‹ Les diagnostics biologiques en clientèleChapitre 16 sur 53 · PI. IV · texte numérisé non relu

PI. IV

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Lame de sang normal coloré à l'hématéïne éosine. On voit entre les hématies trois leucocytes dont deux polynucléaires et un lymphocyte. Les granulations neutrophiles des polynucléaires ne sont pas colorées.

Lame de sang présentant une polynucléose (augmentation du nombre des polynucléaires). On en voit six dans le dessin. Il s'agit de polynucléaires neutrophyles. Leurs granulations ne peuvent êtres vues par l'émathéïne éosine.

Lame de sang présentant une mononucléose (augmentation du nombre des mononucléés). On ne retrouve qu'un polynucléaire. Les autres cellules sont des lymphocytes et des moyens mononucléaires.

Lame de san^ de leucémie myéloïde.

Hématéïne éosme. En haut deux éosioophiles dont un polynucléaire et un niyélocyte en bas, plus bas quatre polynuclaires neutrophiles dont les granulations ne sont pas colorées. Restent quatre grandes cellules où la coloration au panchrome Laveran montre des granulations neutrophiles, ce sont des myélocytes.

A. Maloine et fils, Èdi^.

Digitizgpi. b/?S^^£)gJL^.^

Par

HÉMATOLOGIE

et ne pas présenter de précipité ; s'il existe des précipités, on lavera un peu avec Talcool ;

3® Examiner à Tiniinersion à huile.

Ce qu'il faut voir :

Au bleu de toîuidine : ' ^

Petits ronds vert glauque — globules rouges ;

Leucocytes polynucléaires neutrophiles = noyau trilobé bleu violet, protoplasma bleu pâle homogène.

Leucocytes polynucléaires éosinophiles = même noyau. Boules blanches arrondies dans le protoplasma.

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Fig. 50. — Tableau de pourcentage leucocytaire d*un sang normal.

Leucocytes polynucléaires basophiles = même noyau. Boules violet rouge dans le protoplasma.

Moyen mononucléaire = noyau arrondi bleu violet, protoplasma étendu et irrégulier bleu pâle.

Grand mononucléaire = même . protoplasma, mais plus grand noyau, en bissac.

Lymphocytes = petit noyau arrondi (dimension d'une hématie) et mince bordure de protoplasma bleu pâle.

Au bUéosinate . :

Ronds rose clair = hématies ;

Polynucléaires neutro == noyau trilobé violet, fine poussière de granulations rouges dans le cyloplasma.

Polynucléaires éosînophiles = même noyau, grosses boules rouges dans le cytoplasma.

Polynucléaires basophiles = noyau bilobé, grosses boules bleu violet dans le cytoplasma.

Lymphocytes = noyau arrondi, mince bordure de protoplasma non granuleux.

Moyens et grands mononucléaires = protbplasma bleu pftle sans granulation, gros noyau plus ou moins arrondi.

Pour établir le pourcentage, on commence à un bout de la préparation et on fait défiler loo leucocytes sous l'objectif : chaque élément est classé dans une colonne préparée à l'avance, il est représenté sous la forme d'une barre d'un dessin géométrique, dont chaque ensemble fait lo. Ce procédé facilite considérablement les calculs. Voir le, tableau de pourcentage normal pour loo leucocytes.

On recommence ce pourcentage sur d'autres lames, si c'est nécessaire.

Ce qu'il faut dire :

Prédominance des polynucléaires neutrophiles de 70 à 90 pour 100 leucocytes = Polynucléose.

Prédominance des mononucléaires de 5o à 80 pour 100 leucocytes = Mononucllose.

Le nombre des éosinophiles dépasse 5 p. 100 = Eosinophilie.

Polynucléoses :

Peu accentuée : Digestion normale ;

Nette : Maladie infectieuse aiguë : érysipèle, pneumonie, etc. ;

HÉMATOLOGIE' 153

Infection suppurée : abcès profond, appendicite ; Cancer infecté ; Tuberculose cavitaire ; Grandes hémorragies. ^

Mononucléoses :

Fièvre typhoïde, paludisme ; Tuberculose chronique ; Convalescence des maladies aiguës ; Anémie pernicieuse.

EoHnaphilies :

Parasites du tube digestif : ascaris, trichocéphales, tœnias, lombrics ;

Kyste hydatique du foie ;

Asthme, dermatoses vésîculeuses ;

Convalescence des maladies infectieuses ;

Intoxication exogène : anlipyrine, iodure de potassium, camphre, etc.

Les LEUCÉMIES se traduisent en général par des leucocytoses très élevées au-dessus de 3o à Ao.ooo leucocytes par millimètre cube. Elles seront lymphoïdes si ce sont les lymphocytes et moyens mononucléaires qui prédominent. Elles seront myéloldes si ce sont les polynucléaires et myélocytes qui prédominent.

Colcraticn au bi-éosinate de Tribondeau

Le bi-éosinate de Tribondeau est supérieur à tous les procédés de coloration cherchant à mettre en évidence les granulations leucocytaires. 11 est préférable aux :

Triacide d'Ehrlich; Leishman ; May-Grùnwald.

On obtient facilement d'excellentes préparations, et contrairement aux méthodes précédentes on colore parfaitement et d une façon intensive les granulations et les noyaux.

Ce nouveau colorant est dû au D' Tribondeau, en collaboration avec Fichet et Dubreuil ; voici les renseignements tels qu'ils nous ont été procurés par Tribondeau.

Ce qu'U faut :

I® Une solution de bi-éosinate Tribondeau (Cogit).

Utilisation. — Sert surtout à la coloration du sang (éléments cellulaires et parasites), et peut être substituée aux mélanges de Giemsa, de Pappenheim, de May-Grûnwald et de Leîshman. Il est aussi utilisable pour la coloration des frottis (pus, liquide céphalo-rachidien, suc de chancre, etc..,.).

Fabrication. — C'est un mélange d'éosinate de bleu Borrel (bleu de méthylène à Targent) et d'éosinate de bleu ordinaire, en solution (^ans l'alcool éthylique absolu glycérine. Sa préparation, réglée dans tous ses détails par la communication de Tribondeau, n'est pas à la portée du médecin praticien ;

a* De l'eau distillée pure et neutre : On peut rectifier l'eau en ajoutant par litre o gr. o5 de carbonate d'argent (précipiter une solution de nitrate d'argent par le carbonate de soude ; laver le précipité), puis en redistillant avec un ballon de verre et un tube collecteur traversant un réfrigérant ; on peut aussi procéder suivant la technique étudiée à la page i5o.

Ce qu'U faut faire :

11 est simple et rappelle celui du Leishman, le bi-éosinate servant à la fois à fixer et à colorer.

Utiliser des lames de verre très propres. Etaler le sang en couche mince (procédé de la carte de visite). Sécher par agitation à l'air ; ne pas chauffer ; ne faire agir aucun fixateur.

Fixer le sang avec o ce. 3 de colorant (soit : X bonnes gouttes) versé à sa surface à l'aide d'une pipette ne servant qu'à cette coloration.

Durée de la fixation : 2 ou 3 minutes, la lame, posée à plat sur la table, étant abritée sous un couvercle de botte de Pétri (pour éviter, surtout en été, une trop grande évaporation de

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