DEDICACE IX
voire talent développe, les petites choses, les détails les plus insignifiants ne vous échappent point et vous save\ les mettre en évidence.
Lorsque vous vous promené^ dans les belles forêts de notre chère Lorraine, les grands chênes, les hauts sapins, les hêtres énormes ont en vous un chantre sans pareil. Mais vous save\ que les petits aussi ont leur grandeur.
Le joli-bois qui pousse sur les sols les plus arides attire par son parfum pénétrant ; on s approche, on se baisse et on admire ses fleurs bleues qui ont poussé avant les feuilles. Le muguet odorant ne dépassant pas en hauteur l'herbe courte qui l'entoure ; le coucou dont les enfants font des balles qu'ils se lancent de main en main ; le sainfoin poussant en touffes dans les friches grises; le pied d'alouette si gracieux, tout a pour vous un attrait, un charme que vous save\ communiquer à ceux qui vous lisent.
Le bourdonnement de l'abeille, la légèreté du papillon aux miroitantes couleurs; la bête à bon dieu qui r averse rapidement un sentier ; le grillon qui chante,