‹ Les dieux antiques; nouvelle mythologie illustree d'apres George W. Cox et les travaux de la science moderne, a l'usage des lycees, pensionnats, ecoles et des gens du mondeChapitre 64 sur 72 · LA MOBT DE L'AMOUR · texte numérisé non relu

LA MOBT DE L'AMOUR

Une mât, j'ai rêvé que Vamour était mort.

Au penchant de l'Œia, que (âpre bite mord

Ltt Viergte dont le vent meurtri de tel caressée

La ëeint nus etletpUdi de lys, lis chaaserettu

Que la lune voit fuir dans Panire souterrain,

îj'avaiettt toutes percé de leurs fiehea d'airain.

Le jeune Dieu tomba, meurtri de cent blessure»,

JS( le sang jaiUitaait sur ses belles chaussures.

H exptf^. Parmi les bois qu'ils parcouraient

Les loups criaient de peur. Les grands lion» pleuraient.

La terre frisionnait et se sentait perdue.

Folie, emnrante aussi, la nature éperdue

De voir le divin sang couler en Jlota vermeil,

Enoeloppa de nuit et d'ombre le soleil.

Comme pour étouffer sout l'horreur de ses voiles

L'ipouva/ntable cri qui toTobait des éloUes.

Laiisant pendre sa -nuàn qui dompte le vautour,

il gisait, Vadorable archer, l'enfant amour,

Comme un pin oioMu vivant par la cognée.

Alors Fsyché vint, blanche et de ses pleur» baignée:

Elle s'agenouilla près du bel enfant dieu,

M lans repos baua ses blessures en fea,

Béante», comme die eût bai^é de belUs bouches,

J'uia »e roula dans rherbe ci dit : ■' Dieux farouche»!

Cest votre œuvre, de vous je n'altendai» pas moins.

Je connais Ih «o» coups. Mais roue êtes témoins,

Tous, que je donne ici mon souj^le h ce cadavre,

Pour qu'M-os, délivré de la mort jui le navre,

Senatue, et dans le vol de» astres, d'un pied sûr,

Bemonte en bondissant te» e»caliert d'azur! »

PuM, eomprimani son caur que br&iaient mille fièvres.

Dans un bai»er immense elle colla ses lèvres

Sur la livre glacée, héla»! de son époux.

Et, tandis que la voix gémissante des loups

Montait vers le cid noir tans lumière et sans flamme,

JÙUe baisa le m^irt, et lui souffla son âme.

Tout h coup le Moleii reparut, et le Dieu

Se releea, charmé, rivant, riant. L'air bleu

Saitait ses cheveux d^or,d'oii le zéphyr emporte

L'extase des parfums, et Psyché tomba morte.

Ero» emplit le boi» de choTisoni, fier, divin,

Superbe, et d'une haleine agiront, comme un vîn

i'oux et délicieux, la vie universelle.

Mais sans s'inquiéter un seul moment de celle

Qui citait à ses pieds sur le coteau penchant.

Et dimt le front traînait dans la fange. Et, touchant

Les flèche» dont Zeu* même adore la brûlure,

H marchait dans »on saitg et dans sa chevelure,

(La EiOii.)

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