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d’un long repos absolu, mais seulement d’un long séjour à la campagne durant lequel ils pourraient faire un travail peu fatigant. Ce sont toujours les mêmes difficultés qui se présentent : réadaptation professionnelle souvent nécessaire, rénumération du travail, vente des produits du travail. Combien de tuberculeux pulmonaires sont condamnés, dans les antécédants desquels on retrouve une pleurésie non suivie de convalescence ! Il faut d’ailleurs reconnaître qu’à l'heure actuelle, si le médecin pense, dès que la pleurésie arrive dans son service, aux formalités qui seront nécessaires pour placer la pleurésie guérie, le malade ne restera pas longtemps dans le service après sa guérison.
Les malades souffrant de salpingite, après leur poussée aiguë, fébrile, ont besoin d’une convalescence, repos complet pendant quelques mois. Là comme ailleurs les différents bureaux se renvoient le soin de subvenir aux frais qu’entraîne cette convalescence.
Mme D... Marthe, 34 ans; son mari est assuré social (Fédération mutualiste), elle a deux enfants, l’un de 3 ans et l’autre de 16 mois. Diagnostic : salpingite. Le 20 octobre 1933, la malade est signalée à l’assistante sociale du service par le médecin chef de service. Elle doit rester étendue pendant au moins deux mois. L’assistante fait les démarches auprès des A. S.; elle fait des démarches à la maison de santé d’Issy-les- Moulineaux. On consent à recevoir la malade (15 francs par jour : les A. S. donnent 12 francs; les 3 francs restant ont été obtenus : 2 francs par la Caisse de Compensation de la région parisienne et 1 franc par les amis d’Ambroise Paré). Le
même jour, l’assistante, très active fait des démarches au
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siège social de la Fédération mutualiste de la Seine. Tous ses papiers étant en règle, la malade passera la contre-visite le 27 octobre. Mme D. sort de l’hôpital le 21 octobre. Elle rentre chez elle où elle attendra son départ qui ne peut tarder pense-t-on. Le 27 octobre, Mme D... a passé la contrevisite. Elle est prise en charge, mais on la propose pour Cannes-Ecluse alors que tout était prévu pour Issy-les-Moulineaux. De plus, le prix de la journée à Cannes-Ecluse est de 20 frs alors qu'il n’est que de 15 frs à Issy-les-Moulineaux, Le voyage coûte 20 frs pour Cannes-Ecluse, il est nul pour Issy-les-Moulineaux. Le 28 octobre, l’assistante sociale immédiatement alertée fait des démarches à la Fédération Mutualiste. Elle expose la situation. Après bien des difficultés, elle obtient le changement de séjour. Mais la malade n’entre à Issy-les-Moulineaux, que le 13 novembre 1933.
Nous voyons ici un cas spécialement suivi par une assistante sociale. C’est un succès du service social à l’hôpital. En fait, nombre de malades restent 1 mois ou plus à l’hôpital, puis rentrent chez elles et reprennent leur travail sans être entièrement refroidies, d’où récidive.
Pour ces malades aussi il serait nécessaire d’envisager, une fois le repos complet terminé, l'envoi à domicile d’une femme de ménage pour les gros travaux, et il serait nécessaire de leur trouver un travail assis. Ainsi l’on pourrait éviter de voir revenir tous les 6 mois dans les consultations de chirurgie des femmes qui souffrent et qu’on ne veut pas ovariotomiser parce qu’elle sont trop jeunes.
En résumé, la convalescence n’apparaît pas de nos jours comme totalement distincte du traitement, ni totalement distincte de la vie normale. Repos de 15