‹ Les diplomates européensChapitre 100 sur 117 · LK COMTE DE SAINTE-AULAIRE · texte numérisé non relu

LK COMTE DE SAINTE-AULAIRE

Cette lettre parut sufDsante à M. de Sainte-Aulaire pour autoriser son acceptation de Fambassade à Vienne qui, sous plus d'un rapport, n'était que la continuation de celle de Rome. H. de Salnte-AuIaire devait être bien placé à Vienne, où l'aristocratie joue un si grand rôle à tous les temps : sa naissance, ses bonnes manières, sa parfaite éducation devaient lui faire ouvrir les salons de la haute société, un des moyens de grande information devant lequel avait échoué le maréchal Maison dans son ambassade un peu éperonnée. Le cabinet de Vienne est fort silencieux de sa nature; officiellement il ne dit rien, laisse peu transpirer de ses résolutions , et tout ce qu'on peut apprendre vient des à parte dans cette vie d'homme du monde, qui n'appartient pas à tous. L'aristocratie européenne est une

ten delSl gennaio afere ricevnto altn desUnâzione. Rammentiamo oon riconoscenza le assicurazioni da lei dateci più voile di non voler mai , per qnanto potesse da lei dipendere, allontanarsi da noi, ma conosciamo eziandio, il dovere che le corne di obbedire agli ordini del suo sovrano. — Siamo quindi ben lontani , dal disapprovare in lei , Taccettazione délia miasione a Vienna. ~~ Sebbene desideremmo vivamente di non vederlaattontanata da Roma.

In qualunque luogo per6 ella sla , non dimenUcheremo giammai la lealtà , Tonoratezza , lo spirito di concordia con che ella ha adempilo la sua missione presso di noi, e conserveremo sempre grata rimembranza del filiale attaccamento da lei dimostratoci.

La benedizione apostolica che con paterne affetto ora compartiamo a lei, ed alla sna &miglia, Tacoompagni OTunque ella si troverà e 11 sia caparra di quella piena félicita che di tutto cuore le desideriamo. Roma dal Vaticano, U 9 febbraio 1S33.

6kb«ohio p. p. XVI.

grande famille qai a ses secrets, ses formes , ses privilèges qu'elle ne conmiunique pas iodistinctement. Quand M. de Sainte-Aulaire vint à Tienne , les affaires d'Italie étaient presque terminées; rAutrirhe avait reconnu Fesprit de bonne tenue, de conservation qui dirigeait le cabinet français, et dès lors on put concevoir l'errance qu'une alliance plus étroite pourrait unir les deux gouvernements. Cette pensée n'était pas de M. de Sainte-Aulaire; elle avait souri à M. Thiers, le vieillard politique qui, en vertu de l'idée de 1810, rêvait en 1837 de Marie-Louise et de M* de Narbonne ; il avait mis une grande importance i un mariage de famille. Les ducs d'Orléans et de Nemoisrs étaient tous deux a Vienne, où ils avaient plu siagulléanement par leur esprit, leur tenue et leur éducation. Ce voyage à travers rAUemagne avait contribué à corriger fes idées et les formes de M. le duc d'Orléans an peu gâtées en 1830. Au milieu des fêtes à Vienne, M. de Sainte-Aulaire eut le bonheur de voir la réceptiod franche que les princes reçurent dans le palais même de TEmpereur : on les traita vraiment en princes de la famille. De là à un mariage il y avait loin , et c'est sur ce sujet que la correspondance de M. Thiers, active et pressante au reste, s'était trompée. Le ministre s'efforçait, dans ses dépèches, de montrer que l'Autriehe avait tout intérêt à se donner un appui dans un État constitutionnel aussi puissant que la France ; conune si le prince de Mettemich , homme

Page 1