ÉTUDE DE LA TONICITÉ ET DE LA RÉSISTANCE DES PAROIS DE L'ESTOMAC
Elle vient compléter très utilement les données acquises sur la capacité gastrique.
Cliniquement, on peutjuger très simplement de l'état des parois gastriques par la facilité avec laquelle on produit le bruit de clapotage, et l'intensité (le celui-ci ; d'autre part, en recherchant les différences plus ou moins considérables qui existent entre les dimensions de l'estomac vide et de l'estomac rempli. C'est sur ce principe qu'est basée la méthode très pratique de Dehio, qui consiste à percuter l'estomac à vide d'abord, puis après y avoir introduit des quantités graduellement croissantes d'eau; la limite inférieure de l'organe s'abaisse à chaque ingestion, et cela d'autant plus que les parois gastriques sont moins résistantes, plus flasques.
Chez les malades qui ont l'habitude du tube, on peut faire la contre-épreuve en examinant successivement l'estomac plein et l'estomac vidé par un cathétérisme. J'ai obtenu avec cette méthode des indications intéressantes chez les malades atteints de sténose du pylore ayant entraîné de grandes dilatations avec stase alimentaire importante.
On peut aussi étudier comparativement l'estomac avant et après l'insufflation : en faisant varier la quantité de gaz introduite dansl'estomuc, on obtient une pression intérieure plus ou moins considérable dont les variations permettent de juger, avec une Soui'AULT. — Les Dilatations de l'estomac. 2
SYMPTOMES COMMUNS
précision relative, du degré d'alonie el d'extensibilité de l'estomac. M. Bourget (de Genève) a recours à la méthode très simple que voici : Il emploie pour l'insufflation la double poire d'un pulvérisateur qu'on jauge de la façon suivante. On prend une bouteille d'un litre remplie d'eau qu'on renverse sur une cuve à eau ; puis on y introduit le tuyau adapté à la poire ; on presse alors celle-ci bien complètement entre les deux mains posées à plat, et on compte combien de fois il faut comprimer la poire pour chasser toute l'eau du litre. En divisant les mille centimètres cubes par le nombre de poires, on sera renseigné sur la contenance de chacune d'elles.
D'après M. Bourget, chaque estomac serait capable de recevoir une quantité maxima d'air, passé laquelle il se contracte et expulse l'air qu'on continue à y introduire. La limite de distension présenterait ainsi pour chaque individu, une fixité tout à fait remarquable. Chez l'adulte, l'estomac normal ne tolère pas plus de 700 à 900 centimètres cubes d'air ; plus l'estomac serait flasque et dilatable, plus on pourrait y introduire de gaz, sans en provoquer la révolte.
3. — RECHERCHE DE LA FAÇON DONT L'ESTOMAC ÉVACUE SON CONTENU DANS L'INTESTIN.
Elle est de la plus haute importance. En effet, la gravité des dilatations d'estomac est subordonnée en partie à l'intensité des troubles survenus dans l'évacuation des aliments dans l'intestin. Il est donc nécessaire, indispensable même, de connaître la façon dont