‹ Les Dilatations Bronchiques et la Tuberculose PulmonaireChapitre 26 sur 50 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

(De MM. P. Ameuicce et J. Mézarp, dans le Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, du 24 janvier 1933).

-R.., Marcel, maître d'hôtel, tombe malade en 1926, à 24 ans. À Cochin, on trouve un foyer tuberculeux ulcéronodulaire sous-claviculaire droit ; une symphvse pleurale amène l’échec de deux tentatives de pneumothorax superficiel. 1l-va passer quelques mois en sanatorium, retrouve quelques forces et reprend son travail.

En décembre 1934, plus fatigué que jamais, ayant craché un peu de sang, il revient à Cochin. On trouve, à droite, deux cavernes jumelées dans le lobe supérieur et quelques

nodules disséminés dans le reste du poumon. k

Le 24 février 1932, le lipiodol, injecté par voie transpariétale, emplit la caverne inférieure du lobe supérieur droit et même, par embolie bronchique, passe dans les bronches du lobe inférieur qui semblent normales. ;

Les 20 et 28 avril 1932, l’état clinique et radiologique est le même.

Le 23 mai 1932, sans qu’il y ait apparition de nouveaux signes fonctionnels, on trouve au niveau de la moitié inférieure du poumon droit, de la matité, du silence respiratoire et une augmentation des vibrations vocales ; à la radioscopie cette région pulmonaire est opaque et rétractée. Du Lipiodol, injecté dans les bronches, montre que les deux cavernes du sommet droit se sont réunies en une seule, et pénètre dans les bronches de la partie inférieure du poumon droit qui apparaissent anormalement larges, bosselées, avec de larges récessus.

Jean Lebrun.

Cet état de chose demeure jusqu’au 9 août 1932, date à laquelle le malade meurt dans l’asphyxie et la cachexie. A l’autopsie, le poumon droit est adhérent dans toute

son étendue ; son lobe supérieur est presque complètement.

évidé par une caverne volumineuse ; ses lobes moyens et inférieur sont mous, flasques,gris noir, non crépitants, et perforés de cavités irrégulières, ramifiées, en continuité les unes avec les autres : fermées en doigt de gant à l’écorce du poumon, ces cavités € bronchectasiques » sont surtout placées à la périphérie du poumon en continuité avec les bronches principales qui ont gardé leur calibre réguler et leur apparence normale.

L'examen histologique montre que les lobes moyen et inférieur sont presque réduits à leur squelette élastique et sont atteints de nécrose massive.

De plus, des recherches minutieuses permettent de découvrir sur le trajet de l’artère bronchique qui irrigue les lobes moyen et inférieur droits des lésions d’artérite avec thrombose. Au niveau de la thrombose l’artère est en contact, étroit avec un ganglion parsemé de follicules tuberculeux grâce à un nodule tuberculeux inclus dans la capsule conjonctive de ce ganglion.

. Les auteurs pensent que la tuberculose du ganglion a produit l’artérite bronchique observée.

d) LES BRONCHECTASIES CONSÉCUTIVES-AUX FORMES

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