‹ Les difficultés qui se présentent lorsque l'on veut diminuer la durée du séjour des malades dans les hôpitaux parisiensChapitre 8 sur 35 · DAS NUS · texte numérisé non relu

DAS NUS

Dime des pauvres, enfin, payée tous les 3 ans. En réalité moins de 1/10 de la récolte.

Outre ces aumônes fixées par la Loi, il existait encore des aumônes variables; sommes prélevées par des collecteurs d’aumônes, aumône de la cassette payée tous les vendredi soir, aumône du plat : les riches abandonnaient aux pauvres les reliefs de leur repas.

Il n’y avait pas d’hôpitaux. Mais une hospitalité très large était pratiquée, sauf pour les lépreux, considéres comme malade tabou.

Dans la Grèce antique la division entre riches et pauvres fut beaucoup plus poussée : « Je jure d’être toujours l’ennemi du peuple, et de lui faire tout le mal que je pourrai » tel aurait été, si l’on en croit Aristote, le serment des riches entre eux. Dans de telles conditions, l’assistance est liée intimement à la pression du peuple.

Or, le peuple était souvent maître de l’Assemblée. T1 fait instituer le triobole. Les Sycophantes dénoncent les riches usuriers; les riches condamnés à mort le peuple se partage leurs biens. Parfois on distribue du blé aux pauvres. Une loi de Solon ordonne suivant Plutarque : « que toutes debtes passées seraient abolies, de sorte que l’on en pourrait plus rien demander aux débiteurs à l’advenir; que nul ne pourrait plus prêter argent à usure soubs obligation de corps ». Ces formes d’assistance ne s’appliquaient pas aux esclaves; ceux-ci constituaient à Athènes, près des neuf dixièmes de la population.

Page 1