IV - TRAITEMENT
Nous avons surfisammcuL insisté sur les diflerences profondes qui séparent entre eux les divers types de dilatations pour qu'il soit lacile de comprendre qu'une même méthode de traitement ne sauraitleur convenir à tous. Aussi, aurons-nous soin de décrire dans des paragraphes distincts la thérapeutique qui doit être appliquée à chacun d'eux.
Cependant, pour éviter les redites, nous commencerons par faire l'exposé d'un certain nombre de prescriptions, ayant trait surtout à l'hygiène et au régime alimentaire, et qui conviennent à toutes les variétés de dilatations, comme d'ailleurs à toutes les variétés de gastropathies.
I. Repos. — L'estomac est peut-être, de tous les organes de l'économie, celui qui est le plus sensible et qui réagit le plus à toutes les influences nerveuses, locales ou générales. 11 n'est pas douteux que cellesci jouent un rôle des plus importants, non seulement dans les affections purement fonctionnelles, mais aussi dans les maladies organiques les mieux caractérisées, comme le cancer et surtout l'ulcère. Aussi, le médecin doit-il s'apphquer, de toutes les façons possibles, à diminuer l'excitabilité générale du système nerveux, et l'irritation locale de l'estomac.
Pour remplir la première indication, il importe, avant tout, de prescrire le repos.
TRAITEMENT
1° Repos physique. — Selon la variété de la maladie, l'inlcnsilé des symptômes, la violence des réactions, l'état nerveux général, l'irritabilité de chaque sujet, la durée de la maladie, etc., on ordonnera un traitement plus ou moins sévère. Dans les formes graves et prolongées, lorsque les symptômes locaux sont accusés, et surtout quand l'état général est sérieusement atteint, on doit exiger le repos complet au lit pendant plusieurs jours. Cette prescription suffît souvent à produire une notable sédation chez des malades qui ne pouvaient être soulagés par aucun autre moyen hygiénique ou thérapeutique. Il est très important que le repos au lit soit prolongé plusieurs jours après la sédation des principaux phénomènes qui, pendant quelque temps, ont une tendance à se montrer de nouveau.
'2° Repos moral. — Le repos physique doit être accompagné du repos moral. 11 ne faut pas laisser les malades travailler au lit, soit manuellement, soit de tête. Il faut leur éviter des visites ti'op nombreuses, des conversations trop suivies, les émotions et les préoccupations morales de toutes sortes.
Ces prescriptions peuvent être suivies à domicile dans un grand nombre de cas. Avec un peu de vigilance et d'autorité, le médecin réussit le plus souvent à obtenir des malades et de leur entourage la stricte observation de ce qu'il ordonne. Mais, trop souvent, il se heurte à des difficultés sans nombre, à l'indocilité des malades, à leur scepticisme, aux tentations perpétuelles qu'ils rencontreni: dans le monde, ;\ leur optimisme dès qu'une légère amélioration s'est pro-