VII. MOYENS D’ÉTUDE
convergence des rayons. On peut, du reste, rendre cet effet très peu sensible en employant un porte-objet très mince.
Le paraboloïde de Wenham n’a pas été construit tout à fait dans le but de servir de condensateur, mais pour produire un éclairage de l’objet sur un fond noir. En effet, le fond de la cupule sphérique qui forme la troncature est obturé par un disque en métal noirci, dont on peut régler la hauteur et qui arrête tous les rayons venant directement de la base du cylindre, ne laissant passer que les rayons latéraux réfléchis sur la surface parabolique intérieure.
Cet instrument est fort commode; il permet un éclairage très
oblique, presque rasant, tout autour de l’objet. On obtient ainsi une véritable illumination des objets, sur un champ noir, qui donne des images très saisissantes.
Employé avec le microscope binoculaire, il produit des effets magiques. Malheureusement, comme on le comprend, le paraboloïde de Wenham, ainsi employé, n’est possible qu’avec des objectifs de faible grossissement et de peu d’ouverture.
Il peut rendre toutefois, comme condensateur simple, de véritables services.
M. Nachet a réalisé, avec un cône de verre tronqué au sommet, un éclairage sur fond noir qui, moins parfait au point de vue
Fig. 83. — Condensateur hémisphérique de E. Gundlach. Schéma de la marche des rayons.
théorique que le paraboloïde, donne cependant des effets assez satisfaisants.
Reflexe-illuminateur de Wenham. (Reflex illuminatorj . — Ce petit appareil, peu commode, n’est plus guère employé depuis le perfectionnement des condensateurs ordinaires. Il consiste en une pièce de verre recevant par-dessous les rayons émanés du miroir normalement à sa base et, par une troncature oblique, les renvoyant, après une réflexion totale sur la face intérieure de la troncature, suivant une incidence presque rasante sur l’objet placé au point optique.
Le Prisme de Woodward, le Projecteur oblique de Gundlach,
et autres instruments destinés à réaliser un éclairage très oblique, pour faciliter la résolution des tests difficiles, sont aussi très délaissés maintenant (Fig. 84).
Vertical-illuminateur de Beck. (Vertical illuminatorj. — Cet instrument se compose d’une douille qui se visse sur le microscope au-dessus de l’objectif. Elle porte par en bas un pas de vis sur lequel on adapte l’objectif. La hauteur du tube est ainsi augmentée de la hauteur de la douille. Celle-ci est percée, sur le côté, d’un trou devant lequel, dans l’axe du tube, est placée une petite rondelle de verre très mince (un couvre-objet) incliné à 45° sur l’axe. Si l’on place une lumière devant le trou latéral, les rayons qui pénétreront par cette ouverture iront frapper la lamelle de glace, se réfléchiront par en bas, suivant l’axe, traverseront l’objectif, qui servira ainsi de condensateur, et iront se concentrer au foyer de cet objectif, c’est-à-dire sur l’objet.
La lamelle de glace n’occupe pas tout le diamètre du tube, mais seulement la partie centrale, de sorte qu’elle ne gène pas sensiblement la marche des rayons qui, partis de l’objectif, vont former l’image dans l’oculaire. De plus, elle est très mince et parfaitement ransparente.