XIV. DESCRIPTION
Les valves sont divisées d'une extrémité à l’autre par un pseudoraphé plus ou moins marqué, et sont ornées sur leurs deux bords d’une rangée de grosses perles rappelant, d’une part, les points de la carène qui règne sur un seul des bords des Tryblionella , et, d’autre part, les côtes marginales que nous trouverons chez les Campylodiscus et les Surirella. Les valves sont striées transversalement.
Le Cymatopleura solea, W. Sm., est une jolie espèce, vivant dans les eaux douces, dont les valves sont resserrées en semelle, au petit axe, avec des extrémités terminées par une pointe ou rostration et un pseudo-raphé linéaire distinct. Les ondulations des valves sont ordinairement assez nombreuses, 4, 6, ou même davantage, alternes ou opposées. Les perles marginales sont un peu allongées transversalement : on sent que dans le genre suivant elles vont devenir des côtes; elles sont au nombre de 6 environ dans 1 cent, de mm. La longueur du frustule varie de 5 à 24 cent, de mm.
Fig. 288. ■— Cymatopleura elliptica, W, Sm.
Une variété, Cymatopleura solea , var. régula, Pritch. Nitch. n’a pas les valves contractées au petit axe, et par sa face valvaire est droite comme une règle.
Le Cymatopleura elliptica , W. Sm., est en forme d’ellipse large, environ une fois et demie aussi longue que large, avec des extrémités tout à fait arrondies. Le pseudo-raphé est moins nettement dessiné dans toute sa longueur que chez l’espèce précédente. Les ondulations de la valve sont ordinairement moins nombreuses, et sauf celle du milieu, ont une tendance à s’arquer autour des pôles de l’ellipse comme centre. Cette espèce, assez commune dans les eaux douces, a de 8 à 15 cent, de mm. de long.
Le type est [régulièrement elliptique, mais il fournit une variété plus longue, le Cymatopleura elliptica, var* constricta, Grun., qui est légèrement contractée au petit axe*
§ 3. — Campylodiscus
Les Campylodiscus , Ehb.,, ont les valves circulaires, mais paraissant elliptiques par suite de leur double flexion. Ces valves sont bordées par une rangée de côtes épaisses, dont on voit la coupe optique sur la marge. Ces côtes, qui sont peut-être creuses ou canaliculées, s’avancent plus ou moins loin vers le centre de la valve, mais y laissent toujours un certain espace libre. Cet espace est traversé par un pseudo-raphé souvent peu distinct; il est ordinairement parsemé de ponctuations, éparses d’ailleurs sur toute la surface de la valve. Les pseudo-raphés des deux valves ne sont pas parallèles l’un à l’autre, mais perpendiculaires; c’est-à-dire que, le frustule étant supposé aplati sur un plan, l’une des valves
Fig. 289. — Campylodiscus noricus, Ehb.
a tourné sur elle-même, autour du centre de figure, d’un quart de tour, de sorte que sa ligne médiane est venue se placer en croix sur la ligne médiane de l’autre valve restée fixe. Puis le frustule s’est infléchi le long d’une de ces lignes, en courbe concave, tandis qu’il s’est redressé suivant l’autre ligne en courbe convexe, déterminant ainsi la double courbure des surfaces en selle de cheval.
Parmi les espèces de ce curieux genre, nous citerons les suivantes :
Compylodiscus noricus , Ehb. Les valves sont munies de côtes très robustes sur les bords, s’étendant un peu plus foin que le milieu des valves, allant en diminuant vers le centre, où elles laissent un espace losangique parsemé de points. Il y a 2 à 3 côtes dans 1 cent, de mm. Toute la partie sur laquelle régnent les côtes est finement striée et marquée de points, surtout le long de ces côtes. La ligne médiane ou pseudo-raphé est très peu distincte. La face