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logique. Retirer la pipette avec la môme précaution de ne pas toucher les parois latérales du tube et déposer une gouttelette sur deux ou trois lames : si le culot de centrifugation est minime, il ne faut pas étaler ces gouttes, mais les laisser sécher à Tair lentement ; lorsque le culot est abondant, il est nécessaire de pratiquer un étalement. On les fixe à l'alcool-éther 5 minutes ; laisser évaporer et colorer une lame 5 minutes avec le bleu de toluidine. Les autres lames seront conservées pour faire un Gram ou un Ziehl si nécessaire (voir p, 30 et 57).
Examiner les lames sèches non montées recouvertes d'une goutte d'huile de cèdre à l'objectif à inunersion au i/ia ;
3® La dernière partie du culot conservée dans la pipette peut être ensemencée Bur gélose ou gélose ascite ou gélose albumine d'oeuf^.
à^ Quant à la première partie du liquide qui, à l'évacuation du tube à centrifuger, a été recueillie dans un tube à essai, on la divise en deux parties : la première partie est chaufTée sur la flamme de la lampe à alcool et, s'il y a un précipité insoluble dans l'acide acétique, on apprécie l'abondance du louche albumineux. Normalement, ce louche est à peine perceptible. Il est préférable de faire un dosage d'albumine à l'albuminimètre de Sicard et Cantaloube (voirp, 251). La deuxième
Fig. 36. — Gomment recueillir à la pipette un culot de centrirugation.
l*' temps. Position, du tube.
2* temps. Renversement du tube, le liquide s*écoule, le culot reste au fond, la pipette l'extrait par capillarité.
1. Nous ne recommandons pas en pratique l'inoculation au cobaye pour dépister la présence de bacille de Koch, après dilution dans du bouiUon. Celle-ci ne donne ses résultats que 5 semaines plus tard, c'est-à-dire à une époque où le malade est mort et où le diagnostic n'a plus lieu d'ôlre discuté. Cette recherche sera nécessaire cependant pour affirmer la nature nettement tuberculeuse d'une méningite dont la symptomatologie est anormale.
est chauffée en présence d un volume égal de liqueur de Fehiing, pour dépiater la présence de glucose.
Ce qu'il faut voir :
I** Par l'examen chimique, s'il y a de l'albumine et s'il y a du glucose ;
a** Par l'examen cytologique, s'il y a une lymphocytose, une polynucléose, en spécifiant le nombre des éléments par champ d'immersion au i/ia et leur état indemlie ou altéré (aspect flou du noyau et du protoplasma).
Sur les lames, on fait aussi le premier pas du diagnostic bactériologique avec trois microbes :
Le pneumocoque, dîplocoque en flamme de bougie, encapsulé, prenant le Gram, réparti le plus souvent en dehors des cellules et en très grande abondance ;
Le méningocoque, diplocoque réniforme, analogue au gonocoque, ne se colorant pas avec la méthode de Gram, réparti à l'intérieur des polynucléaires ;
Le bacille de Koch se retrouve facilement dans les méningites tuberculeuses. Il suffît de centrifuger longtemps et de le rechercher avec patience sur les lames ;
3* Par la culture, le méningocoque pousse difficilement sur gélose, facilement sur gélose ascîte. On fera le diagnostic par la culture, colonies gris bleuté transparentes de i à 3 millimètres de diamètre, d'un diplocoque ne prenant pas le Gram, et par l'agglutination de ce microbe à l'aide d'un sérum antiméningococcique non chauffé. Le méningocoque fait fermenter ihaltose et glucose. En cas d'hésitation on doit pratiquer l'épreuve de fermentation. Le m. catarrhalîs ne fait jamais fermenter les sucres. Le gonocoque ne fait fermenter que le maltose.
Parmi les méningocoques, une distinction bactériologique s'impose. On la fait en s'aidant des agglutinations du microbe par des sérums ^'épreuve ; agglutination au i/3o et au i/5o par des sérums A, B et G (voir p. 93),
Ce qu'il faut dire :
i^ Pas d'albumine, présence de glucose, 2 à 3 mononucléaires par champ d'immersion au 1/12 = état normal;
2® Liquide clair, hypertendu, albumine notable, présence de glucose, pas de leucocytose = état méningé acellulaire ;
3* Liquide clair, hypertendu, albumine, lymphocytose (i5 à 5o par champ) sans microbe = méningite chronique syphilitique (tabès, P. G. P., syphilis nerveuse, etc.).
Méningite chronique d*otite chronique,
Méningite suhaiguë du zona, des oreillons,
Méningite tuberculeuse en évolution, etc. ;
4® Liquide clair, hypertendu, jaune pâle, beaucoup d'albumine, faible culot, lymphocytose avec quelques polynucléaires altérés, présence inconstante de bacilles de Koch = méningite tuberculeuse ;
5^ Liquide clair, hypertendu, jaune ou rose, beaucoup d'albumine, culot abondant rouge = hémorragie méningée, fracture du crâne (Chauffard) ;
6** Liquide clair, hypertendu, albumineux, faible culot, polynucléaires intacts sans éléments microbiens 3=
5oit état méningé de Widal, soit encéphalite léthargique.
Soit méningite toxique non infectieuse (puriformc aseptique de Widal) ;
7* Liquide troublé, hypertendu, albumineux, sans glucose, faible culot blanc, polynucléaires altérés, pneumocoques extracellulaires = méningite à pneumocoques ;
8® Liquide trouble, hypertendu, albumineux, sans glucose, notable culot blanc, polynucléaires indemnes, méningocoques intracellulaires = méningite à méningocoques ou paraméningocoques. Il se peut que l'on ne retrouve pas de méningocoques, le diagnostic doit être alors =méningite suppurée sans bactérie. Le clinicien peut quand même affirmer la méningite cérébro-spinale en s'appuyant sur les notions de foyer épîdémique et de brusquerie du début des accidents infectieux en dehors de toute cause connue d'une autre infection.
Reoherohe des porteurs de germes méningoooooiques
Lorsqu'une épidémie de méningite cérébro-spinale se développe dans une agglomération, il est nécessaire de chercher chez les sujets sains les causes de contagion. Il faut isoler les porteurs de germes. Comme ceux-ci ne présentent aucun signe pathologie que, on doit les dépister par Tépreuve bactériologique.
Ce qu'il faut :
I® Des écouvîllons de, cavum. Prendre des fils de fer de i4 à i5 centimètres de long. Les courber à trois centimètres d'une extrémité, de façon à dessiner avec la tige principale un angle obtus. Garnir l'extrémité courbe de coton ordinaire en le rou; lant. Envelopper dans du papier-filtre en paquets de. ao écouvîllons. Stériliser au four ;
2* Une collection d'abaisse-lanigue en bois ;
3** Des étaleurs formés de fils de fer de la centimètres d^ long, courbés en angle droit à 4 centimètres d'une extrémité. Envelopper dans du papier, stériliser au four ;
4*» Couler dans, des boîtes de Pétri stériles de |â gélose ascite au tiers (a tiers de gélose fondue et. i tiers d'ascîte, faire le mélange après avoir un peu refroidi lu gélose), ou de la gélose albumine d'œuf à la même dose.
Ce qu'il faut faire : ' ,
I** Pour recueillir Texsudat du naso-pharynx, abaisser fortement la langue et passer l'écouvillon courbé derrière le vôîle en exécutant des mouvements de latéralité. Retirer récouvillbri en évitant les contacts avec la muqueuse buccale ;
a" Déposer une parcelle de mucus sur la plaque de gélose ascite en l'entr'ouvrant sans la découvrir ;
3** Etaler doucement avec l'élaleur stérile. Fermer la boîte et la porter à Tétuve à 37® ;
4« Chaque sujet suspect fait l'objet d'une culture.
Ce qu'il faut voir :
Après 24 heures, on cherchera les colonies gris bleuté, transparentes, de I à 3 millimètres de diamètre. On en prélèvera une petite partie que l'on étalera et colorera par la méthode de Gram. La présence de diplocoques Gram négatifs dans ces colonies est un argument en faveur de la présence de méningocoques. Une culture en tube sera faite pour la colonie suspecte, et, si nécessaire, étudiée par les fermentations du maltose et glucose ou par les agglutinations à l'aide des sérums agglutinants antiméningocoques.
Séro-diagnostio de la fièvre de Malte
Ce qu'il faut :
I* Du sang recueilli par ventouse scarifiée et ayant laissé transsuder son sérum ;
a® Une culture pure sur gélose de micrococcus melitensis ; 3* Des verres de montre, des pipettes, des lames et lamelles ; 4* Un microscope, un objectif 8 à sec.
Ce qu'il faut faire :
i^ Tout d'abord une émulsion de microbes. Pour cela, on ajoute à la culture de gélose 4 centimètres cubes de sérum chloruré sodique à 9 p. 100 stérilisé. On agite ensuite le tube de manière à émulsionner la cuUure dans le liquide. Le liquide devient légèrement trouble ;
a® On retire ce liquide par aspiration avec une pipette et on répartit dans des verres de montre II, IX, XIX, XXIX gouttes de l'émulsion microbienne ;
3® Le sérum du malade est dilué au i/io, 1 goutte de sérum pour IX gouttes de sérum physiologique, puis on ajoute I goutte dans chaque verre de montre, on a ainsi les taux de i/3o, i/ioo, 1/200, i/3oo ;
4* Déposer, après une demi-heure, une goutte de chaque dilution sur une lame, recouvrir d'une lamelle el examiner au 8 en (lî^phragmant
lU DIAGNOSTICS BIOLOGIQUES EN CLIENTÈLE
Ce qu'il faut ▼oir :
Il faut suivre à la fois la réaction macroscopique et la réaction microscopique.
Macroscopiquement, un éclaircissement presque complet du liquide avec dépôt au fond du verre après 4 heures ou, mieux, après 24 heures, en comparant avec un tube témoin = réaction positive.
Microscopiquement, au bout d'une demi à une heure, on aperçoit les amas agglutinés que forment les microbes = réa^ciion positive.
Ce qu'il faut dire :
Agglutination au-dessus de i/ioo, souvent au i/aoo ou i/3oo = fièvre de Malte.
Si Tagglutination élevée au début tombe rapidement r= pronostic grave.
Agglutination négative ou au-dessous du 1/100 = il ne s^aglt pas d'une fièvre de Malte, ou bien celle-ci est au début, sa séroréaction n'apparaissant qu'après le cinquième jour,
La propriété agglutinante du sérum peut persister longtemps après la guérison comme pour la fièvre typhoïde.
Examen miorosoopique de l'enduit du muguet
I** Recueillir un petit fragment de la concrétion blanchâtre de la stomatite ; .
2^ De la liqueur de Gram forte :
lodure de potassium .... 2 grammes.
Iode 1 —
Eau distillée. ........ 100 —
3* De la glycérine ou de l'acide acétique ; 4® Du bleu de méthylène à i p. 100.
BACTÉRlOLpGlB 115
Ce qu'il faut faire :
Diviser le fragment en deux parties :
Avec la première : la dissocier dans une goutte d'eau sur la lame ou dans une goutte d'acide acétique ; Faire agir pendant quelques instants la liqueur de Gram ; Monter dans la glycérine et recouvrir d'une lamelle. Avec la seconde : faire un frottis sec ; '
Fixer à la chaleur et colorer, avec du bleu de méthylène
pendant 5 minutes ; Laver à l'eau.
Ce qu'il faut voir :
Le parasite est mélangé à des cellules épithéliales. Il apparaît formé par des filaments tubuleux, cloisonnés et ramifiés, et par des globules sphériques ou ovoïdes adhérents ou non aux filaments (forme levure) ; les formes globuleuses peuvent se rencontrer à l'exclusion des filaments.
Pour faire un diagnostic complet, recourir aux culture» sur milieu solide : apparition après 48 heures d'étuve à 87** de petites colonies saillantes, rondes, blanchâtres et lisses. On retrouve dans ces cultures les formes globuleuses et filamenteuses.
Examen morphologique d'une teigne
Ce qu'il faut :
i*^ Des poils ou des cheveux recueillis au niveau des lésions ; 3** De la potasse à 4o p* 100 ;
3** Une solution colorante : bleu de méthylène à i p. 100 ; 4® Une lame porte-objet et une lamelle.
Ce qu'il faut faire :
i" Déposer dans une goutte de potasse un poil malade ou une squame ;
2** Recouvrir d'une lamelle ;
3® Chauffer jusqu'à l'ébullition de la potasse ;
4® Examiner avec un objectif de 5 à 600 diamètres ;
5® Eloigner la potasse avec du papier buvard placé d'un côté
de la lamelle, tandis que de l'autre côté on dépose de l'eau distillée, puis la solution colorante et en0n de la glycérine.
Ce qu'U faât voir : .
Filaments riiycéliens formés de celKilea courtes très nombreuses = tricophyton ;
A l'intérieur du poil = T. endothrix.
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Fig. 37. — Tricophyton endothrix.
Fig. 39. — Achorion SchOnleini.
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Fig. 38. — Tricophyton endoectothrix.
Fig. 40. — Miscrosporon Andouini.
A rintérieur et à Textérieur du poil : T endoectothrix.
Gaine de petites spore» polyédriques, de grandeur égale autour du poil, avec à l'intérieur de rares filaments mycéliens ranufiés = microsporon.
Filaments mycéliens plus ou moins rectilignes contenant des endospores de forme et dé grosseur variable (dans le godet faviquc) = achorion.
Diagnostic de raotinomyoose par rexamendu pua
Cet examen est souvent nécessaire pour les suppurations chroniques, dont la cause pathogène reste suspecte.
Ce qu'il faut :
i^ Du pus frais dans un tube stérile ; â® Des lames et lamelles ;
3® De Talcool-étfter (ââ), de quoi faire un Gram-éosine {voir page 30) ; /
k^ Un -microscope monté avec un oculaire i et un objectif 4-
Ce qu'il faut faire : «
I® Examiner le pus. Le pus d'actinomycose doit être examiné en le faisant couler lentement sur une lame. Il contient des grains jaunes de i/io de millimètre environ, et que Ton a compiEurés très justement à des grains dlodoforme finement pulvérisés. Dans les foyers récents, les grains ont une couleur gris perle ; dans les foyers anciens, ils peuvent avoir une couleur noirâtre ;
2® Ecraser entre lame et lamelle quelques grains du pus, enlever la lamelle et sécher à Tair ;
3** Faire un Gram suivi d'une coloration intense par l'éosine ;
4* Examiner à sec avec un objectif 4.
Ce qu'il faut voir :
I® Le mycélium est formé par des bâtonnets enchevêtrés, bien plus volumineux que des bacilles de Koch. Ce feutrage mycélien se colore en violet foncé par le Gram ;
2® Du mycélium part un rayonnement de filaments qui se terminent par des massues. Ces massues plus ou moins striées
ne prennent pas le Gram, et se co- 9 ^ lorent surtout par Téosine en rouge.
u9%^.m. L'aspect du grain actinomycosique
apparaît comme sur la Ggure cicontre.
Ce qu'il faut dire :
En présence d'une suppuration chronique dont le pus contient des grains jaunes avec mycélium coloré par le Gram et massues éosinophiles, on peut copclure, même en l'absence de culture, qu'il s'agit d'une suppuration actinomycosique.
Fig. 41
Grain d'actinomycose
vu & l'objectif 4.
Diagnostio de la sporotriohose par la ouiture. Technique de Gougerot
La sporotrichose est dépistée de jour en jour derrière des lésions qui ont tout l'aspect clinique de lésions tuberculeuses ou syphilitiques. Il faut recourir au laboratoire. La technique simplifiée de Gougerot est d'une remarquable simplicité, et à la portée de tous. La culture est le procédé le plus sûr et le plus rapide 1.
Ce qu'il faut :
i" Du pus recueilli aseptiquement dans une pipette ou une seringue stériles, cette dernière montée à une grosse aiguille ;
1. Je tiens à remercier mon éminent ami, le D'' Gougerot, des conseils qu'il m'a prodigués pour la rédaction de cette technique.
2® Des tubes de gélose glucosée, peptonée de Sabouraud, dont la formule est la suivante :
Eau. 1.000 grammes.
Peptone ........ 10 —
Glucose brute massée. ... 40 —
Gélose! 18 —
3" Une lampe à alcool.
Il n'y a pas besoin de laboratoire, puisqu'il ne faut ni étuve, ni microscope.
Ce qu'il faut faire :
I® On prépare les tubes de culture. Deux modèles sont livrés au praticien : tubes obturés par un capuchon de caoutchouc (il suffît d'enlever ce capuchon, et avec une pince, dont les mors viennent d'être flambés, de tirer un peu au dehors, en le tournant, le bouchon de coton qui obture le tube) — tube fermé à la lampe — (rien de plus facile que d'ouvrir ces tubes). On appuie, vers le milieu de l'extrémité effîlée, une lime à verre, tandis que de l'autre main on fait plusieurs fois tourner le tube sur son axe, on trace ainsi à la surface du tube un trait profond qui entoure toute la circonférence du tube. On flambe alors légèrement dans la flamme de la lampe à alcool toute l'extrémité effîlée. Puis on prend à pleine main toute la partie non effîlée. De l'autre main protégée par une compresse, on saisit l'extrémité effîlée du tube, de façon à arracher l'extrémité du tube ; si le tube effîlé ne se détache pas, il suffît d'approfondir à nouveau le trait avec la lime. On reflambe longuement l'ouverture du tube, et on bouche le tube de culture avec le bouchon de coton stérile qui est contenu dans la trousse.
Les tubes sont ainsi préparés prôts à être ensemencés ; à partir de ce moment ils doivent être maintenus verticaux ou obliques, l'ouverture toujours dirigée en haut ;
1. Nous recommandons les nécessaires de cultures Billon qui contiennent trois ou plusieurs tubes de gélose de Sabouraud, des pipettes et une lime pour ouvrir les tubes.
3** Le pus OU séro-pu8 recueilli sera coulé à la surface de trois tubes de gélose glucosée, peptonée. On prendra les précautions d'usage à Touverture et à la fermeture des tubes de culture, c'est-à-dire on flambera à la lampe à alcool le haut du tube chaque fois que l'on enlèvera et que l'on remettra le tampon de coton.
Cette technique est des plus simples. Voici la description qu'en donne Gougerot :
La seringue ou la pipette sont tenues entre les i^*, 2* et 3* doigts de la main gauche horizontalement, de façon que le liquide séro-purulent d'une part ne s'écoule pas par l'ouverture
Fig. 42. — Cultures de Sporotrichum.
de la pipette ; et d'autre part ne vienne pas mouiller le coton. La main droite prend le tube de culture par son fond ; l'opérateur saisit l'extrémité du coton du tube entre les 3® et 5® doigts de la main gauche et ouvre le tube en le tournant et en l'entraînant vers le bas, la main gauche restant fixe. La main droite flambe l'ouverture du tube dans la flamme de la lampe à alcool en le faisant tourner sur lui-même, pour que tout le pourtour de l'orifice du tube soit flambé. — Puis l'opérateur plonge la pipette jusqu'au fond du tube de culture, met la pipette à la bouche et en soufflant refoule le pus en même temps qu'il élève lentement la pipette, de façon à laisser couler sur la surface inclinée de la gélose la totalité du pus contenu dans la pipette. La coulée de pus terminée, on reflambe l'ouverture du tube dans la flamme de la lampe à alcool, et on rebouche aussitôt le tube en enfonçant et en tournant le coton.
L'ensemencement doit être large ; on étalera un demi-centimètre
cube de pus, au moins, un centimètre cube si ibn peut, sur chaque tube.
On ensemencera trois tubes de la même façon ;
4^ Les tubes ensemencés seront toujours placés debout, de telle sorte que le pus ne vienne pas mouiller le coton qui ferme l'ouverture du tube.
Il ne faut pas bbmettre le capuchon de caoutchouc.
Les tubes, non capuchonnés, sont laissés a la température D^uNE GHABfBRE, chaufféc autant que possible, et à l'abri de yaj)eurs antiseptiques, formol ou autres. L'étuve est nuisible et ne doit pas être employée.
Ce qu'il faut yoir : .
Du 4* au la* jour, suivant, la température de la chambre, les colonies de Sporotrichum se développent, d'abord blanches, puis brunâtres, enfin brun-chocolat, tout à fait caractéristiques par leur teinte, par leur plissement analogue au relief des montagnes ou aux circonvolutions cérébrales, par l'auréole qui les entoure.
L'aspect macroscopique de la culture est à lui seul pathognomonique sur ce milieu glycosé peptoné, et il affirme le diagnostic de sporotrichose sans qu^il soit besoin de faire la moindre préparation microscopique. Il suffît d'avoir vu une fois une culture de Sporotrichum Beurmanni pour la reconnaître aussitôt. Q n'est pas besoin de connaissances bactériologiques spéciales.
Technique de la sporo-agglutination
Widal et Âbramî ont utilisé, pour le diagnostic de la sporotrichose, la technique de l'agglutination des spores de Sporotrichum Beurmanni par le sérum du malade.
Ce qu'il faut : '
I* Une culture sur gélose gïycosée peptonée de Sabouraud et âgée de 4 à 12 semaines ^ ;
1. Gogit envoie des cultures tuées par formolage, prêtes èi être employées.
2® Un mortier flambé à sec ;
3** Un filtre en papier buvard, un entonnoir, des verres de montre, des lames et lamelles ; .
4® Un microscope avec objectif n** 6, 8 et un oculaire 4 ; 5® Une solution chlorurée sodique à 8 p. looo ; 6® Du sérum obtenu par ventouse scarifiée.
Ce qu'il faut faire :.
I*; Avec un gros fil de platine, prélever un fragment de voile de culture de i à 2 centimètres et le déposer dans le mortier. Broyer à sec 3 à 5 minutes. Ajouter lentement, en continuait à broyer, 10 centimètres cubes de la solution chlorurée sodique. Le liquide obtenu est brun noir. On le filtre sur le filtre mouillé au préalable. Seules lés spores traversent le filtre, car les filaments mycéliens restent sur le filtre. On s'assure par une préparation avec lame et lamelles que ces spores sont en nombre suffisant, environ i3o à i5o par champ d'objectif 8 ;
2® Dans une série de verres de montre, verser X, XXX, L, G, CGC gouttes de la culture avec la même pipette. Puis, dans chaque verre, une goutte de sérum. Agiter pour faire lé mélange ;
3** Prélever II gouttes de chaque mélange, porter sur une lame, recouvrir d'une lamelle. Numéroter la lame ;
4® Examiner tous les quarts d'heure pendant 2 heures au microscope (obj. 8) en diaphragmant, ou à Tultramicroscope (Gougerot).
Ce qu'il faut voir :
« Alors que l'émulsion témoin, dépourvue de sérum, se conserve homogène pendant toute la durée de l'expérience et que les spores qu'elle renferme restent libres, sans montrer aucune tendance à fusionner en amas, voici au contraire ce qu'on observe sur les préparations où le sérum du sporotrichosique a été mélangé à l'émulsion. Déjà, après quelques minutes, les spores s'immobilisent, puis elles se rapprochent les unes des autres, et très rapidement s'agglutinent. Le champ de la préparation est
alors typique ; il est parsemé d'amas volumineux, faits de l'aggldmération en grappes de spores nombreuses, et entré hssqùels ne persistent que de très rares éléments isolés. Lorsque des cou^ rants se produisent dans la préparation, on voit les amas se mobiliser tout d'un bloc, sans se dissocier. L'agglutination se produit, en un mot, avec autant de netteté que celle du bacille d'Eberth impressionné par un sérum de typhique » (Widal et Abramî).
Ce qu'il faut dire :
On dit que la sporo-agglutlnation est positive jusqu'à tel taux (( lorsqu'à cette dilution, en soixante à cent vingt minutes, à froid, il s'est encore formé des amas de spores, à la condition que le nombre de ces amas soit plus considérable que celui des spores libres. En effet, une préparation témoin de spores sans sérum laissée pendant 2 heyres ne présente jamais d'amas » (Widal et Abramî).
La sporo-agglutînation permet non seulement le diagnostic de sporotrîchose en activité, mais encore le diagnostic rétrospectif de sporotrîchose (de Beurmann et Gougerot).
Les sérums de malades atteints d'autres mycoses que la sporotrîchose peuvent coagglutiner les spores de Sporotrichum Beur-' manni, mais, à des taux plus faibles 'que les sérums de sporotrichosiques, si bien que ces coagglutinations ne gênent pas le diagnostic de sporotrîchose et servent au contraire au diagnostic de. tout un groupe de mycoses : actinomycoses, etc. Les sérums des actinomycosiques agglutinent les spores de Sporotrichum en moyenne au i/ioo;les sérums dçs malades atteints de muguet ou simplement porteurs de levures saprophytes de i/io à i/ioo exceptionnellement ;/i5o (Gougerot) ; un hémisporosique de Gougerot. et C^raven agglutinait à i/4oo, un disconiycosique de Ravaut et Pinoy à i/ioo, un oïdiomycosique de Beurmann, Gougerot et Vauchèr à 1/60.
La sporo-agglutination donnera donc le diagnostic général de mycose, ou plus exactement d'un groupe de mycose et la clini-
que précisera le plus souvent quelle est la variété de mycose. La seule cause d'erreur est rag^g^ulinatiou atix taux de i/3o à z/ioo chez des individus qui sont siniplèmetit porteurs de levures saprophytes dans leur buccopharynx (Gougerot).
Reoh^rohe dans le sang de l'hématoMaire du paludisme