‹ Les Dilatations Bronchiques et la Tuberculose PulmonaireChapitre 12 sur 50 · PAR · texte numérisé non relu

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fibro-caséeuses, soit enfin et surtout par des formes

fibreuses.

a) LES BRONCHECTASIES CONSÉCUTIVES AUX LÉSIONS DE PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE

La période primaire de la primo-infection est assez discrète pour passer inaperçue ; on comprend fort bien que son action sur les bronches intéressées par elle est peu connue. Toutefois RanNKE et HusELMANN, rapportent quelques cas de dilatations bronchiques observées entre le chancre primitif et son ganglion satellite. La durée de cette période primaire serait assez longue et les lésions assez marquées pour entraîner un profond remaniement des parois de la bronche et, consécutivement, sa distension.

La période secondaire de la primo-infection présente, par contre, un intérêt beaucoup plus: grand. Elle détermine ce qu'on appelle en France une «spléno-pneumonie ». [l n’est pas question ici de ces « spléno-pneumonies » aiguës ou subaiguës qui guérissent complètement sans aucune séquelle ou qui, au contraire, évoluent vers une forme ulcéro-caséeuse. Îl s’agit de la spléno-pneumonie chronique dont l’évolution se fait pendant des mois ; les modifications de l’arbre tbronchique sont considérables et laissent après elles une sclérose plus ou moins dense. C’est dans cette forme qu’il a été permis d'observer parfois, au mileu de ce tissu scléreux, des dilatations bronchiques. Simon qui en donne sept exemples fait

SEE A je à

remarquer que les bronchectasies se forment entre le foyer primitif et le hile aux environs immédiats duquel elles siègent. MM. Armand Dericce, Lamy et Julien Marre observent, en 1925, chez les enfants deux cas typiques de bronchectasies consécutives à la spléno-pneumonie chronique ; ils font remarquer que si la sclérose, étant donné son importance, n’est probablement pas étrangère à la formation de ces dilatations bronchiques, le facteur pleural, par contre, ne peut pas être invoqué puisque, dans l’un et l’autre cas, un pneumothorax a été institué, De leur côté MM. A. Durourr, J. Faure et À. Vacnon rapportent en 1933 une observation très instructive : c’est « une dilatation bronchique hilaire localisée apparue chez une fillette dans un ancien foyer de primo-infection tuberculeuse et manifestée par de violentes hémoptysies » ; les auteurs ont perçu, au niveau du hile droit de cette fillette ce «€ gros râle sec » entendu et signalé par SIMON pour qui ce symptôme paraît suspect chez les enfants guéris d’une lésion de primo-infection. Mais ce sont des hémoptysies qui attirèrent leur attention : C1l est probable, écrivent-ils, que sans les hémoptysies, cette dilata-

tion bronchique serait restée peut-être indéfiniment

latente. » Si, dans le cas de M. Armand DEriLeer, comme d’ailleurs dans ceux de Simon, les ectasies sont moniliformes avec terminaison en doigts de gants, par contre dans lexemple de M. Durour, l'aspect ectasique est polymorphe puisqu'à côté

. d’une déformation moniliforme 1l existe trois images

Jean Lebrun. 2

Serre

ampullaires. Bref les lésions de primo-infection tuberculeusé créent des bronchectasies qui, si elles siègent d’une façon assez constante au voisinage du hile, n’ont pas un type particulier.

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