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VII. MOYENS D’ÉTUDE

vienne au contact du porte-objet, lequel, ayant un peu moins de 2 millimètres d’épaisseur, aura le foyer du système sensiblement au niveau de sa face supérieure. On peut établir une immersion entre la lentille et le porte-objet pour constituer un milieu optique homogène.

Ce condensateur est porté par un anneau T, soutenu par un bras horizontal tenant à une pièce métallique qui se fixe sous la platine et porte, en bas, un miroir Sp, plan et concave.

La seconde partie de l’instrument est portée par l’anneau r. Celui-ci est soutenu par la mèmepièce métallique, à l’aide d’un excentrique qui tourne autour d’un pivot £ et permet d’amener tout ce système en dehors de Taxe optique à droite de la platine.

L’anneau r se trouve ainsi découvert, ainsi que le plateau B qu’il supporte. Celui-ci est percé d’une large ouverture ou cellule dans laquelle on peut placer des rondelles diaphragmes percées de trous de différents diamètres ou des écrans à fentes marginales ou latérales. La cellule étant ainsi garnie du diaphragme choisi, on repousse le système sous le condensateur, dans l’axe optique.

Le plateau B porte une crémaillère sur laquelle roule un pignon commandé par le bouton moletté g. Si l’on tourne le bouton dans un sens ou dans l’autre, on fait avancer ou reculer le plateau B et le diaphragme qu’il porte sur la monture r fixe. Le pinceau qui passe par le trou du diaphragme devient ainsi de plus en plus oblique en avant ou en arrière. Mais, de plus, en poussant le bouton g, sans le faire rouler sur la crémaillère, on peut faire tourner le plateau B sur l’anneau r, par un mouvement de rotation autour de Taxe optique. On peut ainsi éclairer obliquement la préparation de tous les côtés, et diriger le pinceau lumineux dans tel sens que l’on veut, par exemple perpendiculairement à certaines stries de l’objet pour en faciliter la « résolution ».

Cet instrument, dont le maniement est facile et dont on apprend très vite à se servir, est extrêmement commode,et l’on résout aisément à son aide les tests les plus difficiles. On le construit maintenant partout, et bien qu’il ait été un peu modifié dans sa forme par les divers fabricants pour l’adapter à leurs instruments, le principe est resté le même: un système condensateur, analogue à celui de Dujardin, pouvant arriver au contact de la préparation ; et, par-dessous, un mécanisme permettant de mouvoir des diaphragmes dans un plan perpendiculaire à l’axe optique et de les faire tourner sur eux-mêmes, dans ce plan, autour de l’axe optique comme centre.

C’est la réalisation de ce mécanisme qui constitue l’invention de M. Abbé.

Chambres claires. — Il ne rentre pas dans notre plan de décrire un plus grand nombre d’appareils accessoires, qui, du reste, n’intéressent pas d’une manière particulière les diatomistes. Nous signalerons, seulement pour mémoire, les chambres claires qui sont nécessaires pour dessiner ad naturam les objets microscopiques et pour en évaluer le grossissement.

Il y a un très grand nombre de ces instruments et beaucoup de bons modèles, mais tous exigent de l’opérateur une certaine habitude pour pouvoir s’en servir utilement. Nous rappellerons spécialement

Fig. 87. — Chambre claire d’Oberhaeuser (construite par MM. Bézu, Hausser et Cie).

les modèles de M. Govi, de M. Malassez, de M. Hofmann, et celui d’Oberhaeuser qui, bien qu’ancien, n’en est pas moins un des meilleurs et des plus commodes. Cette chambre claire s’applique à tous les microscopes disposés verticalement ; elle se met à la place de l’oculaire, qu’on enlève, et transporte le champ sur la table au pied du microscope. (Fig. 87.)

Nous n’avons pas à donner ici la théorie de ces instruments qui permettent de voir à la fois le champ du microscope et une feuille de papier placée sur la table et paraissent, par conséquent, transporter l’image sur le papier, où l’on peut la dessiner. Nous

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