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D0SA.GE DANS LE LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN

La technique pour le dosage de l'urée dans le liquide céphalorachidien est Ja même que pour le sang.

Normalement, le liquide céphalo-rachidien contient de o,i5 à 0,35 p. loo d'urée.

Ce qu'il faut Toir :

Des communications récentes (Société de Biologie, 8 novembre et 6 décembre 191 9), attirent T^ttention sur le dosage de l'urée du sang pour le xanthydrol : Garnot, Gérard et M"* Moissonnier ont eu l'idée de comparer chez les urémîques les chiffres donnés par le dosage, par l'hypobromite et ceux par le xanthydrol dans l'examen du sang. Widal a démontré l'importance du dosage de l'urée du sang par l'hypobromite. Les chiffres obtenus sont d'autant plus élevés en général que l'évolution est grave. Mais ce dosage n'apprécie pas seulement l'urée,, il dose des substances azotées non coagulables, qui ne sont pas de l'urée. On le soupçonnait depuis longtemps en connaissant la non-toxicité de l'urée.

Les nouvelles recherches de Carnot permettent d'évaluer Timportance de ce facteur toxique. Si on examine en série le sang d'un urémique en évolution progressive, on constate que Turée dosée par la métliode au xanthydrol, qui ne dose que de lurée, n'augmente pas sensiblement tandis que l'urée dosée par l'hypobromite augmente progressivement, il se produit un écart progressif ; cet écart qui va de lo à 3o p. loo représente le chiffre de Tazote augmente progressivement. 11 se produit un écart progressif ; cet écart qui va de lo à 3o p. lOo représente le chiffre de l'azote non uréique toxique. [Ces constatations premières de Carnot et Gérard n'ont pas été confirmées et ces auteurs reconnaissent qu'il y a eu erreur de dosage. {Note ajoutée après mise en pages.)]

Dosage de l'urée du sang par précipitation des protéiques è Taoide triohioraoétique *

Ce qu'U faut :

1° lo centimètres cubes de sérum obtenu par la coagulation de 20 centimètres cubes de sang recueilli par saignée à l'aiguille veineuse ;

2^ De l'acide ti^ichloracétique solution à 20 p. 100 ;

3** Un uréomètre spécial pour l'urée du sang, type uréomètre d'Yvon à fine tubulure sur cuve à mercure. Une grande éprouvette de 2 litres d'eau ;

4® Une solution dliypobromite-de soude.

Ce qu'a faut faire :

I® Verser dans 2 verres la même quantité de sérum et d'acide trichloracétique à 20 p. 100, de préférence un nombre pair de centimètres cubes ; ,

2** Ajouter l'acide trichloracétique petit à petit dans le sérum en agitant constamment le mélange avec un agitateur ;

3* Filtrer sur papier ;

1. Ce dosage est une technique différente du dosage avec précipitation h l'alcool acétique. — L'alcool se fait rare et coûte cher aujourd'hui, voici une technique plus simple et moins coûteuse.

4** Prendre à la pipette graduée ce filtrat et le porter dans ruréomètre sur la cuve à mercure. On sait que sur. ce chiffre le sérum correspond' à la moitié du mélange. Ouvrir le robinet pour faire passer le liquide dans Turéomètre. Ajouter iHie goutta de la solution de phénolphtaléine et de la lessive de soude jusqu'à alcali nisation prouvée par la coloration rouge du liquide ;

5° Laver Turéomètre à Teau distillée. Faire, tout passer audessous du robinet et fermer le robinet après avoir expulsé toute bulle de gaze ; '

6® Ajouter au-dessus 5 à C centimètres cubes d'hypobromite de soude que Ton fait passer dans Turéomètre en ouvrant le robinet.

Le robinet doit être ensuite fermé toujours sans laisser passer d'air ;

7" On retire l'uréomètre et avec le doigt on ferme l'orifice inférieur de façon à éviter toute introduction d'air. On agite jusqu'à. ce que le mélange soit intime., on porte alors le tube dans la cuve à eau ; après quelques instants, la lecture est possible ; si elle est gênée par des bulles de gaz on fera passer sur la couche mousseuse un à deux centimètres cubes d'alcool en faisant tourner le tube ;

8® On égalise les deux niveaux et on fait la lecture ;

9® Le volume de gaz obtenu, on coùnaît par le thermomètre de la cuve à eau son degré de chaleur. Il suffit de se reporter aux tables qui accompagnent l'appareil pour connaître l'équivalence de ce volume d'azote en urée. Généralement les tables sont faites comme celles de Regnard pour deux centimètres cubes de produit. Si on a employé 8 centimètres cubes du mélange à parties égales sérum et acide trichloracétîque, cela fait 4 centimètres cubes de sérum. Le chiffre obtenu alors doit être divisé par 2.

Supposons que nos 4 centimètres cubes de sérum donnent à i5* un dégagement de 8 dixièmes de centimètres cubes de gaz. La table à i5** n'est graduée qu'à partir de i centimètre cube. Le dégagement de 8/10 = la moitié du 16/1Ô. 16/10 = 2,o4. — 8/10 = 1,02. Or, ce chiffre d'urée par litre serait exact si au départ nous avions utilisé 2 centimètres cubes de sérum. Nous avons

employé le double. Le chiffre d'urée sera par litre i ,02 : 2 = p,5i. ^

Lea tables des uréomètres pour do3age d'urée du sang sont graduées au-dessous du centimètre cube.

Reoherche de'*raibummo-ré«ction des craohate du P" H. Roger

On n'est plus en droit de nier la grande valeur diagnostique et pratique de la réaction de Roger. C'est le moyen d'investigation simple par excellence.

^Ge qu'il faut :

I® Des crachats frais (environ quatre à six crachats) recueillis dans un récipient sec. Rejeter les crachats contenant du sang ;

2® De l'acide acétique ;

3® Un agitateur, un entonnoir et un filtre Chardin ;

4** Une solution concentrée de ferrocyanurc de potassium ou de l'acide nitrique.

Ce qu'il faut faire :

I** L'expectoration est additionnée d'eau (à volume égal) ; triturer avec l'agitateur pendant 5 minutes ;

2® Ajouter V gouttes d'acide acétique pour précipiter la mucine et la fibrine ;

3® Décanter et filtrer sur papier Chardin ; la mucine et la fibrine restent sur le filtre, et le liquide filtré est le plus souvent à peu près clair (sinon, on devrait le traiter à nouveau de la même façon) ;

4® Dans le liquide filtré, la recherche de l'albumine peut se faire par les diverses méthodes employées pour les urines : chaleur, ferrocyanure de potassium en solution concentrée, acide nitrique.

Si l'on emploie la chaleur, il faut ajouter au liquide, dans le tube à essai, une quantité égale de solution saturée de NaCl : sinon, il arrive que l'albumine ne coa^le pas.

Pour Texamen à l'acide nitrique, les crachats, après filtration, sont placés dans un verre à pied ; on les traite ensuite par une petite quantité d'acide azotique versée doucement. L'acide coule au fond du verre. A la surface de séparation des deux liquides, il se fbrme un liquide bleuâtre en cas de traces d'albiunine, 'un disque nuageux en cas d'albumino-réaction nette, un anneau épais d'albumine rétractile en cas de réaction intense.

Ce qu'il faut dire :

Albumino-réaciion positive s'il existe de l'albumine dans une expectoration où l'on a certainement précipité toute la mucine.

Ualbumino-réaction est positive chez :

Les tuberculeux pulmonaires en général ;

Les granulies pulmonaires ;

Les emphysémateux d'une manière constante ; ''

Les œdèmes du poumon et congestions passives des cardiaques ;

Les congestions pleuro-pulmonaires aiguës et pneumonies fibrineuses ;

Elle est négative chez :

Les bronchites aiguës simples ;

Les bronchites chroniques non tuberculeuses ;

Les emphysèmes non tuberculeux.

Recommencer la réaction à plusieurs reprises à plusieurs jours d'intervalle, et ne tenir compte que des résultats constants. D'après Roger, une constatation négative, même unique, permet de rejeter le diagnostic de tuberculose.

La réaotion de Rivalta

Cette réaction permet de faire la distinction entre les liquides inflammatoires, exsudais, et les liquides de stase, transsudats. Et ceci aussi bien pour les épanchements péritonéaux que les épanchements pleuraux.

Ce qu'il faut :

I® Un verre, un agitateur, de l'eau distillée ;

2® De l'acide acétique glacial.

CHIMIE PRATIQUE 5i63

Ce qu'il faut faire :

I** Verser dans un verre à expérience une certaine quantité d*eau distillée, lac iduler avec une goutte d'une solution aqueuse d'acide acétique ;

2^ Laisser tomber le plus près possible de la surface du liquide une goutte de Tépanchement à étudier en la. portant avec l'agitateur .

Si le liquide est un exsudât, le Rivalta se montre positif : on voit descendre au fond du verre, sous forme d'un anneau se résolvant en traînées spiraiées ou plu& souvent sous forme de tï^aînées immédiates, un précipité de teinte bleutée, objectivemient comparable à la fumée de cigarette. Le précipité se dissout dans un excès d'acide acétique ; la dissolution fait-elle défaut, il n'y a pas de réaction de Rivalta et on a affaire à une précipîitation de mucipe.

Si le liquide est un transsudat, le Rivalta se montre négatif : seules se dessinent de petites S'tries incolores, semblables à celles d'une solution fortement sucrée, qui se dissipent sans donner lieu à aucun dépôt.

Dans les épanchements pleuraux :

Le Rivalta est positif dan^ les pleurésies tuberculeuses et les pleurésie® aiguës.

Le Rivalta est négatif dans Thydrothorax des asystoliques, dans la pleurésie droite des cardiaques, dans les hydrothorax des néphrites.

Dans les épanchements péritonéaux :

Le Rivalta est positif dans les péritonites tuberculeuses, cancéreuses, etc. ;

Le Rivalta est négatif dans l'ascite cirrhotique au début, car plus tard, après plusieurs ponctions, le Rivalta devient positif.

Cette réaction est due à des matières albuminoïdes précipfitables par l'acide acétique très dilué.

On peut conclure au point de vue pratique, avec Prosper Merklen :

I® La réaction de Rivalta mérite de rentrer dans le groupe de ces procédés qui, d'application facile au lit du malade, viennent donner un appui éventuel à la clinique ;

2^ Si les données en sont nettes et exemptes de contestation (franchement positives ou négatives), on doit les prendre en considération. Si elles se montrent douteuses, la recherche de la réaction n'aura été qu'une manœuvre inutile, et on n'en tiendra pas compte ;

3® La réaction confîrme-t-elle la clinique, elle mérite simplement le reproche d'avoir été superflue, ce dont on ne saurait lui garder rigueur ;

4® Entre-t-elle en contradiction avec la clinique, elle constitue un avertissement à ne pas négliger. Elle peut préparer la révision d'un diagnostic jet ramener le médecin sur la honne voie : là est sa véritable utilité. Mais il ne faut pas lui demander davantage, et ce serait une singulière imprudence que de lui subordonner l'ensemble des autres symptômes.

Dosage pratique de l'acidité^du suo gastrique

Nombreuses sont les techniques proposées pour le dosage de l'acidité du suc gastrique : nous ne rapportons que celle qui nous paraît la plus simple et qui a été préconisée par le professeur Albert Robin et Bournigault.

Ce qu'U faut :

I® Une burette de Mohr graduée ;

2* Une solution de soude titrée. Nous recommandons le titrage de façon qu'un centimètre cube de la solution corresponde à 5 milligrammes d'HCH. C'est un titre arbitraire qui évite les calculs ; on opère en effet sur 5 centimètres cubes de suc gastrique, et avec cette solution titrée, le' nombre de centimètres cubes de la solution de soude nécessaires pour neutraliser les

1. On demandera cette solution ainsi titrée à un marchand de produits chimiques.

5 centimètres cubes de suc indique en grammes la teneur en HCl d uû litre de suc gastrique ;

3^ Une solution alcoolique de pfaénolphtaléine au centième ;

4** Une solution alcoolique de diméthylamidoazobenzol au centième ; v

5° Une solution alcoolique d'hématoxyline au centième ;

6^ Du suc gastrique, recueilli par tu))age à jeun ou par aspiration de i:epas d'épreuve après une heure de digestion (1/2 blanc d œuf saba jaune, 60 grammes de pain, 200 grammes d'eau) et filtré* sur papier ;

7® Une pipette graduée à 5 centimètres cubes.

Ce qu'il faut faire :

I* Remplir la burette avec de la solution de soude jusqu'au o ;

2** Verser dans un verre à pied avec la pipette graduée 5 centimètres cubes de suc gastrique. Y déposer un agitateur en verre ;

3® Ajouter II gouttes de diméthylamidoazobenzol. Il se produit une coloration rouge si HGl libre, sinon, coloration jaune. Si la coloration est rcNige, on verse goutte à goutte dans le verre la solution titrée de soude en agitant jusqu'à disparition de la couleur rouge. Le nombre de centimètres cubes de la solution de soude nécessaire pour obtenir ce changement de couleur donne en grammes par centimètre cube la teneur par litre du suc gastrique dUCl libre (H) ;

4** Dans le même verre, on ajoute ensuite II gouttes de phénolphtaléine, et on fait tomber de la solution de soude jusqu'à coloration rouge. Le nombre total de centimètres cubes de soude employés pour ces deux opérations donne en grammes l'acidité totale par litre de suc gaslrîgue (A) ;

5® Dans un deuxième verre, on verse encore 5 centimètres cubes de suc gastrique et on ajoute 11 gouttes de la solution d'hématoxyline. La burette est ramenée au o, on verse de la solution sodiqfUe jusqu'à coloration bleue. Le nombre de centimètres cubes utilisés désigne en grammes par litre Tacide chlorhydrique 4les acides de fermentations (H + F).

Avec ces trois titrages (A, H, H + F), il est facile de calculer les différents éléments composant l'acidité du suc gastrique. Normalement :

Acide chlorhydrique libre (H). . . ^ . . . =0,5

Acidité totale (A) =1,60

Acide chlorhydrique combiné (C) > =1»

Acides de fermentation (F) = 0,10

Recherohe qualitative de i'aoidité gastrique

Deux acidités surtout intéressent le. praticien, celle que donne Tacidité chlorhydrique et celle que donne Tacide lactique qui représente les acides de fermentation.

Ce qu'il faut :

Pour la recherche de HCl :

I** Une capsule de porcelaine, un bec Bunsen ; 2** Du suc gastrique lîltré recueilli après un repas d'épreuve ; 3° Du réactif de Boas, qui remplace avantageusement le réactif de Giinzbourg :

Résorcine .. T ..... . 1 gramme.

Sucre blanc ...".... 3 —

Alcool dilué ........ 100 —

i^ Ou bien une solution à 2 p. loo de vert brillant, ou de papier au rouge de Congo.

Pour la recherche de l'acide lactique :

I® Du réactif d'Ueffelmann suivant la formule :

Solution aqueuse d'acide phénique. 10 centimètres cubes.

Eau distillée .' 20 — —

Solution concentrée de perchlorure ~defer I goutte.

2° Ou bien du perchlorure de fer en solution très diluée. l.G = AH + F.

Ce qu'il faut faire :

Pour la recherche d'HCl :

I® Déposer dans le fond de la capsule de porcelaine," IV à V gouttes de suc gastrique ei une même quantité de suc gastrique ;

2® Chauffer lentement sur le bec Bunsen, pour obtenir une dessiccation sans carbonisation ;

3® Pour la recherche au vert brillant, on ajoute simplement quelques gouttes de suc gastrique à la solution de vert brillant.

Pour la recherche de Vacide lactique :

Ajoutez quelques gouttes au réactif d'Ueffelmann ou à la solution de perchlorure de fer.

Ce qu'il faut voir et dire :

Réactif de Gûnzbourg = coloration rouge vif après dessiccation =t= HCl libre.

Vert brillant = coloration de bleue devient vert pomme = HCl libre et combiné. ^ .

Ueffelmann et perchlorure dilué = coloration jaune serin = acide lactique.

Ueffelmtinn et perchlorure dilué = coloration blanche = acide chlorhydrique.

On comparera toujours avec des témoins fournis par les acides du laboratoire.

L'absence d'HCl et présence d'acide lactique est souvent un signe de présomption en faveur du cancer de Teslomac.

Dosage de la pepsine du suo gastrique

Le dosage que Ton utilise surtout, est le dosage de l'action hydrolysante de la pepsine par le tube de Mette, suivant la technique de Linossîer.

Ce qu'il faut :

I** Des tubes de Mette.

On prend des tubes de verre mince, de 20 à 3o centimètres de

long, et de I à 2 miiliioiètres de diamètre. Aspirer dans chacun d'eux la partie fluide d'un blanc d'œuf frais, fermer avec le doigt Têxtrémité supérieure du tube et le porter dans un bainm^rie bouillant. Après 5 minutes, retirer le tube, lessuyer et plonger les deux extrémités dans de la cire ou de la paraffine fondue pour éviter la dessiccation de Talbumine ;

2** Du suc gastrique filtré, et de lacide chlorhydrique à a p. i.ooo ;

3^ Une étuve à 87^.

Ce qu'U faut faire :

1° Couper plusieurs fragments de tubes de i centimètre cube de long ;

2® On mesure 5 centimètres cubes de suc gastrique filtré ; on additionne de 5o centimètres cubes d'acide chlorhydrique à 2 p. i.ooo ;

3** Dans ce mélange, placer 3 tubes et porter le tout à Tétuve à 37® pendant 24 heures ;

^^ On mesure exactement les longueurs d'albumiiiè dissoute aux deux extrémités et on fait la moyenne. On sait que d'après BoRRissow, les longueurs d'albumine digérées croissent comme les racines carrées des quantités de pepsine contenues dans le liquide digestif. On peut exprimer, avec Linossieb, la teneur en pepsine d'un suc gastrique par un nombre représentant le carré de la longueur de Talbumine digéré en 24 heures à 87**.

Pouç un suc gastrique normal, les valeurs obtenues = 7,44 à 9 ; pour les longueurs = 2 mm, 8 à 3 millimètres. ^

Ce qu'U laui dire :

Au-dessus de ces taux = hyperpepsîe.

Au-dessous — = hypopepsie.

Si la digestion est nulle malgré une acidification du milieu = apepsîe.

Dosage dés chlorures dans le sang

I** 10 centimètres cubes de sérum obtenu par coagulation de 3o centimètres cubes de sang recudlli par ponction veineuse ; 2® Une solution décînormale de : .

Nitrate d'argent ;

Sulfocyanure de potassium (voir p. 240) ; 3** Solution de sulfate de fer (voir p, 2^0) ; 4® De Tacîde azotique pur ;

5** Une pipette de 20 centimètres cubes, une burette de Mobr de 20 centimètres cubes.

Ce qu'il faut taire :

^** Verser dans un verre :

10 centimètres cubes de sérum ;

4o centimètres cubes d'eau distillée ;

20 Centimètres cubes d'acide azotique ;

20 centimètres cubes de la solution de nitrate d'argent (dosée à la pipette) ;

3 centimètres cubes de la solution ferrîque ; 2® Ajouter à la burette de Mohr du sulfocyanure jusqu'à coloration rouge, en agitant à chaque' goutte avec l'agitateur. Soit N, le chiffre de sulfocyanure nécessaire. La teneur du sérum est de : <

(20 — N) X 0,585, pour 1.000.

Si on a opéré sur 5 centimètres cubes de sérum, on aura :

(20 — N) X 1,17 pour 1.000.

Ce qu'il faut dire :

La normale est de 6,76 p. i.ooo.

Si le chiffre est plus élevé = imperméabilité marquée.

Si le chiffre est plus bas, il existe des œdèmes, ou bien il peut encore s'agir de néphrite ; mais en plus le malade est au traitement déchloruré.

Ainsi, pour que ce renseignement soit complet, il est nécessaire de lassocier au dosage des chlorures dans Turine ; il faut encore faire une épreuve de la chlorurie alimentaire et une pesée quotidienne.

On peut ainsi déceler l'existence de l'hydratation qui, dans une certaine mesure, peut voiler les résultats fournis par le dosage seul du chlorure dans le sérum.

En pratique, le dosage des chlorures dans le sang n'est d'aucune utilité. Il suffit, pour étudier révolution d'une néphrite chlorurémique , de suivre quotidiennement la courbe du poids. C'est plus pratique et plus exact.

Manière d'examiner chimiquement un lait de femme et d'en spécifier les propriétés nutritives

1** Prélever l'échantillon. — Avec un tire-lait, recueillir 10 centimètres cubes de laift au commencement d'une tétée, lo centimètres cubes au milieu et lo centimètres cubes à la fln. En notant l'âge du lait. Tout ceci pour mettre le plus possible ^ l'abri des causes d'erreur provenant des variations fonctionnelles ;

3** Apprécuîr la réaction au papier de tournesol. — Elle doit être alcaline ;

3** Chercher la densité. — Se servir du flacon à densité de Kegnault, qui porte un index dans sa partie étranglée. On en fait la tare, on remplit de lait et on pèse. Puis on le vide, on le lave, on le remplit d'eau à la même température et Ton pèse a nouveau.

Poids du lait j^ ^^^g.^^ Poids de Teau

4** Evaluer l'extrait sec et les sels minéraux fixes. — Verser 5 centimètres cubes de lait dans une capsule de platine à fond plat tarée ; maintenir à l'étuve à loo® pendant 5 heures.

Laisser refroidir et peser quand la dessiccation est complète. Le ^ poids de l'extrait x 200 = extrait sec d'un litre de lait.

Ensuite calciner sur une ilamme bleue Jusqu'à ce que l'on^ obtienne des cendres blanches. Peser et multiplier par aoo pour avoir les sels minéraux fixes d'un litre de lait ;

5° Doser le beurre.

Ce qu'il faut :

De lalcool ammoniacal :

Ammoniaque pure. . . . 30 centimètres cubes.

Alcool à 90* 833 — —

Eau distillée Q. S. pour. . . 1000 ~ —

Avec lequel on fait de la liqueur d'Adam :

Alcool ammoniacal. 100 centimètres cubes.

Etherà65* 110 — —

Une ampoule à robinet graduée à 10 centimètres cubes et à 32 centimètres cubes.

i** Par aspiration, remplir Tampoule de 10 centimètres cubes de lait ;

2** Fermer le robinet eit y verser de la liqueur d'Adam jusqu'au trait supérieur ; .

3** Boucher et renverser l'appareil à plusieurs reprises pour mélanger ; quand il est renversé, ouvrir le robinet pour faciliter dans la boule le mélange du lait avec le réactif, puis refermer le robinet et laisser l'appareil* au repos une demi-heure.

Ce qu'on voit :

\je liquide se partage en deux couches, la supérieure contient le beurre.

On recueille des couches inférieures, en ouvrant le robinet, I demi-centimètre cube de lait que l'on place dans un ballon jaugé de 5o centimètres cubes pour le dosage de la lactose.

L'appareil fermé ensuite est roulé dans les mains de façon à

272 DIAGNOSTICS BIOLOGIQUES EN i:LlENTÈLE

nettement séparer les deux liquides et, de nouveau, on retire le liquide inférieur dans le ballon jaugé précédemment. ^ On verse alors quelques centimètres cubes d'eau distillée que Ton fait couler sur les parois et qu'ensuite on fait écouler dans le même ballon.

A ce moment le liquide inférieur contient tout le beurre, on le fait écouler dans une ampoule tarée et on y joint quelques centimètres cubes d'étber avec lesquels on a lavé l'ampoule.

La capsule s'évapore tout d'abord pendshit 1/2 heure à la * température du laboratoire, puis dans une étuve à 100", jusqu'à dessiccation complète.

Le poids du résidu x 100 = le poids du beurre par litre de lait.

6® Doser la lactose.

Ce qu'il faut :

I® Dans un ballon jaugé à 5o centimètres cubes, le lait dégraissé après traitement par le liquide d'Adam qui correspond à 10 centimètres cubes de lait, et les eaux de lavage de l'ampoule ;

2® Réactif nitro-mercurique de Patein.

Verser dans une capsule de porcelaine 160 centimètres cubes d'acide azotique (4o** B). Ajouter en agitant, 2.20 grammes d'oxyde rouge de mercure, puis après 5 minutes, 160 centimètres cubes d'eau distillée ; porter à l'ébuUition. Quand l'oxyde est dissous, refroi4ir et verser lentement /io centimètres cubes de lessive de soude au quart. Agiter, compléter à i litre avec de l'eau et filtrer ;

3* De la poudre de zinc ;

4** De la liqueur de Fehling titrée avec une solution de lactose pure à I p. 100 en se souvenant que la réduction normale nécessite une ébullition prolongée ;

5® Des pipettes graduées 5 centimètres cubes, 26 centimètres cubes.

Ce* qu'il faut faire :

I** Ajouter au ballon jaugé, 4 centimètres cubes de réactif nitro-mercurique, et remplir d'eau distillée jusqu'au trait de jauge. On mélange et on filtre ;

a* On versera dans ce mélange 2 grammeft de poudre de zinc pour éliminer le mercure ;

3® Après une heure de contact, on verse 26 centimètres cubes de €& liquide dans un baljon jaugé de 5o centimètres cubes, puis on ajoute goutte à goutte de la soude jusqu'à neutralisation jugée au papier. On complète ensuite à 5o centimètres cubes avec de Teau distillée et on filtre.

On a ainsi une solution au i/io^ ;

4** Doser à la liqueur de Fehling comme 'pour l'urine. Gomme on a titré sur la lactose au i p. 100 la solution de Fehling, il est facile de déduire par la quantité de Fehling nécessaire le titre de la solution de lactose que Ton multiplie par 100 pour avoir le titre par litre de lait.

En pratique le dosage de la caséine n'est pas nécessaire.

Voici les différents chiffres obtenus par Guiraud à Bordeaux, en 1897, dans des laits normaux.

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