DU CHAPITRE PREMIER
(i) D*Ai.smi5Et, abandoAifé «n nuigéatit pftrr' la HiM^, âToît été exposé sur les mal^hes de l*^îse -de Mn^-R^oà : recttëlli par despréa«sv:él€^>par la dMirité ételéViA^d^taé^, ceiqiii dbnne lé caractère l«ipliis«idîetix<|'2ngP*litiide itlk haine constante iet-'onienimée qu'il a defitùs^moniréé éoAtiHe tons Us^prètres^ et :à.Min:ifapâété.&i«K^tt<éô^le>le eylllMàb et' ta duplicité de sa it^vèesponidsBioe at0eiVollàit%'r*afall «eliârné «pie le'ohef coialto la Religion > il>4liî'Mconiiiiahdb sans eèist de» - pién^gemen^ s ' des ^yptécéatAoïu^, 'dé»' AHfi^ mres iet de )& itfn^iVnitâte^ri^ )éli<^iesti(»e'Q«%bii eoti|faililnt^ pratiqué dans ses écrits. L'abbé Méwilet bqrve^rbclie'iflk mauvaise kàbitudè ^ i^MrdtcéKêimtteilemék0\dMhm\9Bi fen^ tredèns luniliers et philosoplnqiitsr^ eftalaftsiac's Mbtrcs àsdb amis y. o*iat ce.qa^yii' tnnroè en éBtikûmà > ato iMira ■à iVist^ tabeyiqminiA^ylttsidsifclepiAiiiqtDBUctrsia élisent «ira «ruflttr VU onl esdlé'tant d'entlMniflniteJ ll^tt^^ dans Usé feltsé» es d'Alembett'è YDitaîre^ qu'haie: Mmia chose; ^ scmtka conaetb qu'il Ini. donné' velaftivcHMitt ate oâfcwmentàirtb »swr Ckxmeille; ciM.eonseBs'santfeniplia diesfrttt et deiwbôn : il est donimige^'TpiDnr l'intérêt/ de farb.dmnatiqlie et.'delg littérature, que la plus basse jalousie ait empêché Voltaire
d'en profiter. D^aflleurs, les calomnies sur tous les défenseurs de la Religion, les expressions grossières en tous genres , et l'esprit haineux et persécuteur , souillent à chaque page cette correspondance , et la rendent aussi dégoûtante qu'elle est scandaleuse. D'Alembert a soutenu toute sa vie son anîmosité contre les ecclésiastiques , et son acharnement contre la Religion ; cependant il paroit certain qu'au lit de la mort il eut quelques mouTemensde repentir , puisque M. de Condorcet dit dans ses ouvrages , qu'il arriva à temps , et que sans lui d'Alemhert eût fait le plongeon.
L'abbé Morellet assure nettement dans ses Mémoires que Diderot *et le baron d'Holbach étoient ouvertement athées ^ la pltts gra^e partie de» autres étoient déisites; ce q[ui revient an m^émie.qntQl^aRi résultat , puisque ie dieu desjdâatès ne^ yeu|iTii<$«ite ni prière ,. et qu'il &X,si bon. qu'il ne s'^of*j(^i|se-JAi|iw.elpardoduie toujotiiis»'I)iderot aussi fut tentée 4^vant de mourir , de 'Se jeter dans les bras de laReligicm;. le jfs^ai^,^* àfi 0>t)d<Mr€6t ,.|KHir .prévenir ce scartdaie , ]'«m- . ^esba. sui$ k'^Ifômp à sa. Ktaîson^ de. campagne , où il mQtmit <X|},l^ndema^i:iQH^)q.a,été )a mort? dejcelui qulm^cdbA ces à^sm Qo^v^r^oi»? .yiç^med!esr|innç|pies. philosophiques *ec jdeSédJMÎplos. dél9L iphU^edpbie^ .pour, se^soustraire. à J'échar Andl'iln^flsipiiâsfmtekw* •'{•«r \ t*^ >^ ^>- *•• '" '..ï.'-i» -' • \ L'ahbéf MbrtettetrèèovcKift dei'Ëgliiie un bomprieuré^ et sous âe voile de Y'mtmj^ déclnihèit JCftixtre^l'Égliie' et far Bcti4. ^oti;oB>sflfttt, et il4faifolHSluÎHinènieudanscéea.MéaoÛDes^ qu'il oi^ragékàtf^^*"*' uki dafÉmetpanf^efty. iittd^eia.ppîncesaê ;de KT^'t )i pntje qu'^e'{>rQlié9eBit<Pàiiisbt ;.ailte«»de la^iàqt dkâ Skiiogopkei-} madaiie «le &Vr ^loît mMade, iel icçtii instdte hÀta Afém eklafitnofHiif'siiliiteiuéiitg'elle avoit^l^à étédosnltâi et phe gr<B^ièrenidiit enèore (mois eUidl^oiroil i^[ttèré>),' dailsvréeiit db ^Ainàbâ^t ;:ii i^utwiMer ^fUBedsi
procédés philosophiques ne sont ni philantropiques , ni^ch^ Taleresques.
Damila^ille et Thiriot étoient les personnages subalternes ^ employés surtout à colporter et répandre les libelles, à cabaler en tous genres , et à faire de temps en temps quelques articles et quelques petits écrits.
(a) Voici des vers que M. de Voltaire ne rougit pas d*adresser à madame de Pompadour , après la prise de Bergop-Zoom ; et qu'on ne rapporte que pour citer la réponse remarquable qu'on y fit :
Ltâ esprits et Its coeun et les ren^parts terribles^ Tout cède à votre amant , tont fléchit sons sa loi , Et Berç-op-Zoom et vons , Tons étés invincibies ;
Tons nWez cédé qn a mon roi.
n Tola dans vos bras dn sein de la victoire ; Le prix de ses lanners n'est que dans -votre ccenr ; - : '
Rien ne pent augmenter sa gloire ,
Éi vous angmtintei! son bonheur.
* Quelle i>assesse! quelle révoltante et grossière indécence f On fit à c^etfe honteuse âatterie la réponse suivante , au nom de madame de Pompadour, et en employant les même*? rimes et dans les mêmes mesures r
En câébnait' Louis et lés renii^aris terribles ,
Qoi , malgré leurs èÉtori* , ont«Aécht sous ia loi ^ •
C'est à toi de chanter ses armes invindbletv
Nen les Ibiblesses de'ton toi; lion amoor ne fat point le prix dfi sa victoi]^, 11 Bad, sans ses travaux, le maître de mon caew;
Et c'est n^ célébrer fa^ gloire , ^
Qde de parler de mon bonheur.
Je vais transcrire ici le jugement qu'à porté sur M. de Voltaire, un homme de génie, et Tun des premiers écrivains de ce siècle , M. le comte de Maistre.
« L'admiration effrénée dont trop de gens entourent Voi- » taire, est le signe inffiillible d'une âme corrompue. Qu'on » ne se fasse point illusion ; si quelqu'un , en parcourant sa » bH)li6thèque , se sent attiré vers les Œuvres 4c Femey , » Dieu nc l'aime pas. Voltaire a prononcé contre lui-même ^ » sans s'en apercevoir , un arrêt terrible; car c'est lui qui a » dit : un esprit corrompu ne fut jamais sublime. Bien n'est » plus vrai , et voilà pourquoi Voltaire, avec ses cent volumes, » ne fut jamais que joU; J'excepte la tragédie où la nature « de louvrage le forçoit d'exprimer de nobles sentimens » étrangers à son caractère ; et même encore sur la scène , » qid est son triomphe , il ne trompe pas des yeux exercés. » Dans ses meilleures pièces, il ressemble à ses deux grands » rivaux, comme le plus habilç hypocrite ressemble à un » saint. Je n'entends point. d'ailleurs, contester son. mérite » dramatique , je m'en tiens à ma première observation ; dès 1» que Voltaire parle en son nom , il n'est que joli; rien ne » peut l'échauffer» pas même }a bataille de Fonteooy. Du » TC^tp , je ne puis souffirir l'exagération qui 1^ nomme «n^. » versfiL Certes, je vois de bell^ exceptions à cett^ w^vec-;- )> salité. Il est nul dans l'odâ; et q^ poutroit s^eniétqni^er? » L'impiété réfléchie avoit tué chez lui la flamme divine de » l'enthousiasme ; il est encore nuji, et même ji|f;qi|i'au ridi- » ;îule , dans Je drame lyiique , son onaili^e ayant 4lé ab«^u- » ment fermée aux beautés harmoniques , ci^miliâ.>sés yeax » l'étoient à celles de l'art. DaaS' le»'g«nrés qui • paroissent » les plus analogues à don talent ttatuyd , il setndtee; ainsi » il est médiocre , froid , et souvent (qui le croirait?) lourd :> et grossier dans la comédie; cap le méchant n'est jamais
(Si)
> comiqi^e. Par la même rabon , H n'a pas su faire une » épigramme , la moindre gorgée de son fiel ne pouvant » couvrir moins de cent vers ; s'il essaie la satire , il glisse » dans le libelle; â est insupportable dans l'histoire , en dé~
> pit de son art, de son élégance et des grâces de son style;
> aucune qualité ne pouvant remplacer celles qui Im man- » quent et qui sont la vie de l'histoire, la gravité ^ la bonne 9 foi et la dignité. Quant à son poème épique, je n'ai pas » droit d'en parler; car pour juger un livre , il faut l'avoir » lu, et pour le lire, il faut être éveillé. Une monotonie as- » soupissante plane sur la plupart 4« ses écrits, qui n'ont
> que deux sujets , la Bible et ses ennemis : il blasphème ou » il insulte. Sa. plaisanterie si vantée, n'est cependant pas » irréprochable; le rire qu'elle excite n'est pas l^itime;
> c'est une grimace. Semblable à cet insecte, le fléau des jar-
> dins 9 qui n'adresse sa morsure qu'à la racine des plantes
> les plus précieuses , Voltaire , avec son aiguillon , ne cesse » de piquer les deux racines de la société , les femmes et les
> jeunes gens ; il les imbibe de ses- poisons qu'il transmet
> ainsi d'une génération à une autre. C'est en vain que , » ponr voiler d'inexprimables attentats, ses atnpides admi-
• rateurs nous assonrdissent ijp, tirades sonores où il a parlé » supérieurement des objets les plus vénérés. Ces aveugles » volontaires ne voient pas qu'ils achèvent ainsi la condam> » nation de ce coupable écrivain. Si Fénélon , après avoir
> écrit Télémaque, eût fait le livre du Prince, il seroit mille
• fois plus vil et plus coupable que Machiavel. Voltaire ne » sauroit alléguer, comme tant d'autres, la jeunesse, l'incon*
> sidécatioUy l'entrainement des passions, et pour terminer « enfln, la triste foiblesse de notre nature. Rien ne l'absout > » sa corruption est d'un genre qui n'appartient qu'a lui; » elle s^enracine dans les dernières fibres de son coeur et se
b fortifie de toutes les forces de son entendement. ^Toujours r alliée au sacrilège , elle brave Dieu en perdant les hommes^ » Atcc une fureur qui n*a pas d'exemple , cet insolent ÏJlas- » phémateur en vient à se déclarer rennemi personnel du » Sauveur des homfnes ; et cette loi adorable que THomme- » Dieu apporta sur la terre, il Fappélle Y Infâme. Ahsca- » donné de Dieu, qui punit en se retirant, il ne connoit » plus de frein. D*^autres cyniques étonnèrent la vertu , Vol- » taire étonne le vice. Il se plonge dans la fange, il s'y » roule , il s'en abreuve ; il livre son imagination à l'enthou- » siasme de l'enfer qui lui prête toutes ses forces pour le » traîner jusqu'aux limites du mal. Il invente .des prodiges ^ » des monstres qui font pâlir. Paris le couronna, Sodome » 1 eût banni. »
{Soirées de St.-Pétersbùurg, tom. I«', pag. 271 etsuiv.)