XXVIII. DESCRIPTION
hyalin, épaississements qui sont reliés par des rayons formant les côtes doublant les sillons. On voit ainsi directement le cercle festonné qui entoure la région centrale, et qu’on ne distingue que par transparence quand on examine la valve parla face supérieure. Sur un plan plus profond, entre les nervures de cette espèce de charpente gothique, en rosace de cathédrale, on voit la lame supérieure avec ses arcs de perles dans chaque travée. (Voir PI. VIII.)
V Arachnoïdiscus Ehrenbergii, Bail, etHarv.,peut dépasser 17 centièmes de mm. de diamètre ; il présente un grand nombre de variétés, parmi lesquelles nous citerons VA, Ehrenbergii , var. Californiens , ordinairement un peu plus petit, moins délicat de structure, avec des perles plus grosses, plus plates et moins nombreuses.
Ces jolies Diatomées se trouvent à l’état fossile dans les guanos, mais aussi à l’état vivant sur les Algues marines et particulièrement sur celle qui forme en grande partie les fameux nids d’hirondelles Salanganes chers aux gourmets chinois.
Les auteurs attribuent quelques espèces à ce genre, tels que les Arachnoïdiscus jap onicus, Ehb., A. indiens, Ehb., A. ornalus, Ehb., A. Crevilleanns , Hard., A. Nicobaricns , Ehb.; mais nous croyons que les trois premières, au moins, ne sont que des variétés de VA. Ehrenbergii.
Coscinodiscus. — Ce genre, fondé par Ehrenberg en 1838, est, contrairement au précédent, très nombreux en espèces, quoiqu’un grand nombre de celles qui lui ont été attribuées à différentes époques par certains auteurs en aient été distraites plus tard et placées dans d’autres genres, par d’autres auteurs, à mesure qu’on leur découvrait quelque caractère particulier.
Le genre Coscinodiscus ne nous paraît présenter, en effet, que des caractères négatifs, parmi les Diatomées discoïdes. Les valves n’ont pas de rayons pleins ni de côtes, non plus que d’appendices, d’épines ou de dents.
Tels sont du moins les caractères donnés par les auteurs, avec la forme discoïde du frustule et la structure alvéolée ou ponctuée des valves. Ce qui n’empêche, comme nous le verrons plus loin, que certains Coscinodiscus ont une couronne d’épines le long du bord, et même parfois un appendice.
Quant à la structure des valves, nous retrouverons ici les mêmes particularités et les mêmes distinctions que nous avons signalées à propos du genre Triceratium ; c’est-à-dire que nous pouvons partager les espèces en deux groupes : celles dont les valves ont une structure alvéolaire, avec des alvéoles ou des aréoles plus ou moins creuses, exactement de même nature que celles dont nous
avons donné le schéma à propos des Triceratium ; et celles dont les valves sont nettement ponctuées de granulations saillantes.
Il est évident que la plus grande analogie existe entre les Coscinodiscus et la plupart des formes Biddulphiêes. Le frustule, chez ces dernières, ordinairement épais dans le sens de la face connective, plus ou moins étroit, relativement, sur la face valvaire, avec des valves extrêmement bombées, à section polygonale (dont le triangle n’est qu’un cas particulier), elliptique ou orbiculaire, le frustule s’est aplati dans le sens bilatéral ; les valves se sont aplanies, bien que conservant encore parfois une convexité notable, perdant une
Fig. 429. — Schémas divers de la structure des valves des Coscinodiscus.
grande partie de leur hauteur sur la face connective, et s’élargissant sur la face valvaire : la cellule a pris la forme d’une loupe biconvexe, d’une lentille, ou même d’un disque plat comme un pion du jeu de dames.
Dans cet aplatissement du frustule Biddulphié pour passer à la forme Coscinodiscèe, le dessin et la structure histologique des valves n’ont pas changé, et nous les trouvons les mêmes dans les deux tribus, comme nous les avons le plus souvent rencontrés dans les formes de passage Eupodiscêes et Hëliopeltèes : — Eupodiscèes , à valves encore fortement convexes et ayant conservé, tout en les diminuant , leurs appendices ou leurs épines ; Hëliopeltèes , où les valves extrêmement bombées, turgescentes, à très vaste surface, des Biddulphièes , en s’aplatissant, se sont di-