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jection de lipiodol peut se faire après anesthésie des voies respiratoires supérieures, soit par voie glottique soit par voie intra-trachéale, soit par voie nasale ; la voie nasale, inapplicable chez l’enfant, est d’une application très facile chez l'adulte, ear elle est peu pénible pour le malade et elle n’exige pas les connaissances du laryngologiste. Le patient est penché latéralement du côté suspect et le hpiodol en envahissant le territoire pulmonaire fait apparaître à l’écran le contour des bronches. Ce lipiodol-diagnostic offre parfois des difficultés d'interprétation ; mais il permet d'établir avec assurance le diagnostic de bronchectasies. Depuis quelque temps, il est couramment employé et c’est à lui que l’on doit les nombreuses observations où il ést prouvé que la tuberculose pulmonaire peut déterminer des dilatations bronchiques.
Jean Lebrun. ; 5
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NOTIGNS HISTOLOGIQUES DES BRONCHECTASIES TUBERCULEUSES
Pour qu’une bronche puisse se dilater 1l faut que son armature fibro-élastique ait subi une altération plus ou moins importante : cette opinion se dégage
de tous les travaux anatomo-pathologiques et his-
tologiques, et elle est partagée par tous les auteurs ayant étudié la question. Les discussions apparais-
sent lorsqu'il s’agit de reconnaître le mode de pro-.
duction de cette altération bronchique, et des bron-
chectasies qui parfois la compliquent.
Les recherches modernes nous apprennent que toutes les infections pulmonaires graves et prolongées telles que les broncho-pneumonies, la syphilis, les abcès, la gangrène et la tuberculose déterminent
-de profonds remaniements au niveau des tissus pul-
monaires. La tuberculose qui, seule, nous intéresse crée des lésions qui évoluent durant des années ; les transformations histologiques qu’elle provoque sont celles que produit toute infection chronique du poumon : elles intéressent l’épithélium et le chorion de la bronche ainsi que le tissu pulmonaire adjacent. L'épithélium, au niveau des bronchectasies, est
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rarement intact ; il est souvent détruit ou transformé. Lei il a disparu ou il pend en lambeaux dans la lumière de la bronche ; là, ses cellules sont cubiques et assez souvent en métaplasie : il y a plusieurs couches superposées de cellules cubiques.
Le echorion, lui aussi, a sa structure complètement bouleversée. LE est épaissi, d'aspect fibreux ; des cellules rondes mononuclées s’observent au milieu des fibres musculaires rompues, disloquées, L’atiention est fortement attirée par l'important engorgement des capillaires et par les néo-formations parfois observées. L'état souvent angiomateux de la paroi bronchectasiée a été remarqué par mainis auteurs : il a particulièrement retenu laiteniion de M. Léon KiNpgere et de-MM. Amevwrzee et J. M. LEMOINE. Cette constatation présente un gros intérêt en ce sens qu’elle explique les hémoptysies qui émaillent l’évelution des broncheetasies en général ét des bronchectasies tuberculeuses en partieuher : ces capillaires turgescents ont des parois d'autant plus fragiles qu’elles sont modifiées par l’inflammation ; 1ls sont donc sensibles au moindre trouble circulatoire ou respiratoire qui peut causer la rupture vasculaire sans déterminer chez le tuberculeux ectasié le plus petit signe de recrudescence du foyer bacillaire. Cet état angiomateux de beaucoup de broncheetasies tuber- culeuses et la menace d’hémoptysie qu’il entretient donnent plus de force à la supposition que nous avons faite en lisant Fobservation de M. Jacoë et qui est celle-ci : dans beaucoup de cas, une ectasie ignorée
n'est-elle pas la cause de l’hémoptysie qui survient de temps en temps sans aucune réaction locale ou générale au cours de la tuberculose fibreuse ? Enfin le chorion congestionné, remanié, envoie vers la lumière bronchique quelques néo-formations qui, à la coupe, se présentent sous torme de villosités et qui, parfois, peuvent obstruer plus ou moins complètement la bronche.
Le poumon adjacent aux ectasies est, lui aussi, profondément transformé : généralement des lésions d’inflammation voisinent avec une sclérose importante qui résulte d’ailleurs de cette dernière. Cette cirrhose pulmonaire diffuse et plus ou moins serrée est parsemée de cellules mononuelées et privées de l’élément noble du tissu respiratoire ; cependant, de ei, de là, existent de petites cavités irrégulières et revêtues le plus habituellement d’un épithélium eubique : ce sont probablement des alvéoles complètement remaniées ; ces lésions que TrtP18R considérait comme des lésions strictement syphilitiques sont couramment observées dans les bronchectasies d’origine tuberculeuse : Werz et GARDÈRE ainsi que M. Broupranr en ont donné de beaux exemples : elles sont tout simplement l'expression d’un profond remaniement de tissu pulmonaire. Enfin, cette sclérose péri-bronchique paraît très congestionnée : la cirrhose qui avoisine la couche moyenne de la bronche présente le même état angiomateux que cette derniere, ainsi que le fait remarquer M. Léon KINDBERG.
En résumé, presque toujours, les bronchectasies :
e qui rappelle bien peu ie Structure des organes de Ja respiration. Ainsi s explique le terme de cirrhose
pulmonaire que les auteurs ‘allemands ‘emploient
pour oo FE ksion cicatricielle ne ee y