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XI Y. DESCRIPTION

connective montre la zone bordée des deux côtés par le tuyautage des côtes. C’est une jolie espèce, d’eaux douces, dont le diamètre peut être de 12 centièmes de mm.

Fig. 290. — Campylodiscus noricus. Fig. 291. — Surirella spiralis .

Ce Campylodiscus est extrêmement courbé dans les deux sens, comme nous l’avons indiqué plus haut, et bien qu’il ne soit pas tordu en spirale autour d’un de ses diamètres, il est facile de comprendre qu’on peut le trouver dans certaines positions où la pers-

Fig. 292. — Campylodiscus hibernicus, Ehb.

pective lui donne un aspect spiralé. Pour s’en rendre compte, on n’a, par exemple, qu’à disposer la figure ci-dessus 289 du Campylodiscus noricus , figure qui représente bien une selle, dans un

autre sens (Fig. 290), et, dans cette position, la comparer à la figure 291 qui représente un Surirella spiralis , lequel est bien réellement tordu autour d’un de son axe, d’un quart de tour.

Campylodiscus hibernions, Ehb. Il présente les mêmes caractères que le précédent, mais plus accentuées encore ; les côtes sont plus fortes; il n’y en a que 1 1/2 à 2 par centième de millim. Les ponctuations sont aussi plus grosses et l’on distingue parfois vaguement une ligne diamétrale où ces ponctuations manquent : c’est la trace du pseudo-raphé. 11 a à peu près la même grandeur que le C. noricus qui, selon M. H. Yan Heurck, ne serait qu’une variété de celui-ci.

Le Campylodiscus costatus, W. Sm., est considéré par M. J. Brun comme une variété du C. noricus, dans laquelle on voit sur le bord des côtes une rangée double de points assez irrégulièrement distribués ; mais les ponctuations sont souvent très peu visibles. C’est aussi une espèce des eaux douces.

Le Campylodiscus clypeus, Ehb., est une grande espèce qui vit dans les eaux salées et dont les côtes sont interrompues de deux côtés, à droite et à gauche de la valve, par une dépression ou une ondulation de la surface. Une autre ondulation parallèle sépare l’extrémité des côtes de l’aire centrale, qui est couverte de gros points vaguement alignés, mais laissant un large pseudo-raphé lisse. Il y a souvent une nouvelle ondulation, faisant sillon, dans l’aire ponctuée de chaque côté du pseudo-raphé. Les côtes sont parsemées de gros points et parcourues par de fines stries perlées au nombre de 21 dans 1 cent, de mill.

Le Campylodiscus parvulus, W. Sm., est, comme son nom l'indique, une espèce de très petite taille, dont les côtes sont faibles, interrompues vers leurs tiers interne par une dépression étroite formant sillon concentrique et laissant un pseudo-raphé très net. Toute la partie côtelée est marquée de fines stries perlées.

C’est une petite espèce marine de 4 cent, de mm. de diamètre.

Le Campylodiscus Thuretii , Bréb., est encore une petite espèce marine, qui a la structure du Surirella fastuosa , Ehb., et que plusieurs auteurs considèrent comme une variété de cette dernière espèce. Dans tous les cas, il fournit une transition très nette des Campylodiscus aux Surirella.

§ 4. — Surirella

Le beau genre Surirella a été établi, en 1827, par Turpin, pour des espèces à valves elliptiques ou ovales plus ou moins allongées,

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