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Le mascaron grotesque de l'église Santa Maria Formosa, à Venise, qui a été Toccasion et le point de départ de ce livre, ainsi que nous l'avons rappelé au début de notre introduction, appartient à l'art de la décadence italienne.
John Ruskin, qui en parle dans son ouvrage, les Pierres de Venise^ l'apprécie fort sévèrement.
€ Une tête énorme, inhumaine et monstrueuse, dit-il, ricanante, d'une expression qui la ravale au niveau de la brute, trop abjecte pour être représentée ou décrite, et qu'on ne saurait contempler au delà de quelques instants... On peut y voir l'indice de cette complaisance à contempler la dégradation de la brute et l'expression du sarcasme bestial, qui est, je crois, l'état d'esprit le plus déplorable où l'homme puisse descendre '.»
Sans avoir l'intention de relever le mérite artistique de ce morceau de sculpture, nous pensons qu'il n'est peut-être pas sans intérêt d'exposer les quelques réflexions que son étude, à un point de vue purement médical, nous a suggérées. A notre avis cette déformation des traits, qui donne au masque un aspect si grotesque et si hideux, n'est point le résultat d'une simple fantaisie artistique. La nature dans l'infinie variété des formes