‹ Les Différentes Manifestations De La PenséeChapitre 45 sur 82 · PSYCHOLOGIE COMPARÉE · texte numérisé non relu

PSYCHOLOGIE COMPARÉE

I. — On connaît la division zoologique ordinaire. En remontant au sous-règne des mollusques, on trouve tout d’abord des êtres chez qui les organes de la vie végétative atteignent un développement disproportionné et dont le système nerveux est fort rudimentaire. Les tuniciers, par exemple, sont des organismes privés de tête et qui mènent une existence sédentaire, et on n’a vraiment trouvé chez eux aucun organe sensoriel bien défini. Mais d’autres mollusques, tels que les gastéropodes et les céphalopodes, possèdent des facultés locomotrices étendues et érigent une tête avec un cerveau plus ou moins développé; le professeur Owen déclare qu'ils sont tous doués « des moyens nécessaires pour atteindre et dompter une proie ou dévorer des matières organiques mortes ou vivantes ». On s'accorde même, aujourd’hui, à reconnaître aux colimaçons, appartenant à la classe des gastéropodes, un sens rudimentaire de l’odorat.

Chez d’autres animaux inférieurs, tels que les vers, le système nerveux varie aussi dans ses moindres détails, suivant les individus. Les némertiens, sorte de vers marins, possèdent un système nerveux fort simple; on ne sait rien en ce qui concerne leurs impressions tactiles et gustatives ; leur corps mou, couvert de cils et dépourvu de tout appendice extérieur, porte des taches de pigment que l’on suppose agir comme des ocelles rudimentaires. Par contre, le ver de terre, dont la structure

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