Ed. Garnier, loc. cit., page 122 et \U
2, Walpole, dans ses Anecdotes of Painting parle de ce portrait comme se trouvant au palais de Saint- James. H signale les autres portraits suivants : un à Hampton-Court et dans lequel Jeffrey porte un habit rouge. Myteos Ta peint également dans le tableau où il a groupé Charles I*' et sou épouse, tableau qui appartenait au feu comte de Dunmore.
LES INFIRMES
Les œuvres d'Hippocrate prouvent que l'amputation des membres a été pratiquée de toute antiquité. Il a donc existé de tout temps des infirmes, privés accidentellement ou à la suite d'une opération, d'un bras ou d'une jambe.
Mais, ainsi que nous l'avons vu, l'antiquité n'aimait pas à reproduire dans les œuvres d'art les difformités humaines, et ces mutilés ainsi que les infirmes, quels qu'ils soient, n'ont été le sujet dans l'art antique que d'un très petit nombre de représentations.
Nous ne reviendrons pas ici sur les quelques exemples que nous avons cités précédemment, relatifs aux bossus, aux rachitiques, aux nains, aux maigres ou aux obèses. Mais nous vouions signaler quelques représentations antiques, fort curieuses, d'amputés pourvus des appareils de protèse chirurgicale que nécessitait leur infirmité, et sur lesquels M. Rivière a récemment attiré l'attention du monde médical.
Une première preuve de l'usage des appareils de prothèse chirurgicale chez les anciens avait été trouvée dans la peinture d'un vase, conservé au Louvre, et qui parait appartenir à la fin du iv** siècle avant l'ère chrétienne.
A. de Longpérier a ainsi décrit cette peinture : c Un vase sur lequel on voit un satyre comique dont la jambe droite, repliée et pour ainsi dire dissimulée, s'ajuste sur un long bâton que la personne tient de la main gauche, combinaison qui arrive à imiter une jambe de bois. Cette invention comique d'un mime, ajoute-t-il, ne serait guère explicable, si elle n'avait pas eu pour raison d'être l'imitation d'un état de chose réel. Elle nous semble donc démontrer l'usage des jambes de bois, dans l'Italie méridionale du moins, contrée à laquelle appartient le vase que nous venons de citer. i> « Cette peinture, ajoute M. Emile Rivière, représente en effet une sorte de mime ou de bateleur...
LES INFIRMES
Mais, le côté le plus important pour nous de cette peinture est la forme et la disposition du membre inférieur droit.
< La jambe du c satyre comique > de A. de Longpérier n'a pas été amputée, elle est repliée, non pas à angle droit sur la cuisse dans la position de Thomme qui marche sur le genou, et l'extrémité supérieure et antérieure du tibia reposant dans l'échancrure d'un