‹ Les difficultés qui se présentent lorsque l'on veut diminuer la durée du séjour des malades dans les hôpitaux parisiensChapitre 16 sur 35 · APRES · texte numérisé non relu

APRES

L'assistance emploie un autre moyen pour alléger ses charges. Elle essaye de faire payer la famille. Une visiteuse de l’A. P. fait une enquête au domicile des enfants du vieillard et fixe le taux que les enfants peuvent payer. Que se passe-t-il ? Un certain nombre d’enfants ne demandent pas mieux que de contribuer à l’entretien de leurs vieux parents. Mais dans un très grand nombre de cas, les enfants refusent en utilisant de multiples arguments :

Monsieur N. âgé de 83 ans, infirme, est hospitalisé à Tenon depuis Juin 34. Domicile de secours province, sans assistance obligatoire, enfants ayant des ressources. Un placement à l’hospice de La Rochefoucault reste en cours depuis plusieurs mois; la famille opposant une véritable force d’inertie devant les formalités à accomplir, le malade ne coûtant rien pendant son séjour à l'hôpital.

J. Elégie, célibataire, née le 18 janvier 1856 domicile de secours : Lavallée; entrée à Tenon le 6 janvier 1934, proposition de placement le 14 février 1934, dossier transmis à la Préfecture de la Seine le 29 août 1934. Le 8 mai 1935, on recoit une lettre du Préfet de la Meuse. Le Conseil Municipal de Lavallée accepte le placement de l'intéressé à l’hospice de Vaucouleurs à condition que Mme L... fille de l’assistée paie 40 frs par mois. On fait de nombreuses visites au domicile de Mme L. Mais elle refuse de participer au placement en invoquant l’éloignement de l’hospice où on veut placer sa mère, les frais de déplacement qu’elle aurait à supporter pour aller la voir, et le fait qu’elle est en chômage.

Les mälades dont la famille peut payer n’ont pas droit à l’assistance obligatoire. Ils ne peuvent être placés que dans un hospice payant. Et si la famille

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