes deux ; '
5^ Du sérum chlorm*é sodique et de Teau stériles.
Ce qu'il faut faire :
Pour le bacille typhîque, comme pour le bacille dysentérique, on fera ûnè agglutination comparative au T, A, et B pour le premier, au Flexner, au Sbîga et à IT pour le second.
i^ On place dans les porte-tubes le nombre de tubes suffisant pour faire sur chaque culture le même nombre d'épreuves. On fera, par exemple, une agglutination i/5o, i/ioo, 1/200, i/4oo, 1/600, 1/800, i/iooo, et cela pour chaque microbe ; cela fait 7 tubes pour chacun ;
s^ Déposer dans chaque tube, à la pipette de 10 centimètres cubes, I centimètre cube de la culture sur bouillon.
Rincer la pipette à Teàu stérile quand on change de culture ;
3® Faire une dilution 1/20 du sérum du malade dans le sérum chloruré sodique, soit i/io de centimètre cube du sérum du malade pour i ce. 9 de sérum chloruré sodique ;
4® Dans le premier tube, pour obtenir une dilution au i/5o, on ajoute o ce. 4 de cette dilution de sérum ;
Danis lé second tube, pour obtenir une dilution au i/ioo, on ajoute o ce. 2 de cette dilution de sérum ;
Dans le troisième tube, pour obtenir une dilution au 1/200, on ajoute o ce. i de cette solution de sérum ;
Dails le quatrième tube, pour obtenir une dilution au i/4oo, on ajoute o ce. o5 de cette dilution de sérum ; ' 5® On fait ensuite une dilution au 1/60, au 1/80 et au i/ioo, en ajoutant 0,1 de sérum du malade à 6, 8, 10 centimètres cubes de sérum chloruré sodique, et de chacune de ces dilutions on verse o ce. i dans les tubes d'épreuve ;
6® Pour chaque série microbienne, on utilise les mêmes dilutions sérîques ;
7** On agite séparément chaque tube, et on porte 5 heures à l'étuve et 5 heures à la température de la chambre. On fait
donc la lecture le jour même ou le lendemain. Dans les cas où Ton est pressé, on peut étudier l'agglutination rapide. Pour l'obtenir, on bouche hermétiquement lies tubes arec des bouchons de caoutchouc. On leur fait exécuter un certain nombre de mouvements lents de renversement, et, après 5 minutes, on examine le contenu du tube à une forte loupe. Les amas agglutinés apparaissent très nettement. C'est la* méthode de Ni»lle, de l'Institut Pasteur.
Ce qu'il faut voir : **
Trouble uniforme avec aspect
moiré dans l'agitation. . . = aggl. négative,
Fins grumeaux grisfttres tombant lentement — aggl. faiblement positive,
Gros grumeaux grisâtres tombant vite = aggl. positive,
Liquide clair, gros grumeaux ou culot se soulevant après agitation = aggl. complète.
Ce qu'U faut dire :
Chercher le taux le plus élevé où l'agglutination apparaît et prendre ce taux comme début d'agglutination ; ce taux apprécié pour chacun des microbes permet une comparaison et constitue ce que Ton appelle une agglutination comparative. Tel sujet vacciné au vaccin T, atteint d'un para A, peut donner, par exemple, les résultats suivants :
Début d'agglutination, T = i/ioo, A = 1/800, B = i/5o.
Il faut savoir que si la vaccination typhique remonte à moins de 6 mois, le séro-dîagnostic est inutilisable pour faire le diagnostic d'une infection. Si la vaccination remonte à moins d'un
an, il faut que le taux d'agglutination soit supérieur à i/3oo
pour le bacille paratyphique A et i/iioo pour le paratyphique B.
Pour les dysentériques, il faut commencer l'agglutination du
Fig. 31. — Schéma d'une agglutination macroscopique positive au 1/600.
Shiga au t/3o et celle du Flexner au i/3oo, car ce dernier peut agglutiner au i/aoo avec un sérum normal.
Technique d'une hémo-oulture en eau peptonée
La culture du sang est une épreuve nécessaire à pratiquer pour le diagnostic bactériologique de certaines septicémies (Eberth, streptocoques, pneumocoques, staphylocoques, paratyphiques, etc.).
Ce qui! faut :
i*' Une seringue en verre de lo centimètres cubes avec une aiguille de platine montée sur la seringue, le tout stérilisé à Tautoclave dans un tube large en verre épais ;
2* Un ballon d'un litre contenant 5oo grammes d'eau peptonée :
Eau 1.000 grammes.
Peptone. . 10 —
Sel marin 5 —
Répartir en deux ballons secs stérilisés auparavant au four Pasteur. Stériliser ensuite & 115* à Tautoclave.
3® Une étuve à 37®. Des pipettes et des tubes de bouillon.
Ce qu'il faut faire :
I® Mettre un lien au-dessus du coude du malade et badig(9onner le pli du coude à la teinture d'iode ou à l'alcool à 90^ ;
3^ Retirer le bouchon du tube contenant la seringue ; en flamber roriûce à la lampe à alcool ; retirer la seringue sans enlever ni souiller 1 aiguille. Flamber rapidement l'aiguille ;
3® Piquer une grosse veine du coude en dirigeant l'aiguille vers la racine du bras, presque tangente à la peau, le biseau en haut. Ponctionner obliquement en fixant la peau à l'aide du pouce de la main gauche ; ^
4^ Quand l'aiguille est dans la veine, la seringue se remplit de sang sans qu'il soit nécessaire de pratiquer l'aspiratioif ;
6^ Déboucher le ballon que l'on maintient incliné sur le côté, flamber l'orifice, rejeter tout le sang recueilli, entre 5 à 10 centimètres cubes ;
7** Flamber l'orifice, boucher après avoir flambé le bouchon. Agiter pour bien mélanger et porter 48 heures à l'étuvc à 87® ;
8* Après 48 heures, ensemencer à la pipette quelques gouttes de l'hémoculture dans plusieurs tubes de gélose. Différencier l'élément pathogène ainsi cultivé après 48 heures (voir p. 99).
Manière de faire une liémoculturè en tubes de biie
Les tubes de bile sont des plus employés actuellement pour l'hémoculture des infections typhiques et paratyphiques. Ils ont l'avantage de donner des résultats précis en favorisant le développement des bacilles de la série typhique et para« tout en s'opposant au développement des saprophytes.
Ce qu'il faut : :
I** Une vésicule biliaire de bœuf liée au pédicule ;
2® Un entonnoir et un flacon de 5oo centimètres cubes stériles ;
3^ Des tubes à essais stériles ;
4® Des ciseaux flambés.
Ce qu'il faut faire :
I** Tenir la vésicule par lé pédicule, cautériser au fer rouge le pôle inférieur ;
a** La porter sur Tentonnoir adapté lui-même au flacon stérile ;
3** Ouvrir aux ciseaux la région cautérisée et -recevoir la bile dans l'entonnoir ;
Fig. 32. — Le nécessaire improvisé de Joseph pour hémoculture. La boîte mesure 25 cent, de haut et 12 cent, de large. Une planche à la partie moyenne soutient le ballon de bouillon, laisse passer la seringue et un tube de bile. Au-dessous de la planche, une lampe à alcool et une bouteille d'alcool.
4^ La laisser reposer 2^ heures au frais ;
5® La répartir en tubes stériles avec une pipette stérile, à raison de lo centimètres cubes par tube ;
6® Stériliser dans Tautoclave recouvert d'un torchon à 8o** à 3 ou 4 fois dans l'espace de 6 jours ;
7® Pour faire l'hémoculture, recueillir par voie veineuse de 3 à 4 centimètres cubes de sang à l'aide d'une seringue et d'une aiguille stériles, rejeter le sang dans un tube de bile, agiter. Le sang s'hémolyse ;
8^ Mettre à l'étuve ai heures. Ensemencer ensuite la bile sur gélose ordinaire avec un fil de platine recourbé ;
9® Après 24 heures de culture, cette gélose est examinée. Si elle porte des colonies, on fait un frottis que l'on colore au Gram.
Ce qu'il faut voir et dire : '
L'examen du frottis contient un bacille Gram négatif : Il s'agit d'une hémoculture positive. Une différenciation s'impose pour savoir s'il s'agit d'un typhique, d'un para A ou d'un para B.
L'examen du frottis contient un coccus Gram positif : Ne rien dire. Les saprophytes de la peau peuvent donner cette cause d'erreur.
L'examen du tube de gélose ne montre aucune colonie : Il s'agit d'une hémoculture négative.
Comment faire le diagnostio bactériologique
des baoiiies de ia série Eberth-paratyphique,
isoiés par hémoouiture
Depuis la pratique de la vaccination, le séro-diagnostic ne donne pas toujours des résultats à l'abri de toute critique. L'hémoculture conserve par contre toute sa valeur diagnostique.
On fera une hémoculture sur tube de bile. Les tubes de gélose ensemencés cultivent un bacille Gram négatif. Il s'agit de différencier le bacille d'Eberth, les paratyphiques A et B et le colibacille.
Ce qu'il faut :
— Pour la recherche de Tindol :
I** Un tube d'eau peptonée stérile à 3 p. loo ; *
2® De l'acide sulfurîque ;
3® Une solution de nitrite de potasse à x ^. looo ; - .
4^ De rjilcool amylique.
— Pour la différenciation du colî :
Un tube de gélose Endo. Cette gélose se prépare en ajou|«»t à loo centimètres cubes de gélose lactosée à lo p. looo le mélange suivant : .
FuchsÎBe à l,p. 10 ce. 5.
Sulfite de soade à 1 p. 10. . . 2 ce. 5
qtie Ton répartit ensuite en tubes, à essai.
Le tube de gélose Endo est fondu au bain-marie et coulé en botte de Pétri stérile.
— Pour la différenciation des Eberth et para :
Une gélose au plomb. Prendre un tube de gélose à lo p. looo et ajouter après fusion une goutte de sous-acétate de plomb stérile. Mêler et laisser prendre.
Une gélose rouge neutre glucosée à a p. looo. Ajouter à une gélose à o,4o p. lOO, a grammes de glucose par litre, et o ce. 76 de la solution i/ioo de rouge neutre pour 100 centimètres cubes.
Un tube de lait toumesolé.
Fig. 33. — Bacille typhique» Mobile.
Ce qu'il faut faire :
I** Pour la recherche de Tindol :
Ensemencer Teàu peptonée ;
Aprte 48 heures de cultures, ajouter XXX gouttes de nitrite de potasse et X gouttes d'acide suif uri que pour lo centimètres cuhes de culture ;
Agiter;
Si. l£^ teinte devient rose, il existe de Tin.dol ;
Pour en être certain ajouter i centimètre cube d'alcool amylîque ; agiter ; Talcool se teinte en rose en cas de présence d'indol ;
2* Ensemencer la botte de gélose Endo en stries parallèles ;
Fig. 34. — Bacille paratyphique. Môme morphologie que le bacille tyi^ique.
3** Pour l'acétate de plomb, ensemencer par piqûres profondes le long du verre ;
4^ Le lait tournesolé s'ensemence comme un bouillon ;
.5^ Pour la gélose rouge neutre, la faire fondre, refroidir, ensemencer en agitant dans la gélose à moitié prise.
Ce qu'il faut voir et dire :
Indol
Milieu Endo. . .
Gélose au sous-acétate de plomb. .
Lait tournesolé . .
Gélose glucosée rouge neutre .
Indol
Milieu Endo. . .
Gélose au sous-acétate de plomb. .
Lait tournesolé . .
Gélose glucosée rouge neutre . .
Colonies incolores.
Noircit
Rougit légèrement.
sans coaguler.
Sans changement.