REPOS
duile, enfin encore et surtout à la faiblesse et aux mauvais conseils de leur entourage. Dans ces cas, il ne faut pas hésiter à exiger Visolement dans un établissement spécial. Cette mesure radicale est souvent du plus heureux effet, et bien des malades en obtiennent un tel soulagement qu'eux-mêmes demandent à prolonger pendant longtemps leur séjour loin des soucis et des fatigues de leur existence habituelle.
Dans des cas moins sévères, il n'est pas utile d'adopter des mesures aussi rigoureuses. On conseillera seulement la prolongation des heures de repos au lit, entre onze et quinze heures, en recommandant d'éviter le reste du temps des occupations corporelles ou spirituelles trop fatigantes, la station debout ou la marche trop prolongée, les conversations trop longues et les discussions trop vives.
Enfin, dans bien des cas légers, il suffira de soustraire les malades à leur milieu habituel et à leurs occupations ordinaires, en prescrivant des vacances, des congés plus ou moins prolongés; ou simplement encore en conseillant une vie calme, sans surmenage.
Ainsi compris, le repos est chez tous les dilatés, comme chez tous les gastropathes en général, un moyen héroïque. Il ne faut pas considérer cette mesure d'hygiène comme un moyen accessoire dont il est bon d'user, mais dont on peut se passer. Nous n'hésitons pas à affirmer que c'est le moyen le plus important dont nous disposions et que, dans nombre de cas, il est bien supérieur à lous les autres. Il
TRAITEMENT
arrive bien souvent de voir des malades chez qui tous les traitements médicamenteux ou hygiéniques ont échoué et qu'on arrive à soulager et à guérir par une cure de repos. Réciproquement, tous les dilatés, à quelque classe sociale qu'ils appartiennent, voient fatalement leurs souffrances s'accroître et leur état général devenir plus mauvais sous l'influence de fatigues plus grandes et de préoccupations plus vives.
11. Régime alimentaire. — De même que le i-epos général diminue dans une forte mesure l'excitabilité générale du système nerveux, un régime alimentaire bien compris est indispensable pour obtenir la sédadation des douleurs et des autres phénomènes gastriques. En cas de crise gastrique ou bien quand les douleurs sont très vives et surtout quand il existe des vomissements fréquemment répétés, il est souvent bon de prescrire la diète absolue pendant vingtquatre ou quarante-huit heures, parfois môme trois jours. La sensation de faim ne se fait pas d'ordinaire trop vivement sentir, mais la soif est assez vive.
Pour y porter remède, il suffit de faire soit des injections de sérum artificiel (250 à 500 ce), soit des lavements d'eau salée à 7 p. 100 (deux lavements de 250 ce), qu'on prescrira au malade de conserver. Nous ordonnons aussi des infusions de thé, de camomille, de tilleul. Nous ne sommes pas partisan des lavements nutritifs. Ils sont d'ordinaire mal tolérés; les malades bien souvent ne peuvent les garder plus de cinq h. dix minutes ; dans un grand nombre de cas, ils provoquent des coliques et de la diarrhée. De plus, leur effet nutritif est problématique, si l'on en