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INFLUENCE DES POISONS CÉRÉBRAUX

Nous avons vu précédemment que les images qui ne sont qu’un agrégat de sensations, doivent avoir dans le cerveau le même siège que ces dernières.

On trouve, en étudiant les poisons cérébraux, une preuve complémentaire à l’appui de cette théorie.

Comment ces poisons amènent-ils des modifications de lactivité psychique ? Il est bien évident que ce n’est pas en agissant sur une substance d'essence surnaturelle, ce dont ils seraient incapables ; ils ne peuvent avoir d’action que sur les cellules cérébrales.

Nous connaissons la façon dont cette action s’exerce : les poisons cérébraux amènent des troubles dans la sensibilité, c’est-à-dire qu'ils agissent sur la propriété de sensibilité des cellules cérébrales ; ils produisent chez l’animal, soit l’anesthésie, soit l’hypéresthésie. Les modifications dans l’activité psychique ne sont que les conséquences de ces deux phénomènes : si la pensée est activée, ralentie ou supprimée sous l'influence du poison cérébral, c’est parce que la sensibilité est elle-même modifiée ; agissant sur la sensibilité, le poison agit par cela même sur la pensée. Il doit résulter de tout cela que la pensée et la sensibilité sont inséparables l’une de l’autre et qu’elles ont le même siège : les cellules cérébrales qui subissent l’action du poison.

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