‹ Les dialectes indo-européensChapitre 21 sur 38 · LA SIFFLANTE S · texte numérisé non relu

LA SIFFLANTE S

Il y a ici deux phénomènes à considérer : le passage de 5 à la chuintante s, et le passage de j à l'aspiration /;.

En indo-iranien, *s passe à i, et *:( à i^ après /, u, r (représentant /■ et /) et k, que la sifflante soit suivie de voyelle ou de consonne ou finale de mot.

En slave, *s est représenté par la spirante gutturale sourde x (représentant sans doute un plus ancien i) après /, u. r, k indoeuropéens (ou plutôt orientaux ; car *^i5 donne s), mais seulement devant voyelle suivante. Dès lors il n'y a pas d'exemples de *--- indo-européen devenant *;^, etc., puisque :( n'existe en indo-européen que devant une consonne sonore. La démonstration détaillée se trouve dans un grand article de M. Pedersen, /. F.. V, 33 et suiv. Une contestation a été élevée depuis par M. Uhlenbeck, qui avait d'abord soutenu la même doctrine que M. Pedersen, doctrine aussi découverte par M. Fortunatov d'une manière indépendante (mais non publiée par ce savant). M. Uhlenbeck. K. Z., XXXIX, o99 et suiv., constate que la loi slave et la loi indo-iranienne n'ont pas la même extension ; le slave oppose praxu ci pnislî « poussière » : Tindo-iranien aurait s dans les deux cas; *s devient s après indo-iran. / représentant i.-e. *9, ce qui est un traitement propre à lindo-iranien, etc. ; mais c'est qu'il s'agit de phénomènes réalisés indépendamment, à date indo-européenne, par des parlers qui devaient dcNcnir les mis 1 indo-iranit'ii et k's autres le skive : 1 identité

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