‹ Les dieux antiques; nouvelle mythologie illustree d'apres George W. Cox et les travaux de la science moderne, a l'usage des lycees, pensionnats, ecoles et des gens du mondeChapitre 63 sur 72 · LE SANGLIER · texte numérisé non relu

LE SANGLIER

C'était auprès d'un lac tinielre, & Peau dormante.

Enfermé don» un y/i du grand mOTtt Erymantht,

Et C antre paraiasa%t gémir, et, tout béant.

S'ouvrait, comnie une gueule affreitte du néant.

De» vapeura en aortaient, ainai que d'un Aveme.

Immobile et penché pour voir don» la caverne,

Sercule regarda le aanglier hideux,

Let loupa fuyaient de peur, quand il s'approchait d'eux.

Tant le tiumitre effaré, l'U grognait dans sa joie.

Semblait effrayant, même à des bêles de proie.

Il citait là, pensif. Lorsque venait la nuit.

Terrible, empliiiant Pair d'épouvante et de bruit

Et cassant tes lauriers au pied des mont» sublime»,

H allait dans les bois déclarer se» victimes;

Pais il rentrait dam Contre, auprès desjtot» dormants.

CourAé sur la chair morte et sur les ossemeni»,

Il mangeait, la narine ouuerie et dilatée,

JBt a'étèndait parmi la boue ensanglantée.

Noir, sa tanière au front obscur lui ressemblait.

Le» ténèbres et lui se parlaient. Il semblait.

Enfoui daTu l'horreur de cette prison sombre,

Çuil Tnangeait de la nuit, et qu'il mâchait de Vombre,

Sercule, que sa vue importune laaaail,

8e dit: "Je vais serrer son cou dans un lacet;

Ma main étouffera ses gro'jnement» obscènes.

Et je Camènerai tout vivant dans Myeène». >•

Et le héros disait auaai : « Qui sait pourlar^,

S'il voyait dans les deux le soleil éclatant,

Ce que redeviendrait cet animal farouckei

Peut-être que les dents cruelles de sa boudie

Baiseraient l'herbe verte et frémiraient d'or

S'il regardait Vasur éblouissant du jourl »

Alors, entrant ses doigts d'ader pi ' '-

„Googlc

Du laaglier amrbé lur dei retta dtproia, H U traîna tout ^tn du lac donnant. En vain, Blatépar le loteil ^ui dorait le ravin.

Le momire déehirati le roc de le» défeniet.

H fusait. Souriant de ce* faihU» qfentet, ffercuie, touievaBl lei jtana hideux et lourd». Le ramenaU au Jour lumineux. Mais toujour», Attiré dan* *a nuit par un amour étrange.

Le langlier têtu retournait ver* aa fange, jSE toujouTi, Vegrayant d'un ttmn're vermeil. Le héroi le (rainait de forée au grand loletl.

(La ExUâ.)

TUËUB DE MOÎJSTEES

X« heait moiutre, h demi-couehé dan* Vomhre notre, Laiiie voir leulaaent êa poitrine £ivoire.

Et >on riant viaaije et se* cheveux ardent», El Thésée admirant là blancheur de le* dents, Segardait le* bra* luire avec de mollet poiea. Et de tes sein* aigus fieurir le* bouton* roses. Au loin il* entendaient le» aboiement» de» chien». Et la charmante voix du mjmstre disait : « Vient, Car cet antre nom offre une retraite tûre.

Ami, je dénouerai moi-rtiême ta chauiture, Tétendrai ton manteau »ur Fherbe, li tu veux. Et tu t'endormira» le front dam met cheveux, San» craindre la clarté d^une étoile importune.» Mai» comme elle parlait, un doux rayon de lune Parut, et le hérot, dan* le soir triste et pur. Vit resplendir avec »e» écaille* d'azur Xe corp» m!)»térietix du monrtre, dont la queue De dragon vil, pareille à la mer verte et bleue. Déroulant le* anneaux, et de blanc* o*»einents Brillèrent h »e» pied», sous le» liairi diamants De la lune. Alor*, sourd à la voix charmeret»e Du monitre, et »aisi»»ant fortement une tres*e De la crinière d'or qui linabail sur tet yeux, " ■ ' ' ' K un cri joyeux,

\ppa le mon»lre à

—, - un loup dan» la /

Oritpant te» bras, tordant »a queue, horrible à voir, L'Bydre au oieage humain tomba dan» ion »ang noir, Tandis que le héru* sou* Vomhrage euperbe.

Essuyant ton épie humide aux touffes if herbe. S'en tdiait, calme; et, lan» que ce cri Peut troublé, H r^ardait Manehir le grand ctef étoiU.

Th£odobb se BlHVU (La ExOitJ

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POÈMES MYTHOLOGIQUES MODERNES. 3ll

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