I.E BARON
Cette définition est d'une grande justesses
d'ÀL£HB£RT.
Gomme FartiGle dévot dans le Dictionnaire de Vohaire\ il dit que « Ce titre signiû^ déi^oué ; » qu'ainsi it n'appartient qu'à ceux qui se conj> sacrent à Dieu par des vœux ; aux moines et » aux religieuses (a). »
mettre que •parfait. Médùv de Dieu y Gonime on médit de soir voisînl Quelle idée! quel langage! quel délire L . Mtûs revenons k la définition de rencyclopédiste. Il y a une exOravagance incompréhensible à prétendre gravement qu*un impie n'esf pas le contraire dSm homxtïe pieux ; alors ^intolérant ne Test pas du tolérant; Vimprudeni ne l'est pas du prudent. Blais^ ce n'est pas sans un motif secret que Diderot a voulu changer la signification du mot impie. Cest que ce mot ( et c'est une chose remarquable), malgré tous les efforts de l'agissante impiétéjcst resté afireux et déshonoré; Teimemi le plus effronté du christianisme ne le donnera poini^ sérieusement à son héros* Ce nom est demeuré constamment injurieux en dépit de l'irréligion. Aussi les- prétendus^ philosophes n'en veulent point ; il faut , lorsqu'on est poli , se contenter de
les appeler incrédules ; d'un autre côté, les mots pieux et piété ont toujours toute la pureté de leur signification. Il» ont conservé , depuis la création du monde , un* charme intéressant et, je ne sais quelle élégance, que rien ne leur ètera jamais. Non, Terreur et le mensonge n'ont point de tels privilèges. ( La définition de l'impie y par Diderot , se trouw dans V Encyclopédie. ) ^) P'après cette logique, celui qui rapporte toutes ses a»-
0AMILATILLEv
La définition est admirable.
THIRIOr.
Quelle finesse d^esprit!
LE BAROF. '
Il est joli d'ôter le titre fastuetnc qui les rend si vains , aux imbécitles qui nous appellent si im* proprement des impies.
DAMILA VILLE.
Voilà de ces traits de génie qui les écrasent.
LE BAUOir.
Vous nous aviez: promis , M. d'Alembert , de nous apporter une de vos réponses , et M. Thiriot nous a dit qu'il ne pourroit faire partir le paquet pour Ferney,. que daiisqùatré jours.
D'ALEMBEllt.
Je n'ai ' sur moi qu'une lettre remplie de plaisanteries ; voidez-vous l'entendre ?
tiens à Dieb ^ et qui n'agit que pour lui obéir et pour lui plaire ; celui qui , dans fous les momens , serait prêt à lui sacrifier sa rie, ne lui est pas déyoué? M. de La Harpe a bien raison de s'écrier , comme nous l'avons tu , qu'on ne reviendra pas du plus profond étonnement , lorsqu'un jout* on réfléchira de sang-froid à toutes les inepties que les philosophes modernes ont débitées impunément pendant plu& d'un demi-siède.^