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XIV. DESCRIPTION

présentant de chaque côté, tout du long du bord, une élevure ou aile déterminée par des côtes transversales qui sont plus hautes du côté externe que du côté interne, où elles atteignent souvent et d’autres fois n’atteignent pas tout à fait la ligne médiane, où existe un pseudo-raphé quelquefois entouré d’une aire plus ou moins large. Outre les côtes, les valves présentent des stries perlées souvent très fines et très difficilles à résoudre.

Fig*. 293. — Coupe transversale schématique d’un Surirella montrant la saillie ou l’aile formée par les côtes le long de chaque bord.

Le plus ordinairement les frustules sont aplatis, assez minces, mais ne sont pas toujours plans, indépendamment des ondulations, côtes ou tuyautage de la surface. Souvent, ils sont arqués, les deux extrémités du frustule mis à plat se relevant en gondole, et quelquefois ne se relevant pas de la même hauteur, de sorte que si l’on regarde la Diatomée par le dessus ou par le dessous, la projection optique des deux bouts n’a pas la même forme et l’une paraît plus obtusément arrondie que l’autre ; c’est celle qui se redresse davantage. Il en résulte que plusieurs espèces ont, par la face valvaire, tantôt une forme elliptique avec les deux extrémités semblables,

Fig. 294, — Vue schématique d’un Surirella ( robusta ) vu par la face connective.

tantôt une forme ovalaire, c’est-à-dire ayant, comme un œuf, un gros bout arrondi, et un petit bout plus pointu. On ne peut douter, d’ailleurs, que certains Surirellay qui sont plans, aient réellement des valves ovalaires, indépendamment de l’apparence produite par le relèvement inégal des deux extrémités.

La face connective est ordinairement assez mince ; elle montre la courbure du frustule quand cette courbure existe, et en même

temps le profil ondulé des côtes, dont on voit les extrémités pleines former sur le bord une série de perles plus ou moins volumineuses, suivant que les côtes sont plus ou moins saillantes.

Nous n’avons pas besoin de faire remarquer que cette courbure du frustule, au moins dans certaines espèces, rappelle ce qui a lieu, mais d’une manière beaucoup plus accentuée, dans les Campylodiscus , tandis que le côtelage des valves rappelle les ondulations de la surface qu'on voit chez les Cymatopleura.

D’ailleurs, l’affinité de certains Surirella avec les Campylodiscus est très grande et, chez le Surirella spiralis , le frustule est tordu en spirale autour de son grand axe, de manière à présenter.

Fig-. 295. Surirella spiralis. Kz., Fig. 296. Surirella spiralis , Kz. (forme major),

comme nous l’avons indiqué plus haut, l’aspect d’un Campylodiscus vu dans une certaine position.

Ce genre, très intéressant par l’élégance de formes et la délicatesse de sculpture des espèces qui le composent, renferme un des plus jolis types de la famille des Diatomées, la « perle » des tests, le fameux Surirella gemma, d’Ehrenberg, sur lequel depuis bien des années les micrographes éprouvent leurs objectifs et exercent leur habileté. Du reste, toutes les espèces ont des stries assez délicates pour exiger de forts grossissements et de bons objectifs lorsqu’on veut les voir distinctement.

Nous examinerons d’abord les formes à frustule spiral qui confinent aux Campylodiscus ; puis, parmi les espèces à frustules non

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