PI. V
^.ifîi.
* If. ^
Sang d'éosinophilie au cours d'un kyste hydatique. Il existedanslechamp trois leucocytes à grosses granulations éosinophiles et un leucocyte neuirophile dont les granulations ne sont pas colorées par l'hémateirie-éosine.
San^ normal, coloré au biéosinate de Tribondeau ou au panchrome Laveran. Les hématies apparaissent en rose, en haut un lymphocyte, mononucléaire sans granulation à mince liséré protoplasmique. Au-dessous, un polynucléaire neutrophile avec ses fines granulations violettes, puis plus bas un polynucléaire éosinophile avec de grosses granulations rouges.
Aspect du sang non coloré. Les hématies sont jaunes pâles et les leucocytes apparaissent en blanc avec leur, noyau très nettement visible et leur protoplasma granuleux pour les polynucléaires.
HÉMATOLOGIE 155
Talcool, d'où résulterait une précipitation immédiate du colorant lors de radditiôn d'eau).
Ajouter o ce. 6 d'eau distillée pure et neutre (soit X bonnes g^outtes), en inclinant légèrement la lame de façon à rassembler le colorant le long d'un de ses grands bords. Provoguer rapidement, par quelques mouvements de roulis, le mélange du colorant et de l'eau, et l'étalement de la dilution sur toute la surface à colorer. Poser aussitôt la lame à plat et n'y plus toucher jusqu'à coloration terminée, l'agitation activant la formation du précipité au détriment du résultat. Durée moyenne de la coloration': sang = 8 à 12 minutes ; produits syphilitiques = 20 à 26 minutes.
Laver d'un jet d'eau distillée, sans vider le colorant au préalable. Egoutter en secouant ; éponger doucement sous papier filtre ; finir de sécher en agitant la lame dans l'air tiède très au-dessus d'une flamme.
N. B. — Eviter l'intervention de toute trace d'acide ou de base (comme avec les autres colorants neutres).
Ce qu'il faut voir :
Les préparations sont d'une belle intensité et très fouillées.
Les hématies ont une couleur saumon, parfois rosée, sur laquelle les parasites s'enlèvent en teintes vives rouges et bleues. Dans les leucocytes, les noyaux sont d'un beau violet ; le protoplasma, d'un bleu vigoureux dans les cellules plasmatiques, les petits et les moyens mononucléaires, est bleu pâle dans les grands mononucléaires et les formes dites de transition, rosé dans les polynutîléaires ; les granulations cytoplasmiques sont colorées électîvement et au complet (les azurophiles, même les plus fines, en rouge ; les neutrophiles en violet rouge ; les basophiles en violet bleu; les éosinophiles en rose orangé). Les hématies granuleuses et basophiles sont mouchetées ou lavées de bleu.
Tous les détails des parasites sont bien visibles (chromatine, protoplasme, granulations de Schûffner des hématies de la tierce bénigne, flagelles des trypanoses, etc...).
Les spirilles et spirochètes (notamment le spirochète S) sont d'un rose tirant plus ou moins sur le lilas.
Les microbes sont bleus ou lie-dé- vin.
Conservation dés préparations. — Au cas où un fin précipité déparerait une préparation à conserver, on peut l'enlever rapidement avec de l'alcool à 8o*, puis laver, et compléter la coloration endommagée avec du colorant très dilué (o centimètre cube, I pour 2 centimètres cubes d'eau distillée) versé sur la lame.
Ne pas monter sous lamelle.
Coloration aux iosinates é la soude de A.-Ch. Hollande
I® Un tube du colorant (Cogit) ;
2® Alcool méthylique de préférence ou à défaut alcool ordinaire à 96**.
Ce qu'il faut faire :
I® Préparer le colorant : dissoudre le contenu d'un tube (o gr. 25) dans 26 centimètres cubes d'alcool méthylique de préférence ou à défaut d'alcool ordinaire à 96*. Laisser en contact quelques heures avant l'emploi ;
a^ Le frottis ou l'étalement de sang est fixé à l'alcool-éther 'durant 10 minutes et séché à l'air ;
3* Verser au moment de l'emploi dans une boîte de Pétri (ou autre récipient à fond plat) 10 centimètres cubes deau distillée et I centimètre cube de la solution colorante. Placer le frottis de façon que la face à colorer regarde le fond de la boîte. Laisser sans remuer une demi-heure ; laver ensuite la préparation une minute' à Teau courante. Sécher au papier buvard et examiner directement à l'huile de cèdre ;
4® On peut au besoin colorer une seconde fois la préparation dans un nouveau bain colorant.
Excellent colorant, de conservation facile.
HéMATOLOGIE 157
Coloration au Panohromo Lavoran
Comme les précédentes c'est aussi une nouvelle technique. Elle donne des préparations splendîdes se rapprochant de celle des éosinates.
Ce qnil faut : '
i^ Des lames de sang bien étalées et séchées, sans fixation ; 2^ Du panchrome Laveran ;
3® De l'eau distillée ayant bouilli 5 à lo minutes dans un ballon de verre ou de l'eau distillée neutralisée (voir p, iôO),
Ce qu'il faut faire :
I® Recouvrir dans une boîte de Laveran la préparation d'un demi-centimètre cube de panchrome ; laisser 3 minutes ; '
a^ Ajouter lo centimètres cubes d'eau distillée, mêler au colorant sans laver la préparation, laisser en contact ao minutes ou déposer face en bas dans une plaque de Pétri contenant cette quantité d'eau ;
3^ Laver h l'eau et sécher au papier buvard.
Ce qu'tt faut voir : * (
Par beaucoup de caractères, les préparations se rapprochent de celles que donnent les éosinates.
Coloration au May-Grûnwald-Giemsa
Ce qu'il faut ^
Du May-Grûnwald et du Giemsa (marque R A L. Cogit) ; De Teau distillée pure et neutre (voir p. 150); Une botte de Pétri.
Ce qu'il faut faire :
i^ Etaler le sang en couche mince ; sécher par agitation à l'air, sans chauffer;
a® Recouvrir, pour fixer, de lo gouttes de liquide de May- Grûnwald ; abriter sous couvercle de boîte de Pétri. Au bout de 3 minutes, ajouter /«o gouttes d'eau distillée neutralisée. Bien mélanger. Laisser en contact i à a minutes, puis laver à l'eau distillée ;
3^ Verser, par exemple, dans une botte de Pétri ou dans. une boîte de Laveran lo centimètres cubes d'eau distillée ; ajouter, avec une pipette, o,5 de colorant de Giemsa ; mélanger ; plonger aussitôt les lames encore humides dans ce bain, face enduite en dessus ; ne plus agiter ;
4^ Au bout d'environ la minutes, retirer les préparations. Laver rapidement à Teau distillée. Sécher vite.
S'il fallait éclaircir, plonger la lame une seconde dans Talcool à 8o®, glycérine à i p. lo ; relaver et sécher.
S'il fallait renforcer, replacer la lame dans le bain colorant (utilisable 3o minutes au moins) sans se préoccuper de la gouttelette d'huile de cèdre mise pour l'examen.
On trouve dans le commerce français a marques de colorant de Giemfa :
Marque R — donne des colorations intenses, recommandée pour les colorations rapides. •
Marque L — recommandée pour les colorations lentes ; il précipite moins rapidement que le colorant R.
Coloration au bleu polyohrome à l'ammoniaque de Trlbondeau ou au polyohrome R A L
Elle est recommandée pour les examens cyto-bactériologiques de crachats, pus, culots de sérosités centifugées, etc., et la coloration simple des microbes. Très rapide, très énergique ; métachromasie remarquable (examen h la lumière artificielle). Ce bJeu rempface avantageusement le bleu de Unna.
Ce qu'il faut :
Du bleu polychrome à l'ammoniaque de Tribondeau ou du bleu polychrome R A L (Gogit).