Musée Pio-Clem., galerie des Candélabres» n
du foyer d'Agamemnon, que le pédagogue arrache à sa base pour qu'il ne soit pas souillé de sang * .
Le musée du Louvre possède un bas-relief romain relatif à la cérémonie de la conclamation, cérémonie pendant laquelle les amis et parents venaient reconnaître le mort, en faisant près du défunt grand bruit avec des instruments variés et en l'appelant à grands cris. Le défunt penché de côté, les deux bras ramenés en avant, n'a rien de la lugubre réalité du trépas et semble endormi.
Enfin, nous citerons le groupe d'Ajax portant le cadavre d'Achille, conservé à Florence dans la Loggia dei Lanzi et bien connu sous le nom du Pasquino^ et les trois statues attribuées à l'école de Pergame, aujourd'hui au musée deNaples, et qui représentent un géant, une amazone et un Perse morts; on peut y ajouter le jeune Gaulois ou Galate mort, du musée Saint-Marc à Venise.
Mais nous avons hâte d'aborder l'étude des monuments funéraires sur lesquels nous retrouverons la représentation du cadavre avec un accent plus vif de la réalité.
L'ensemble des peintures représentées sur les lécythes blancs attiques nous en fournit de précieux exemples, mais aucune ne montre le cadavre avec plus de réalité que le sujet de V Exposition du mort, a Ce n'est pas simplement, dit M. Pottier, une scène de deuil, une scène de regrets que le défunt laisse après lui : c'est la peinture de la Mort même: et le personnage qui fait le centre de la composition n'est autre que le cadavre étendu sur son lit de parade, les yeux clos, la bouche entr'ouverte, dans l'attitude rigide des trépassés que le pinceau de l'artiste n'a pas craint de reproduire dans sa réalité lugubre. »
Dans les bas-reliefs funéraires des cippes ou des stèles, le mort est également, bien que très rarement, représenté, et il n'existe que dans la scène de la déposition au tombeau. Enfin, le convoi funèbre a été l'objet de représentations artistiques dans lesquelles le mort apparaît rigide, la face et le haut du corps découverts, ainsi qu'on le voit sur une plaque en terre cuite provenant d'un tombeau du Pirée et aujourd'hui dans la collection Belon, à Rouen. Néanmoins, il n'est pas sans intérêt de faire remarquer que les représentations funéraires ne sont que rarement la reproduction réaliste des diverses scènes qui composaient les cérémonies des funérailles. — Des motifs variés sont puisés dans l'existence du mort, souvenirs de vie terrestre, ou dans les divers événements qui l'attendent au lendemain de la mort, et sont comme l'initiation à la vie future^.
1. La viclimc, par sa pose abandonnée et qui ne manqa3 pas d'une certaine recherche, offre aussi bien l'image du sommeil que ceUe de la mort.
2. Ainsi, en outre de l'exposition du mort dont nous avons parlé, les peintures des lécythes blancs reproduisent les sujets suivants : l'offrande auprès de la stèle du mort et la lamentation^ la toilette funèbre^ la
La préoccupation de reproduire sur le monument funéraire les traits du mort ne se montre pas avant Tépoque gréco-romaine. Le sarcophage de Salonique, conservé au