PARA A
Colonies incolores.
Ne noircit pas.
Rougit légèrement
sans cpaguler.
Se décolore et donne des gaz.
GOLl
++ Colonies rouges.
Ne noircit pas.
Rougit et coagule.
Décolore et donne des gaz.
On peut compléter la différenciation par Tagglutination spécifique de Télément isolé, par un sérum anti-Eberth, anti-A ou anti-B.
* Diagnostic de la dysenterie baeiiiaire
Le diagnostic de la dysenterie bacillaire peut se faire de trois façons :
I® Par l'examen direct ; 2® Par la culture ; 3® Par l'agglutination.
I® Par l'examen direct.
Ce qu'il faut :
i^ Recueillir dans des selles fraîches un flocon glaireux ou muco-sanguinolent ;
2** Les colorants nécessaires pour un Gram-fuchsine (voir p. 30) ; 3® Un microscope à immersion homogène.
Ce qu'il faut faire :
I® Laver le flocon glaireux dans de l'eau distillée ; ^ 2® L'étaler ensuite sur une lame, sécher et fixer ; 3® Colorer au Gram.
Fig. a5. — Bacille dysentérique. Immobile.
Ce qu'il faut voir :
i" De nombreux leucocytes =leucocytorrhée ;
2** De nombreux bâtonnets courts ne prenant pas le Gram.
Cet examen est loin de suffire, la confusion est facile avec le coli-bacille et le bacille d'Eberth. 11 est nécessaire de recourir soit à la culture, soit à l'agglutination.
2® Par la cophoculture.
Ge qu'U faut :
I® Des matières dysentériques fraîches ;
2® Des boîtes de Pétri contenant de la gélose Endo (tjoir p. iOO) ou de la gélose tournesolée de Drigalski que Ton prépare ainsi : Préparer un litre de gélose normale ;
Puis une solution contenant :
Lactose. . 13 grammes.
Solution de toarnesol. ... 130 centimètres cubes.
Chauffer d'abord lo minutes à loo^ la solution de tournesol, ajouter ensuite le lactose ;
Laisser le mélange lo jninutes à loo® ;
Refroidir à Ao*.
Quand l'a solution lactosée et tournesolée est à 4o^, l'ajouter à la gélose qui sera liquéfiée puis refroidie à 70®.
Ajouter 10 centimètres cultes de la solution fraîche suivante :
Cristal-violet ....... ce. 10
Eau distillée 100 centimètres cubes.
Le milieu étant acide, on ajoute de la solution normale de soude stérile et chaude jusqu'à réaction neutre (mousse bleuâtre par agitation).
Il suffît d'ajouter o,4 p. 100 de la solution de soude. Le milieu est conservé à l'état stérile, dans des flacons de 100 à 300 centimètres cubes.
Au moment de l'emploi il suffira de faire fondre cette gélose et de la couler dans des boîtes de. Pétri stérilisées au four Pasteur et sur une épaisseur de a millimètres.
3*^ Couler en boîte de Pétri une gélose à laquelle on ajoutera à chaud par tube : .
Dans le premier :
XII gouttes d'une solution stérile de mannite à .ao p. 100. VIII gouttes de teinture hydro-alcoolique de tournesol.
Dans le deuxième :
XII gouttes d'une solution stérile de maltose à 3o pc 100. VIII gouttes de teinture hydro-alcoolique de tournesol.
Dans le troisième : , .
Xll gouttes d'une solution stérile de saccharose à 3o p. 100. VIII gouttes de teinture hydro-alcoolique de tournesol.
Ce qu'il faut faire :
I* Prendre un flocon glaireux, le laver dans l'eau distillée ;
2* Ensemencer avec un petit agitateur en verre courbé en angle droit à une extrémité. L'ehsememcement est fait en surface sur la botte de gélose lactosée tournesolée ;
3* Après une demi-heure de dessiccation, on porte à l'étuve.
Ce qu'il faut voir :
Après lo heures d'étuve examiner la boîte de gélos.e lactosée tournesolée ;
Colonies rouges, glaireuses = coli-bacilles et autres saprophytes ; •
Colonies bleues, volumineuses, sèches ou ridées, acuminées ou à double contour = subtilis, mégathérium.
Colonies bleues d'un millimètre de diamètre, bleu clair, transparenleg et à contour tranchant = h), fœcalis alcaligènes ; h), typhique ; b), dysentérique.
On en recueille une parcelle que l'on examine entra lame et lamelle :
Le bacille dysentérique est immobile, il est agglutiné par du sérum aatidysentérique^
Gesi colonies sont isolées puis ensemencées. C'est seulement ensuite qu'on peut les identifier.
On les repique sur les milieux sucrés et l'on observe la^ couleur de la culture après 24 ou 48 heures d'étuve. La fermentation du sqcre en cause se voit sous la forme d'un virage au rouge de la culture et de la zone qui l'entoure.
On cherchera ensuite l'agglutination du microbe . isolé par des sérums agglutinants.
DIAGNOSTICS BIÛLOÔIQUES EN CLIENTÛ-E
SHIGA
FLBZNER
STRONO
Mannite
Maltose ..'...:.
Saccharose
Indol
Shiga-s6nim
FleznerHSérum. . . . .
Y-sérum
3** Par l'agglutination.
Ce qu'il faut :
X® Du sérum obtenu par coagulation d'une ventouse scarifiée ;
2^ Deux cultures sur bouillon de bacille dysentérique de 24 heures, une de Flexner, l'autre de Shiga ;
3* Des verres de montre et un microscope avec objectif  sans éclairage.
Ce qu'il faut faire :
I® Examiner une goutte de culture entre lame et lamelle pour être certain qu'elle n'est pas agglutinée spontanément ;
2® Déposer dans chaque verre de montre une goutte de sérum puis X, XX, L gouttes de culture de Shiga. Dans le quatrième verre de montre une goutte du mélange au i/io, plus X gouttes de culture = dilution au i/ioo ; puis I goutte du mélange
au 1/20, plus X gouttes de cultures = dilution au 1/200, etc.
3** Refaire la même expérience avec la culture de Fleyner, tout en sachant que Tagglutination n'a de valeur qu'au-dessus du i/3oo.
Ce qu'il faut voir :
Après 2 heures, examiner entre lame et lamelle et rechercher " les amas de bacilles.
Ce qu'il faut dire :
Rien avant 8 jours de maladie.
Agglutination i/5o du Shiga = dysenterie à type Shiga. — i/3oo du Flexner = — — Flexner.
On peut aussi dans ce cas faire une agglutination macroscopique (voir p. 93).
Diagnostic d'une méningite par Texamen du liquide oéphalo-raohidien
Il arrive souvent, en pratique, que Ton hésite pour le diagnostic différentiel ou causal d'une méningite ; la ponction lombaire, en permettant l'examen du liquide céphalo-rachidien, peut être du plus heureux secours dans la pratique médicale.
Ce qu'il faut :
i^ Du liquide céphalo-rachidien frais recueilli dans deux tubes stériles. Si on n'a pas de tubes stériles, on nettoie soigneusement deux tubes à essai et on les flambe sur une lampe à alcool, avant de pratiquer la ponction lombaire. Nous conseillons de boucher les tubes stérilisés au four Pasteur avec leur bouchon d'ouate ; si le praticien doit parcourir un grand trajet avant de rentrer, il se trouvera bien d'enfoncer un peu le coton et de compléter la fermieture avec un bouchon de liège ou de caoutchouc. S'il ne possède pas de tubes stérilises au four Pasteur, les tubes chauffés e>t nettoyés seront obturés avec un bouchon hermétique propre et bouilli de liège fin ou de caoutchouc. On recueille 5 centimètres cubes de liquide dans chaque tube ; il faut deux tubes, le premier étant souvent un peu souillé avec du sang ;
2® Pour l'examen chimique : de Tacide acétique, de la liqueur de Fèhling ;
3® Pour l'examen cytologique : des : tubes coniques à centrifugeur, propres et de préférence stérilisés au four Pasteur ;
Un centrifugeur à main ; nous avons dit que ce luxe peut être évité dans la pratique de campagne : il suffit de maintenir les tubes en position rigoureusement verticale pendant lo à 24 heures en les conservant dans une chambre froide ;
Des pipettes (voir p. 27) ;
Des lames,, du bleu de toluidine à i p. loo et de Talcool-éther ;
4" Pour l'examen bactériologique, des tubes de gélose ascite ou de gélose pure.
Ce qu'il faut faire :
I* Verser les deux tubes de liquide dans deux tubes à centrifuger, en répartîssant en quantités à peu près égales pour équilibrer le centrifugeur,^ il est préférable de faire cette équilibration à la balance. Centrifuger un quart d'heure à grande vitesse. Si on ne peut pas centrifuger, maintenir les tubes 24 heures en position rigoureusement verticale dans un lieu frais ;
2® Après la centrîfugation, prendre le tube recueilli en deuxième lieu. Casser Teffilurc d'une pipette et la flamber en la maintenant dans la main droite. Le tube est pris dans la main gauche entre le pouce et l'index dans la position i, on le verse dans un tube à essai propre maintenu dans un porte-tube en position verticale, et, sans renverser le tube, en le maintenant dans la position 2, on introduit avec la main droite la pipette qui ne doit pas toucher les parois latérales du tube. On frotte, ptr quelques mouvements de latéralité, la pipette contre le fond du tube ; inutile d'aspirer, la pipette se remplit par capillarité avec le culot. Elle doit, en tous cas, être toujours maintenue dans la direction de la position 2, depuis son entrée jusqu'à sa sortie du tube, de façon à ne pas diluer le culot du tube dans une certaine quantité de liquide céphalorachîdicn. Il suffit de recueillir une trace infinitésimale de liquide pour .faire l'examen cytO'