OBSERVATION VIII
(de Werzz et GaRDÈRE, dans la Pédiatrie du 25 août 1912).
« C’est le cas d’un enfant de 10 ans, sans syphilis acquise ou héréditaire. Elle fit plusieurs séjours dans le service pour de la tuberculose ganglionnaire. Elle mourut avec une tuberculose pulmonaire caséeuse nassive. À l’autopsie, outre les masses caséeuses occupant les deux lobes supérieurs, il existait des dilatations bronchiques cupuliformes, groupées en nids d’abeilles. Le fragment examiné histo-
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. r . , » . s logiquement montra toutes les lésions spéciales que l’on.
trouve habituellement : lésions inflammatoires des grosses bronches, cavités bronchiques alvéolaires à épithélium aplati, néoformations alvéolaires à épithélium cubique, très abondantes. Le tout au sein d’une nappe scléreuse avec
points de broncho-pneumonie caséeuse et tubercules an-
ciens.
Sur cette coupe on saisit la transformation de l’alvéole à épithélium cubique en cavité bronchique à épithélium bas. On voit en effet des néoformations alvéolaires de très grandes dimensions qui, par points, commencent à perdre leur épithélium cubique. »
b) LES BRONCHECTASIES CONSÉCUTIVES A LA TUBERCULOSE PULMONAIRE ULCÉRO-CASÉEUSE
La tuberculose pulmonaire ulcéro-caséeuse a une
évolution généralement rapide soit vers la forme
fibro-caséeuse soit vers la mort. Aussi comprend-on cette réflexion de Léon BerNarp : «dans les formes ulcéro-caséeuses 1l est exceptionnel de voir se constituer des lésions bronchectasiques. » De plus l’état général profondément altéré de ces malades, fait rejeter l'emploi du lipiodo-diagnostic. Tout cela explique la rareté des observations établissant la relation de cause à effet entre la tuberculose ulcérocaséeuse et les bronchectasies.
En parcourant les quelques exemples connus on note que rien n’a attiré l’attention du clinicien et que ces ectasies furent des trouvailles d’autopsies. La première observation publiée fut celle de Wei.
et GARDÈRE : elle est intéressante à plus d’un titre car l’autopsie montre, à côté des lésions tuberculeuses des « dilatations bronchiques cupuliformes groupées en nids d’abeilles » et examen histologique indique un niveau de ces dilatations, la présence de néoformations et d’épithélilum à cellules cubiques, lésions considérées par Triprer comme syphilitiques. Dans l’observation du Docteur Caussape, reproduite et bien analysée par BoubranT dans sa thèse, on retrouve les mêmes lésions : lésions tuberculeuses, dilatation bronchique cupiliforme, néoformations, épithélium cubique. De plus, sur quelques préparations, 1l est possible d'assister à la dislocation puis à la distention de la bronche comme sur la planche L. X. de l'Atlas de Lerurze ; sur d’autres même, des bacilles acido-résistants peuvent être mis en évidence au niveau de ces lésions. Boupranr fait remarquer que la formation de la sclérose est insigmfiante.
Il faut noter que, dans les deux cas, 1l s’agit de dilatation bronchique cupuliforme. Cela peut s’expliquer de la façon suivante : les lésions ulcéro-caséeuses sont aiguës ; la bronche n’est pas altérée et, par conséquent, ne peut se détendre que là où elle est en contact d’un processus caséeux.
En résumé, dans les formes ulcéro-caséeuses de la tuberculose pulmonaire il peut, exceptionnellement, se former des bronchectasies qui demeurent petites et paraissent généralement cupuliformes.