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selon lui, est jointe à tout le corps, pour les raisons suivantes : les autres parties du cerveau sont doubles, comme les organes des sens extérieurs ; or nous n’avons qu’une seule idée d’une même chose en même temps: il faut donc qu’il y ait quelque lieu où les deux impressions causées par un seul objet et les deux images qui viennent des deux organes d’un même sens, se puissent assembler en une avant de parvenir à l’âme; autrement, deux objets seraient présents à l’âme au lieu d’un. Voilà pourquoi ces images ou autres impressions doiventse réunir en cette glande unique, par l'entremise des esprits qui remplissent les ventricules du cerveau.
Descartes a établi le caractère purement subjectif de nos sensations (dureté, pesanteur, chaleur, humidité, etc.) Les corps qui affectent les nerfs par contact n’ont aucune de ces qualités; il\y a seulement en eux ce qui est requis pour faire que nos nerfs excitent en notre âme le sentiment de dureté, pesanteur, chaleur, etc. La diversité des sentiments ou des perceptions sensibles excités par les nerfs dans l’âme est en rapport avec les formes du mouvement, provoqué ou empêché, communiqué aux extrémités des nerfs par les corps du monde extérieur affectant les appareils des sens. Le nombre et la qualité des perceptions de l’âme, localisés dans la glande pinéale, sont en rapport avec les divers mouvements de cette glande. Il suit de là que la nature des opérations supérieures de l’entendement dépend de la structure des organismes.
Quant à l’action de l’âme sur le corps, elle consiste en ce que l'âme, par cela seul qu’elle veut quelque chose, fait que la petite glande à qui elle est étroitement jointe, se meuve en la façon requise pour produire l'effet qui se rapporte à notre volonté. Ainsi l’âme et le corps agissent l’un sur l’autre, non pas directement, mais par l'intermédiaire de la glande pinéale.
En plus des sens extérieurs, Descartes distingue deux sens intérieurs (les appétits naturels et les passions). Les premiers (faim, soif, etc.) sont excités en l’âme par les mouvements des nerfs qui innervent, dirions-nous actuellement, l'estomac, l’œso-