III. DESCRIPTION
versement gondolées, ondulées et plissées. — C’esf ainsi que dans cette transformation du frustule boursouflé en frustule plat, certains accidents de détails se sont produits, et ces accidents ont donné naissance à différents types collatéraux, type Eupodiscè, type Actinoptyché ou Hêliopeltê , type Astèrolamprê , pour arriver enfin au type Coscinodiscè , dans lequel tous les accidents de détails s’effacent et où il ne reste plus qu’un frustule discoïde aplati, présentant quelquefois un reste des appendices ancestraux, mais ne conservant le plus souvent que la texture histologique des valves.
Ce genre Coscinodiscus, le plus important et même le seul important de cette tribu, est, nous l’avons dit, extrêmement nombreux
en espèces, parmi lesquelles beaucoup sont™ fossiles et d’autres appartiennent à des parages spéciaux ; un assez grand nombre se trouvent en France ou dans les contrées voisines. D’ailleurs, ce sont toutes des Diatomées marines.
Le Coscinodiscus Asteromphalus , d’Ehrenberg, peut être pris pour type des espèces à valves alvéolées. Cette belle espèce, que l’on trouve à l’état fossile dans les guanos, et vivant dans les mers de l’Inde, a les valves circulaires, assez bombées dans une large région centrale, à peu près plates près de la bordure, couvertes d’une réticulation à mailles hexagonales en lignes rayonnantes et tourbillonnantes. Au centre est un groupe de 7 à 8 alvéoles, plus grands et plus irréguliers de forme. Les alvéoles qui couvrent les valves sont séparés par des cloisons relativement épaisses ; ils sont assez peu profonds, car on voit presque à la fois, et par une même mise au point avec un objectif de 1/6 de p., les travées hexagonales, et à l’intérieur des alvéoles, le long des cloisons elles-mêmes, un premier rang de perles, plus facilement visibles dans les alvéoles centraux, et rangées tout autour de l’alvéole, au nombre de 12 à 16. Si l’on abaisse un peu l’objectif, on voit apparaître au milieu de
Fig. 431. — Coscinodiscus Asteromphalus . (Schéma de la coupe des alvéoles, perpendiculaire à la surface.) a. Alvéoles dont le tubercule central n’est pas résolu en perles, b. b. Alvéoles dont le tubercule central est résolu en cercles de perles concentriques.
l’hexagone un tubercule central, et celui-ci, sous un fort grossissement, se résout en un amas de granulations plus fines que celles du pourtour, et rangées en cercles concentriques autour d’une perle centrale. — C’est, à notre avis, une disposition de ce genre, que présentent tous les Coscinodiscus appartenant à ce type.
Cette belle Diatomée marine, que l’on trouve sur nos plages sableuses, peut mesurer 35 à 36 cent, de mm.; sa taille est d’ailleurs très variable.
Le Coscinodiscus Oculus Iridis, Ehb. peut être considéré comme une variété du C. Asteromplialus , dans laquelle les alvéoles du centre, groupés en étoile, sont beaucoup plus grands que les autres et ceux du bord deux fois plus petits. Les travées sont relativement épaisses et d’une structure un peu grenue, qui leur donne une certaine opacité, comme chez certains Eupodiscus . Le dessin des alvéoles, dont nous avions jadis donné un schéma assez