XXIV. DESCRIPTION
angles la protubérance gonflée qui les termine et qui est marquée de ponctuations de plus en plus fines à mesure qu’on s’avance vers l’extrémité. Les valves, sanglées par les côtes qui les traversent, montrent le profil de leur gonflement central. Elles sont étranglées près de leur bord, le long de la zone connective, par un sillon profond. La membrane connective forme ordinairement une large ceinture, et l’un des connectifs recouvre souvent une des valves presque tout entière. Souvent encore deux frustules sont réunis, valve contre valve, sous une membrane connective considérablement agrandie. On voit sur les valves les séries transversales d’aréoles dont chacune forme une petite surface réfringente, légèrement bombée, et entourée d’un sillon à sa base. On compte, en moyenne, 45 à 50 séries transversales d’aréoles sur les valves d’un frustule adulte.
La membrane connective est entièrement couverte de séries trans-
Fig. 407. — Biddulphia pulchella , Gray.
(Face connective.)
versales d’aréoles semblables à celles des valves ou un peu plus petites, et ornée le long de ses deux bords valvaires d’un cordon plus saillant d’aréoles régulières.
Les frustules, qui ont l’apparence d’une outre gonflée, mesurent de 6 à 18 centièmes de millimètre de largeur, sur 6 à 10 de hauteur. On les rencontre souvent par groupes de deux sous une membrane connective élargie, groupes réunis par les angles en zig-zag.
Le Biddulphia pulchella est, comme tous ses congénères, une espèce marine.
On a trouvé dans des dépôts marins de Java une variété curieuse de cette espèce dont les valves sont presque carrées (sauf les ondulations des bords déterminées par les nervures), et qui présente un appendice proéminent non seulement à chaque extrémité du grand axe de la face valvaire, mais encore à chaque extrémité du petit axe.
Le Bidclulpliia obtusa , Ralfs, a une face valvaire régulièrement elliptique avec des appendices saillants aux extrémités du grand axe, mais qui rentrent dan^ le contour de la valve bien qu’ils soient en saillie assez proéminente. Le centre présente un gonflement ellip-' tique, mais cette élevure est elle-même déprimée à son milieu. Toute la surface valvaire est ponctuée de granulations très fines en lignes rayonnantes, et l’on voit sur certains échantillons quelques petites épines disséminées. — La face connective est quadrilatère avec les quatre angles saillants et le milieu des côtés valvaires bombés. Les valves ont un étranglement tout du long de leur bord près de la zone connective, qui est finement ponctuée et souvent agrandie de manière à recouvrir toute une valve ou les deux valves opposées d’un frustule en division. C’est une assez petite espèce, qui ne mesure guère que 6 cent, de mm. de haut.
Le Biddulphia aurila, Bréb. est une jolie espèce, dont les valves en ellipse longue et étroite sont terminées à chaque extrémité par un appendice très saillant, conique. Elles sont gonflées au centre, et à ce centre s’élèvent deux ou trois épines assez fortes et hautes. Souvent ces épines manquent, sans doute parce qu’elles ont été cassées. Toute la surface est couverte de granulations fines, en stries perlées rayonnantes autour du centre dans la partie médiane bombée, et paraissant concentriques au sommet du cône sur les appendices coniques ou « oreilles » du frustule.
Fig. 408. — Biddulphia aurita , Bréb.
La face connective montre ces longues oreilles qui donnent au frustule une forme en croix de saint André. Elle est traversée par une zone connective très haute, dépassant de beaucoup les bords des valves, et très finement striée de deux systèmes de stries à angle droit. Gomme dans toutes les espèces de cette tribu, cette membrane peut s’étendre de manière à abriter deux frustules récemment divisés.