‹ Les difficultés qui se présentent lorsque l'on veut diminuer la durée du séjour des malades dans les hôpitaux parisiensChapitre 17 sur 35 · ER · texte numérisé non relu

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refuse de payer ils restent longtemps dans les salles de médecine générale. On ne peut pas accuser les enfants de « manquer de cœur » car beaucoup d’entre eux pensent que leurs parents sont aussi bien dans une salle d'hôpital que dans une salle d’hospice. Beaucoup d’ailleurs préfèrent voir leurs vieux parents à l'hôpital où ils peuvent aller les voir facilement que dans un hospice, car pour aller voir leurs parents dans un hospice de banlieue ils doivent utiliser un moyen de locomotion plus ou moins coûteux. Il nous semble d'autre part dangereux de forcer la main aux enfants pour qu’ils reprennent leurs vieux parents. On agit ainsi dans le but louable de recréer les liens familiaux qui s’étaient relâchés, mais on risque des désastres. Tel ce cas : on insiste auprès d’une fille mariée pour qu’elle reprenne chez elle sa mère alors à l'hôpital. La fille cède. Mais le gendre furieux se dispute avec la mère. La femme prend la défense de sa mère et le résultat fut un divorce.

Il nous semble logique que les enfants paient s'ils le peuvent pour contribuer à l’entretien de leurs vieux parents. Mais ne pourrait-on pas fixer d’une façon stricte le taux de la pension alimentaire, par rapport au salaire ou au traitement, en tenant compte du chômage possible, total ou partiel et des autres charges de famille ? En tout cas, le résultat de la méthode actuelle est que de nombreux vieillards restent dans nos salles de médecine générale du fait d’interminables contestations.

L’Assistance publique tente encore de diminuer ses

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dépenses en arguant qu’un propriétaire est un homme aisé et n’a pas droit à l’assistance obligatoire. Il est bien certain que celui qui possède une maison de rapport n’a pas besoin de lAssistance. Seulement peut-on en dire autant de celui qui possède une petite maison pour son usage personnel, qui l’a fait construire en se privant pour économiser la somme nécessaire, et qui est privé de tout revenu. De tels exemples pullulent. Tel cet ouvrier maçon qui s’était construit une petite maison en banlieue et dont la veuve âgée, sans aucune ressource, n’avait pas droit à l’assistance parce qu’elle était propriétaire.

Enfin, et nous arrivons là à un des points les plus importants, l'A. P. s’efforce autant qu’elle peut d’alléger son propre budget au dépens du budget d’autres organismes : département, municipalités, assurances sociales, etc. Mais chacune de ces administrations raisonne de la même manière et tente d’alléger son propre budget aux dépens de celui des administrations voisines. De là l’interminable va et vient des dossiers de bureau en bureau, Nous reviendrons sur ce point.

Tels sont, pour reprendre notre comparaison antérieure, les différents traitements symptomatiques de ce que l’administration appelle l'encombrement des services hospitaliers.

Quelles sont les causes de cet encombrement. Et pour sérier les problèmes, pourquoi n’arrive-t-on pas à placer les incurables dans des hospices d’incurables ?

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