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VII. MOYENS D’ÉTUDE

Condensateur achromatique de Swift. — Cet appareil est plus qu’un condensateur ordinaire ; il peut remplacer à lui tout seul la sous-platine des instruments anglais.

Il se compose d’abord d’un condensateur proprement dit A (Fig. 85), c’est-à-dire d’un système optique de 2/5 de pouce de foyer et de 0,93 d’ouverture numérique (140° ouverture angulaire).

Sous les lentilles de ce système est un diaphragme à contraction que l’on manœuvre à l’aide du petit levier B. Le disque tournant E est percé de quatre cellules rondes, dans lesquelles on peut placer des rondelles diaphragmes à ouverture plus ou moins large ou à

Fig. 85. Condensateur achromatique avec polarisateur, de J. Swift.

éclairage latéral, ou des lames de sélénite pour la lumière polarisée. On peut amener toutes les cellules dans Taxe du condensateur et les rondelles y peuvent tourner autour de leur centre. Enfin, deux cellules opposées diamétralement D (une seule est visible dans la figure) peuvent être amenées dans l’axe au-dessus du plan du disque E, et recevoir des rondelles de mica tournant autour de leur centre, lorsqu’on opère avec la lumière polarisée. Un prisme polariseur F, porté par un excentrique, peut être poussé dans l’axe optique.

Cet instrument se monte sous le microscope à la place delà sousplatine, à l’aide de la crémaillère G et se centre avec les petites vis C, C*

Condensateur ou éclairage d’Abbé. — Nous avons déjà dit cfue le condensateur proprement dit qui fait partie de cet instrument n’est pas nouveau ; on le construisait depuis longtemps en France, lorsque M. Abbé eut l’idée d’y faire adapter parM. Zeissun système spécial pour l’agencement et la manipulation des diaphragmes. Ce système, extrêmement commode, bien que le mécanisme en soit le plus souvent assez grossièrement construit en Allemagne, a fait de ^Eclairage d’Abbê le complément à peu près indispensable de tous les microscopes destinés aux études les plus délicates.

Nous avons été le premier à en apprécier la valeur, à l’introduire

Fig. 80. — Condensateur d’Abbé.

en France, à le décrire (1) et à le recommander aux micrographes. Depuis lors, cet instrument a été adopté partout, et a remplacé à peu près tous les autres appareils modilicateurs de l’éclairage. Il se compose de deux parties. (Fig. 86.)

La première est le condensateur proprement dit, S, composé de 2 ou 3 lentilles, suivant le modèle, et constituant un système optique correspondant à une lentille de 2/5 de pouce de foyer (15 millim.), mais n’ayant que 2 millimètres de distance frontale réelle. Ce système doit être monté sous la platine de manière que la face supérieure de la lentille frontale affleure le niveau supérieur de cette platine et

(1) J. Pelletan : Le Microscope , son emploi , etc. p. 115»

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