‹ Les Dilatations Bronchiques et la Tuberculose PulmonaireChapitre 14 sur 50 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

(de MM. Armand Dezirze, Robert Lévy et Julien Marre, dans le Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux, du 1373/1925).

« Ler..… André, 11 ans et demie, souffre en 1922 d’un épisode pulmonaire subaigu dont la résolution se fait mal. Il entre à Delbrousse, le 17 juillet 1923, avec le diagnostic de tuberculose pulmonaire. |

A son entrée on constate : à gauche une matité des fosses sus et sous-épineuses avec souffle cavitaire et râles humides. La base gauche est mate et le vésiculaire diminué. A droite, quelques râles fins sont perçus après la toux dans la fosse sous-claviculaire. L’intensité de la matité au niveau de la base gauche incite à pratiquer une ponction exploratrice qui reste blanche. La radioscopie montre une obseurité du tiers supérieur du poumon gauche et à la base une opacité uniforme à limite supérieure nette qui justifie le diagnostic de spléno-pneumonie de la base gauche.

L’expectoration est bacillaire. Devant la grosse prédominance des lésions du côté gauche le pneumothorax artificiel est pratiqué ; le décollement est obtenu, mais le

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collapsus est impossible et le pneumothorax est abandonné. Sous l'influence du traitement habituel l'enfant semble s'améliorer ; il prend trois kilogrammes en quatre mois ; puis l’état général décline lentement ; la température oscille entre 3705 et 3805. L’expectoration devient de plus en plus abondante, toujours bacillifère. Plusieurs examens pratiqués pendant son séjour à l'hôpital révèlent toujours les mêmes signes : à gauche matité de tout l’hémithorax, souffle cavitaire avec gargouillement dans les fosses sus et sous-épineuses et dans la région axillaire. La radiographie, après injection intra-trachéale de lipiodol, met en évidence des ectasies moniliformes juxtaposées, se terminant en culs-de-sac arrondis.

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