‹ Les dieux en voyageChapitre 91 sur 162 · UN NOTAIRE · texte numérisé non relu

UN NOTAIRE

« Mademoiselle, vous étalez sur nia joue le vermillon de la confusion. »

PREMIER ACTEUR

« Ne faites pas le modeste, votre talent est connu. Du reste, c'est ainsi que je comprends la poésie : associée au devoir. »

MOMUS

C'est aussi l'opinion de tous les bourgeois sérieux, conseillers officiels de la société présente. 0 Pindare! ô vous tous cœurs ardents et faibles qui chantez, le devoir est désormais le seul refuge de votre inspiration, après l'utile — et le régulateur indispensable de votre rythme glorieux ! 0 jeunesse de la forme qui t'appelles, sur la scène, de tous les beaux noms universels — tu n'es plus ; tu ne vaux rien pour la maternité des chefs-d'œuvre. C'est un métier : au moins cela se dit-il ici. Il nous faut le déterminé c roublard » qui sait, paraît-il, exactement la mesure de liquide à faire boire au public — impropre lui-même à produire — mais trèsingénieux cordier-théâtral, l'homme aux roueries surprenantes. C'est le clown qui se casserait les reins sur une idée — mais jamais sur les imbroglios, grâce au filet protecteur : — les triomphantes ficelles.

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