DE QUELQUES SUFFIXES NOMINAUX
Il y a des formations nominales qui sont bornées à certains dialectes. En voici des exemples :
1" Les noms thématiques du type gr. yi/cç = skr. jânaJp, gT. ^ipoq ^= skr. hhàrah, et les dérivés correspondants en -à- tels que f^r. ç;cpx,letLe {at-)bara, arm. itlmga-huora-iw) " parle roi » litt. « par le porteur de couronne » sont fréquents en indoiranien, en slave, en baltique et en grec. Ils tiennent en germanique une place beaucoup plus petite, et manquent presque entièrement en celtique et en italique où ils ne sont repré- .sentés que par quelques mots.
2*' Le suffixe *-îero-, *-toro-. *-tro- sert dans toutes les langues indo-européennes à marquer lopposition de deux qualités. Mais deux langues seulement en ont étendu l'usage à la formation de comparatifs secondaires d'adjectifs quelcon(|ues, du typegr. M'^.b-tpoç=-^ skw àmâtarah. à savoir le grec et Tindoiranien. De la fonction générale, l'irlandais a tiré indépendamment un autre usage, celui de Féquatif : v. irl. Uinlljîihcr « aussi rapide », de liiath. Et ce développement, par sa différence même, montre la valeur probante de la coïncidence entre le grec et lindo-iranien. — Le latin. 1 ii-landais, le gernianicjue. le lituanien, le slave emprunlenl au contraire leur comparatif secondaire à l'ancien type [)riniaire (skr. -yas-, etc.) ; l'arménien, qui a une formation louli' nouvelle, n'enseigne rien.
'1" Le suffixe *-lo- de gr. sr;?;/,;;, ;;.'.;j.r//>iç, lat. crcdidiis. hihiiliis, goL. sakuls « disputeur, slabiils ■ disposé ii frappci- >) [\ .