‹ Les dialectes indo-européensChapitre 17 sur 38 · TRAITEMENT DE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE

skr. pûruàh, v. irl. là-n, lit. p]l-nas, v. si. pIn-nu (serbe p/iw), en regard de véd. pàri-man-.

Peu impoi'te ici la nature indo-européenne de *Ti, *m, */', */ (sur la définition de ces symboles, v. A. Meillet, Introdiict. à Féf. coiiip. des langues i.-e., 2'^ édit., p. 94 etsuiv.) ; le fait essentiel est que *j se combine souvent avec la sonante qui précède.

Ces deux traits de *<) sont indo-européens communs ; mais un troisième trait, qui atteste également la débilité de * 3 a un caractère dialectal :

3" A l'intérieur du mot (c'est-k-dire dans une syllabe qui ne soit ni initiale ni finale), *9 se maintient généralement en sanskrit d'une part, en grec, italique et celtique de l'autre, mais tombe toujours en iranien, slave, baltique, arménien et germanique. Le maintien de *j en sanskrit n'attesté évidemment aucune parenté .spéciale du sanskrit avec le grec, l'italique et le celtique, car il ne s'agit que de la conservation de l'état ancien; mais la chute commune de *J dans des langues géographiquement groupées : iranien, slave, baltique, arménien et germanique, est à noter, comme un fait dialectal important. L'exemple caractéristique est :

skr. âiihita, gr. %j"^y.rr^p, mais grdh. diigddâ (dissyllabique), zd dn-;^a, arm. dustr, v, si. dûsti, lit. diikte, got. dauhîar. La chute de * P a été assez ancienne pour que la loi de M. Bartholomae se soit appliquée en indo-iranien ; le persan a cependant dit.xt, diixtar ; mais la sourde peut s'expliquer par une influence du / de *fiiâtar-, *pitar-, *brâtar- sur l'original vieux perse de pers. diixt et diixtar.

En slave et en baltique, *d tombe dans la syllabe intérieure du mot sans laisser aucune trace apparente après occlusive ; de là si. mesli « troubler », en face de véd. mànihiiavai\ lit. splec^ii, splésli et splinlù, splisfi, ou planli'i, plàsli, et v. si. plesiia « plante de pieds » (de * plelhJsnâ), en face de skr. pralhi-màn-, prlbi-vt, gr, -Xavx-jj.fôv FlXata-iai, T/vXTa-vo?, gaul. Lifa-via, v. irl. lelha-n « large ».

Après sonante, M. F. de Saussure a reconnu pour le lituanien, et l'on a montré par la suite pour le slave, (jue la chute

6i DIALECTES INDO-EUROPÉENS

de *<? déterminait lintonation rude de la diphtong'ue nouvelle ainsi produite, par opposition à l'intonation douce des anciennes diphtongues : i.-e. * ert donne lit. ert, russe érct, serbe ri jet ^ mais *er9t donne lit. ért, russe erét, serbe rêt. Par exemple, en regard delat. moli-tus, on a lit. mâlti «moudre», russe molôt\ serbe mijcti . De même les sonantes longues *9, */]/, *f, */, qui se composent de *n, *;;/ , *r, *1 plus *J, donnent au baltique et au slave des diphtongues rudes, par contraste avec les sonantes brèves *//, *;//, *r, */ ; on a ainsi lit. pilnas, serhe p fin en face de skr. pûniâh, v. irl. làn, mais lit. viJkas, serbe vûk, en face de skr. vrkah. La chute de *3 se traduit donc en baltique et en slave par des effets définis.

En germanique, on ne voit pas que *J intérieur soit jamais conservé, et il y a des exemples où la chute de *^ est certaine ; par exemple v. sax. kind de *gen3-tô- ; en face de gr. ::£Tâ-vvjy.'., -é-ca-Acv, on a v. h. a. fedel[-gold) et v. angl. [gold-)fell « feuille d'or » (soit *fé§la- ei*fedlâ-) et v. ang]. faeâ m, v. sax.fathmos (' les deux bras étendus ». Une forme telle que v, isl. sôriim « nous avons semé » s'explique donc par l'influence de sôriin où. -lin représente *-»/, et ne repose pas directement sur *ses3mô, comme on l'a parfois supposé. En dernière syllabe, il semble que *3 ait donné u\ Vu de v. h. a. anut en face de lat. anas [anitis) et de lit. àntis provient du nominatif singulier; c'est de même d'après le nominatif singulier que, en regard de lit. méV:^n « je trais » de *mel9g-, on a got. miluks « lait », v. h. a. miliih, V. angl. saxon meoîuc^ v. isl. miglk\ lu forme des autres jsas est conservée dans v. angl. angle mile (sur les formes de ce mot, V. en dernier lieu Osthoff, /. F., XX, 177, avec les renvois biblographiques). Pour les exemples de chute de *J en germanique, cf. Hirt, Ablaiit., § 146. La chute de d a sans doute eu pour conséquence une forme des diphtongues, d'abord différente de l'ancienne forme, comme en baltique et en slave; mais la plupart des dialectes germaniques ont éliminé cette particularité ; toutefois le vieux haut allemand en a sans doute encore quelques traces ; ainsi :

V. h. a. halani, à côté de v. isl. balnir \ cf. serbe sliinia, russe solôma et gr. v.i.'Kx\t.c:.

TUAITKMHM' DE .> bO

V. h. a. hirihha, à côté de v. angl. ko;T ; cf. lit. hersas, serbe /'/Y^âî, russe hercxn^.

Dans ces exemples, l'rt de halam, 1'/ de /'/V//;/;^^ ne représentent pas directement *.', mais une sorte de résonance provenant de la prononciation particulière de la diphtongue déterminée par la chute de *3.

En dehors de ditstr, l'arménien n offre pas dexemple décisif ; peut-être pourrait-on encore citer gelmn « toison », qui appartient à la famille de skr. tiruâ, serbe vîina, lit. vUna, lat. lâna, et suppose par i^mie *iueld-\ le lat. udhts a subi l'influence du verbe uellô. Mais il n y a pas d'exemple contraire, car Xa de ara-iur <' charrue » peut répondre à Va de lat. arâtnim, arà-re aussi bien cpi'au *.' de gr. àpoTpov. lit. ârkias, serbe ràlo. Et Ton notera arm. armtthi « coude », en face de skr. înnàh et de serbe râme\ on n'a pas le moyen de déterminer si arm. ai- repose ici sur *f- ou sur *ar3- ; mais dans un cas comme dans l'autre, *? n'est pas représenté : arm. ar est le traitement de * *;bref, et les traitements de *r et de *f ne se confondent que dans les langues qui, comme le germanique, ont perdu 3 intérieur : got. fidls « plein », de *fitlna-, suppose *pl[d)nos. avec chute de *3. De même, on ignore si, dans arm. {dr-)and-kh « montants de porte », an repose sur *afi3, cf. lat. antae (de *anm-, avec syncope de a intérieur), ou sur *^, cf. skr. âtâlp; même dans le dernier cas. *<? est tombé, car arm. an est le traitement de *ç bref.

En ce qui concerne l'iranien, on a contesté la constance de la chute de *J intérieur (v. Hiibschmann, /. F., An~., X, 45 et suiv.). Les exemples de chute de *<> sont clairs et indiscutables :

skr. brâvJti 7.d ntraoiti

dràvinah draonô

tamisra- taOra- (pors. târ).

etc.

Les exemples contraires, en revanche, sont sans valeur. Il V a des aoristes en -is-\ mais Vi s'y explique par un ancien -/comme Vi de lat. -liqit-is-U. Dans v. perse hadis et /.d hadis, Vi

Dinleclcs indo-euroitëena. '

66 DIALECTES INDO-KUROPÉENS

représentant *^ (ou plutôt i) est en syllabe finale. Les exemples de zd airiine(( tranquillement » en regard du premier terme de composés armaè- sont tous dans des textes en prose, et 1 on ne saurait affirmer que le mot ait trois syllabes en aucun passage. Il est vrai que *d tombe parfois, même en première syllabe : giith.^/rt, ptar^in. forai, en re|^ard de zd pita ; mais la chute peut ici s'expliquer par l'existence ancienne de juxtaposés tels que véd. dyaiis pita, cf. lat. Juppiter. '\\ est vrai aussi que parfois *p intérieur n'est pas représenté en sanskrit, ainsi : dadmasi, dadmahe ', mais l'analogie de la B*" personne du pluriel dâd-aii, où *^ manquait correctement devant voyelle, suffit k expliquer ces formes. Et / ne manque [)as en sanskrit là oi^i quelque fait analogique de ce genre n'en expliquerait pas 1 élimination. La présence ou l'absence du ton n'est jamais pour rien dans la chute de * ?.

Il y a donc une chute de *j intérieur commune à l'iranien, au slave, au baltique, à l'arménien et au germanique. Il en résulte de curieux contrastes, comme celui de r. terét' , tch. /////. et de gr. -ipt-ipo^/, lat. tere-hnt, irl. tara-thar de */°;v-i, gall. taradr; ou de v. isl. ond « souffle », anda « souffler », mais skr. âniti " il soutTle », âiii-lah >< vent », gr. avi-ixcc, lat. aiii-iiia. irl. ana-L gall. ana-dl.

La contraction en */ de la sonante *y avec un *d suivant est .sans doute un fait indo-européen commun, antérieur à la chute dialectale de *<) intérieur; car la forme à degré zéro *-/- du sufïîxe de l'optatif athématique est attestée en iranien : gâth. vair'imaidu en slave : v. si. dadinuï, dadite, et en germanique : got. gebeinia, v. h. a. luurlJiiiês, etc. ; il n'est pas probable que Vi de ces optatifs soit analogique de formes où la voyelle serait en syllabe finale, car à date indo-européenne, la 2'' personne sg. act. est *-yès, et la 3'^ *-yèt, au degré e.

Pour apprécier ce que signifie la coïncidence de ces langues, il faut noter que l'on observe des chutes de *.' dans d'autres dialectes indo-européens, mais en des conditions dill'érentes.

En sanskrit, 1 * ' intérieur (mais non pas *-.' final) est toujouis tombé après y précédé de voyelle, et il en est résulté

ÏRAITEMEM- DE 2 67

la diphtongue skr. e \Y . de Saussure, Mémoire, p. 242) ; on a donc :

skr. bibhéti <* il craint », cf. lit. bâinit, et skr. bhîtâh, lette bîtës, dont Vf indique le caractère dissyllabique de la racine.

skr. kresyali (( il achètera ». cf. gr. ï-r.p'.i-'^.r,^^ et skr. krJtâh (avec î).

skr. adîdd " il a l^nllé »; cf. honi. ^éa-x;, et skr. ciiàlhi,-dîtih (avec t).

skr. rétah ^ courant ", à côté de rimiti, rïtih ; qu'on rapproche de lat. rliios ou de lit. leti&t lyti, on part de i.-e. *(')<'.

skr. nétar- et netàr- k conducteur », subj. aor. iicsati, en regard de nîtâlp.

skr. -kselob « de détruire », à côté de ks'uja- et de ksiijâti.

skr. -metoh « d'endommager », iiiesta, à côté de ;;//7a- et de miiiâfi.

skr. preîàr- pretnàii-, en face de pritâh et prïuiiti, cf. v. si. pr/- /flf/ et got. frijon.

skr. âpïpet, périih, en face de pînàh et pyàyatc ; cf. aussi lit. /)i>7^5 « lait ».

skr. adïdhet « il a pensé ». cf. dh'itàh et dhyâti.

skr. î'^Y/ « il poursuit » ; cf. gr. pte^-a-., lit. vcjii, vyti et skr. v'itih. V. si. {vH\-]viil « gain ».

skr. jihrt'ti « il a honte ». cf. hr'itàh.

Le sanskrit a donc ^ là où lonattendrait aya\ si le traitement de *' après v était /, on pourrait croire qu'il s'agit dune contraction de *ayi\ mais la 1"^ personne -ya de l'optatif moyen en regard de la désinence ordinaire -/ de la 1''' personne moyenne secondaire montre que *' est représenté en sanskrit par a a])rès v comme devant y. Là où le sanskrit présente, à

1 intérieur du mot, ^v/, c'est une forme secondaire, créée par analogie : ainsi le véditjue a /c'/^r- dissyllabique R. VA. 11.

2 = V, 2o, 'i — I, 6b, 3 — IV, 20, o - VIII. 99, 7 - IX, 90, 3; plus lard on ironye jayitar-\ mais l'adjectif verbal y;/^/.', avec son /, suffît à dénoncer le caractère secondaire de jayitar-, qui du reste n'est attesté que postérieurement à jétar-.

La trace de la chute de *J en sanskrit se voit cependant

68 DIALECTKS INDO-EUROPÉENS

encore parfois dans la valeur dissyllabique de la diphtongue e représentant * cyd\ on a ainsi iielâr- et pretâr- trisyllabiques, comme le note déjà M. Wackernag-el, AJtind. Granim., I, >:i i8 Z>, j). 53 ; toutefois il ne faut pas restituer ^nayitàr-. *pra\ilàr-. qui sont des formes purement imag-inaires (v. les exemples chez Arnold, Vedic uictre, p. 91). — On voit, pour le dire en passant, que si, à la fin du mot, indo-iran. à à valeur parfois dissyllabique (par exemple dans le génitif pluriel en -âm) répond à une longue intonée douce du lituanien, la diphtongue skr. e (indo-iran. ai) à valeur parfois dissyllabique de Tintérieur du mot répondrait, le cas échéant, à une diphtongue rude du lituanien : il n'y a là rien de surprenant : le développement des intonations a eu lieu indépendamment dans chaque langue, comme l'a reconnu M. F. de Saussure, et les conditions varient d'une langue à l'autre ; les intonations baltiques et slaves traduisent des faits indo-européens d'espèces diverses, et le groupement est purement baltique et slave.

En grec, ainsi que l'a brièvement indiqué M. F. de Saussure, Mél. Nicole, p. 511, n. 2, i.-e. *p tombe après une syllabe à A^ocalisme o :

• -zbpiKoq « trou » : TÉpe-pov.

s A 1X0 ç « mortier » (de * ob-smos'ï) : àXéo) (M. Bartholomae a rapproché skr. sûrmî, ce qui, tout en changeant l'étymologie, laisserait subsister l'exemple; on partirait alors de * sob-mos ou * sob-smos ; cf. Prellwitz, Et.wôrt.'^, sous ce mot).

T.bpvT, « meretrix » : kr.iponjsa, xi-paaxoj.

■zi':[j.o^ '< sort » : T.zaou[j.ai (de *7r£t£-c;xai), T:ér.-o)y.OL.

■xàhiJ.y. : T£/>a;xwv, taÔc-, -zocka-,

t'ipovrô : -;ip£iJ,éroç.

•/.spcY) : y.Épaç (et de même dans les autres cas où l'on a cru reconnaître un traitement op de i.-e. *f en grec ; cf. Brugmann, Griindr., I^, p. 477, ^ 527, et Gr. Gr:\ p. 88).

TcopOy.ô; (cf. V. h. a.fanii) : Tzspâo), Tzipixc.

clîoç : FîTc'a, cf. lit. vyli, lat. mère.

oipTcç " fardeau », ©spij.i; « corbeille » : ©épiTpov et ç^apéTpâ, lesb. ç-sp=vz, -s^pr,?».). Les formes nominales de la i-acine sont

•iraite>ii:nt dk d

généralement dissyllabiques en grec; cf. du reste skr. bharitram et lat. [praeAfencnhnn, skr. bhârJman-, lut. {of-)fenimenta, russe berénija, serbe brème, tch. /^i/w^-. Toutefois la racine a aussi des formes monosyllabiques, notamment gr. ^ip[).:i\ on a noté que oip-po^) est déjà chez Homère, et l'attique a ispvr,, en face de iesb. sEpÉvâ; il est vrai que <stp^rr, pourrait èlre tenu pour une contamination de*9opvàetde sspsvà. 11 demeure curieux qu il n'y ait aucune forme dissyllabique après vocalisme o, mais toujours oipTo; et ç-op-xiç.

;;.sc5y; peut être rapproché de lit. iiiârgas, avec M. Solmsen, K. Z.\ XXXIV, 23; la glose x[j.zpoiq- a-jy.pôv. Hes. aurait subi rinfluence de (j-opor,, intluence inévitable à cause de la suite de brèves qu'aurait entraînée la forme *y:[j.zpx:^i;.

Donc 5oâ37a-: doit son y. à Tintluence de >éx^o. et <7-z^>x'/r, est d'après jTsvâyto.

L' '. du gr. och.'/}: est inexpliqué : ït de v/ozh-yr,: répond à ri.-e. *' attendu; cf. avec un vocalisme radical différent, skr. dlrghâh, zd dar9^:ô, v. si. dligû (s. diig), lit. iJgas, et d'autre part véd. dràghmàn- et zd J/â/ô « longueur»: si obscur que soit 1"'. de ozKiyzz, il est du moins frappant que cette forme H vocalisme o n'ait pas l'un des représentants normaux de i.e. *J. comme hlt\v/r,z a en effet un s, comparable à celui de TtesiAsv la forme *sAy;-/- que suppose I'e de -Bea £-//,; n'est pas

attestée .

La même chute de *J après vocalisme o a sans doute eu lieu aussi en latin, comme l'attestent les exemples suivants :

lat. citlinus. ci. russe solômcu serbe slàma, tch. slàma: et, avec vocalisme à degré zéro, gr. -/.iXa;;.;; (de ""k^Hmos).

\i\i.coUis, cf. lit. kàlnas <> montagne ».

lat. spfnna (cf. v. h. a. feim, v. angl. fàm), cf. lit. spàinè, serbe pjcua, russe pê'na, tch. pina.

hd.forda; cf. avec degré f, russe berèlaj a, serbe brêâa {exemple douteux, à cause de la double forme de la racine : *bher- et

'bhcn->-).

Il semble difficile de trouver un exemple celtique probant en un sens quelconque : skr. badhiràh « sourd -> et v. n-1.

70 DIALECTES IINDO-EUROPÉKNS

hodar, gall. hyddar sont ambigus, car skr. -ira- et celt. -aropeuvent représenter *-''ro- et *-9ro- ; et, si v. irl. tarann « tonnerre », g"all. tarann sont à rapprocher de lit. tarti " dire » (anciennement " faire du bruit », changement de sens fréquent), l'intonation lituanienne montre que le celt. -an- représente ici *-"n-, et non *-?n-.

Sur le sanskrit, qui a confondu les timbres c et o dans l'vmique a, on ne peut rien dire ; il est curieux qu'on ait un vocatif véd. omàsah à côté de avita « protecteur », plur. umâh. Mais ce n'est pas sur un exemple isolé de ce genre qu'on peut fonder une doctrine.

11 demeure donc que *3 intérieur tendait à s'amuir dans tout l'ensemble des dialectes indo européens : la chute s'est réalisée dans des conditions identiques, d'une part en iranien, slave, baltique, arménien et germanique, de l'autre en grec et en latin (et peut-être ailleurs : les exemples manquent). Le sanskrit présente un type de chute après y qui lui est propre, de même que l'indo-iranien a un traitement / de i.-e. *<?, qui ne se retrouve nulle part ailleurs.

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