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Dans son rapport général de 1936, à la 5° commission du Conseil Municipal de Paris, Monsieur de Fon- TENAY, rapporteur, écrit : « Les causes de l’encombrement restent toujours les mêmes : manque de place pour les chroniques, longueur de placement pour ceux dont le domicile de secours est en banlieue ». Cette opinion nous semble exacte. Manque de place pour les chroniques : en novembre 36, il y a 247 demandes d'entrée à l’hospice des Ménages; 1.500 demandes pour les autres établissements. Si l’incurable peut payer une petite somme, sil s'agit par exemple d’un petit retraité, il est facile à placer. Le problème ne se pose que pour ceux qui n’ont aucune ressource. Certes l’hospice de Garches qui vient de s'ouvrir va permettre de donner un lit à um eertain nombre d’incurables. L’hôpital-hospice Raymond Poincaré, à Garches a été ouvert officiellement le 14 décembre 36, mais il n’est pas encore entièrement utilisable. Il comprendra 3 pavillons d’hospitalisation et en tout 1.235 lits. Si on y ajoute les lits des hospices plus anciennement construits : Bicêtre, Salpétrière, Ivry, Brévannes, Brézin, Debrousses, Lambrechts, soit 6.713 Lits, cela fait en tout 7.948 lits qui sont mis à la disposition des vieillards et des incurables parisiens sans ressources. Ces chiffres ne signifient d’ailleurs que peu de choses. Il faudrait leur ajouter les lits des hospices du département de la Seine et des organisations privées comme l'Armée du Salut, les Petites Sœurs des Pauvres. Les formes d’assistance aux vieillards et aux incurables sont
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aussi nombreuses que variées. L’A. M. G. et l’allocation aux vieillards ne rendent pas inutiles les nombreuses soupes populaires. Tolérer que les mendiants couchent sous les ponts, c’est une forme d’assistance, si l’on considère que Louis XIV condamnait les mendiants aux galères. Certains clochards préfèrent même le pont à l’hospice. L'assistance ne se pèse pas comme du pain, ne se mesure pas comme un toit, ne se compte pas comme des lits; elle s’estime; et cette estimation est souvent fonction de lPindividu et de la société. Quoiqu'il en soit, on peut penser que les résultats que nous avons obtenus ne sont pas parfaitement satisfaisants. Il suffit pour s’en rendre compte de voir au petit matin, aux Halles, des vieillards ramasser des fruits et des légumes avariés, de voir les vieilles femmes qui dorment dans l'ouverture d’un soupirail ou sur un banc.
Construire un grand nombre d’hospices serait extrêmement coûteux. Il nous semble bien qu’une excellente solution serait d’allouer aux incurables et aux vieillards une petite somme de dix à quinze fr. par jour. De cette façon, au lieu de dépenser 40 fr. à l’hôpital les collectivités dépenseraient seulement 10 francs. |
- Monsieur L.…, 54 ans entre à l’hôpital le 23 mars 34. Diagnostic : Sénilité mentale ? Profession : coupeur de bretelles. À été hospitalisé quelques mois à Ste Anne et remis en liberté il y a 4 ans parce qu’il était guéri. Depuis ce moment il n'avait pas trouvé de travail et n’avait pas droit au chômage. Il était à la charge entière de sa sœur qui lui