FRÉDÉRIC-GUILLAUME IV
AU POINT DB TUB D*HOIIMB D*ÈTAT BT DB DIPLOKATB
II ne faut point être exclusif dans un système ; je ne suis pas rennemi de la forme représentative , surtout dans les pays sérieux et froids, aux forêts de la Germanie, son ori* gine première. Si donc la nation allemande sait conserver le caractère chaste et pur de ses institutions, si la propagande révolutionnaire ne vient point envahir et dominer la nouvelle constitution donnée par le roi à la Prusse, il est possible que cette constitution, restreinte dans les limites actuelles, produise quelques bons résultats administratifs, tels que le sérieux examen des finances et des emprunts, un contrôle modéré des tendances gouvernementales et religieuses, une forte surveillance de la presse et des rapports légaux, habituels, entre le roi et ses sujets ; je répète que
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dans ces limites la nouvelle constitution prussienne n'aura pas un immédiat danger. Le peuple allemand est grave; il ne se pousse pas dans les innovations par le seul plaisir d'une lutte vivace ; il n'est pas en lui-môme révolutionnaire ; l'esprit constitutionel dansi de justes limites peut affaiblir, énerver une nation, mais il ne la tue pas ; il assure satisfaction aux amours-propres , sans toujours donner gain de cause aux passions qui abrègent la vie.
S'il s'agissait de mon opinion personnelle» je dirai pourtant à la Prusse qu'elle s'est affaiblie en dénaturant la pensée première de son gouvernement. Je crois que la monarchie du grand Frédéric n'a fait de si merveilleuses choses, n'a créé une Prusse puissante, que parce qu'elle était et restait gouvernement militaire sous la main d'un prince absolu; qu'avec tous ces comices réunis, ces assemblées plus ou moins parleuses, on use la juste effervescence d'une nation, on l'habitue aux petitesses, aux arguties du ba&-empire, et alors même que l'esprit de révolution ne parvient pas à triompher, il en reste néanmoins un attiédissement dans les âmes, dans les ressorts du gouvernement : un peuple ainsi préoccupé, n'est plus redoutable à ses voisins, et l'bistoire glorieuse et militaire de la Prusse serait finie, si l'ère du gouvernement représentatif se développait pour elle avec les journaux libres, les institutions politiques, telles qu'elles eiistent en France et en Angleterre.
On voit que je ne partage pas l'entbousiame général des
Allemands sor les merveilleux effets des institutions représentatives. Le roi Frédéric-Guillaume est un prince doué des plus tieureuses facultés, probe de conscience, profondément convaincu de ses opinions , religieux observateur de sa parole , pénétré de ses devoirs, très-instruit, Allemand avant tout, qui aime sa patrie avec orgueil. Mais il a tous les défauts de ces belles qualités : un entraînement vers toutes les choses généreuses; il croit à la parole humaine comme il veut qu'on croie à ses propres émotions ; le bien de la Prusse est sa passion ; il aime ce concert d'éloges qui murmure doucement à ses oreilles ; il désire les applaudissements sur le théâtre du monde politique, le grand écueil pour les souverains et les pouvoirs. Cette situation et ce caractère du roi de Prusse, il fout maintenant les étudier au point de vue de la diplomatie et de Tbomme d*Ëtat qui dirige les affoires d*un grand royaume.
Frédéric-Guillaume IV est dans sa cinquante-deuxième année, car il est né le 15 octobre 1795 ; il est le fils de cette reine Louise , dont le souvenir est adoré des Allemands , femme sublime qui personnifia la nationalité germanique, et mourut victime des calomnies des journaux français et des insultes de l'empereur Napoléon. C'est dire assez si ce jeune homme, Frédéric-Guillaume, dut être aimé par la patrie allemande. Lors de la bataille d'Austerlitz , il avait dix ans ; au temps des humiliations de la Prusse, après léna , il était enfantencore , et ne devint jeune homme que
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lors du soulèvement de la patrie au milieu des sociétés secrètes, sous répée de Blûcher. Le prince royal, à dix-huit ans , était l'espérance de tout ce qui avait du cœur. Orpbelin de sa mère , il devint comme Fange de l'avenir pour l'Allemagne dans cette armée de jeunes étudiants et de patriotiques universités. Il eut pour précepteurs les généraux Scharnost et Knesebeck dans Fart des batailles , esprits patriotes, tout dévoués à ce grand mouvement de résistance germanique ; dans les sciences morales et politiques , le prince royal eut pour professeurs MM. Ancillon, Ritter et Eichbom, intelligences considérables profondément initiées dans tous les mystères du droit public et de l'histoire.
Je m'arrête sur ces détails , parce que en général les premières notions qui nous viennent par l'enseignement, par les impressions jeunes , dessinées , nous restent toute la vie ; elles se retrouvent pour nous diriger dans Page mûr , pour nous tromper quelquefois comme des illusions à la fin de la vie, et leur action s'empreint sur toute notre existence. Ainsi , d'une part, au cœur du jeune prince royal, l'esprit militaire, la tendance vers les batailles, caractère dominant, absolu de la monarchie prussienne ; de l'autre , les principes philosophiques puisés dans les fortes études, d'on est résultée cette lutte continue , mémorable, dans l'esj^t et l'imagination du prince royal devenu roi : la nature du grand Frédéric se révèle en lui par une tendance vigoureuse vers la répression ; l'esprit des universités , de la phi-
lo8ophie,les enseignements d'Ancillon et de Ritter se montrent également dans cette Âme avec leur mollesse, leur tiédeur, leur système de concession ; joignons-y Tamour ardent dupasse héraldique, une noble passion pour les arts et Thistoire, et vous aurez l'explication de bien des actes de ce règne de Frédéric-Guillaume IV.
Cette passion pour les temps écoulés, nous ne l'avons plus en France ; la Révolution , dans son égoîsme de date , a absorbé ou concentré tous les souvenirs vers une période exclusive ; nous sommes les honmies de 1789 , c'est l'orgueil de la génération, rien au delà ne nous exalte; la patrie française n'a pas d'ancêtres, et si elle en a, elle les renie, si bien que la première Révolution se At avec les Grecs et les Romains. L'Allemagne a plus de respect pour le passé : souverains, poètes, littérateurs, soldats, tous sont épris de la même tendresse pour la vieille patrie ; ils en suivent l'histoire, ils en fouillent les archives; la littérature s'empare des moindres traditions; l'Allemagne, la sainte Allemagne se leva entière en 1813, avec son engouement pour le droit féodal; ce luxe de vieux châteaux en ruines sur les Sept-Collines , cette reconstruction enfin d'une antique histoire^ tout cela est sympathique à la génération présente; d'où est né dans le sein des Éats prussiens ce parti historique très-opposé aux esprits novateurs ou révolutionnaires. Dans cette lutte le roi s'est placé à la tète de ce parti traditionnel , seul et véritablement aile-
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mand ; Tautre est sous l'influence de la pro{Nigande française , et si ce dernier triomphe jamais par la presse et la tribune f alors, nous n'en doutons pas, le roi Frédéric- Guillaume se retrempera dans la pensée de la moiiarcliîe militaire de son grand aïeul : c'est ce qui en finira probablement avec la lutte actuelle des partis en Prusse. A l'époque du réveil de T Allemagne, le jeune prince rojal fit avec distinction les campagnes de 1813 et de 1814; fl suivit le roi son père à Paris lors de la double capitulation. C'était alors un tout jeune homme, confondu avec les étudiants de la landwerh, si fière, si impétueuse pour nous rendre le mal et les humiliations de nos conquêtes an^eures et secouant la poussière de ses bottes sur les ponts d'Austerlitz et d'Iéna. Frédéric^uillaume s'en revint ensuite dans la patrie, où il reprit avec une énergie noiivelle ses études , ses progrès dans la science , la philosophie et rhistoire. Il en résulta pour lui une <)ertaine conviction qui domine l'examen de toutes les questions de philosophie : c'est que, comme complément de ses traditions historiques , il fallait une religion d'État à la Prusse; que si on laissait au libre examen le dogme fondamental, il s'ensuivrait des doutes sans fin , des critiques sans limites pour aboutir à la négation de toute croyance révélée, au déisme pur : c'était à ce point qu'en était arrivé le protestantisme allemand au wx^ siècle.
Une multitude d'écoles se formaient d^ toutes avec la
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préoGcapation de rechercher, par l'eiamen des traditions, ou bieD par la critique historique, une solution à ce grand doute de la religion libre et révélée. Le jeune prince royal se jeta avec l'énergie de la jeunesse dans Tappréciation de ces doutes ; il étudia, compara, comme Taurait fait un professeur d'université. J'ajoute que cette tendance purement scholastique lui fut longtemps commandée par sa position personnelle à la cour du roi son père. Soit que les habitudes de la monarchie prussienne fussent telles que le prince royal ne devait jamais se mêler d'affaires publiques, soit que Tinfluence absorbante de la princesse de Liegnitz ne lui permit pas une action même indirecte dans le gouvernement, le prince Frédéric put s'apercevoir bientôt qu'il devait s'abstenir de toute intervention personnelle qui l'aurait perdu dans l'opinion de son përc. Plus tard il assista en simple auditeur au conseil du roi. Il put donc se livrer avec toute liberté à ce goût presque exclusif pour les habitudes scientiBques, au milieu néanmoins de ses devoirs et de sa destinée militaire. La princesse de Liegnitz n'était point aimée dans sa position équivoque ; à tort ou à raison on la croyait la cause de cette attitude affaiblie, douteuse, mitoyenne, que la Prusse prenait désoimais dans ses rapports européens, depuis 1830 surtout. Le prince royal, le fils de la reine Louise, était et devait être considéré comme le principe populaire et allemand en opposition avec l'action tempérée, mitoyeime, affaiblie qu exerçait la princesse de Liegnitz.
A cette époque, la monarchie prussienne s*agitait sous une triple action; au point de vue militaire, elle formait comme la tète de la stratégie russe contre la France ; l'alliance entre les deux cabinets était la plus intime ; elle se formulait par la contexture du territoire et les liens de la famille ; le prince royal devint comme l'expression de cette politique d'alliance; il ne pouvait sans doute changer Tesprit allemand, détruire les antipathies slaves et germaniques, mais, dans l'opinion du prince Frédério^uillaume, la Prusse et la Russie unies pouvaient former la plus vaste ligue militaire des temps modernes, et s'assurer la prépondérance dans la solution nécessaire des questions diplomatiques du monde.
La seconde action, tout administrative, se rattachait aux institutions politiques. Il y avait longtemps que le parti national allemand désirait sinon la réalisation absolue des promesses faites par le roi, lors du mouvement de 1813, au moins l'application de quelques-uns de ces principes à l'administration générale ou locale de la monarchie. Lié avec tout le parti de réforme traditionnelle, le prince royal avait pris certains engagements, donné quelques espérances, et comme il était le plus loyal des hommes, il voulait les réaliser à son avènement. Pour lui , c'était un fait de conscience qu'il devait longtemps méditer, mais qu'il devait nécessairement accomplir comme une parole engagée.
Enfin, la troisième et non moins puissante action avait
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son principe dans l'enseignement de la philosophie et le plan d'unité et d'influence que le prince royal voulait réaliser. La paisible Allemagne a une spéciale vocation pour les études scholastiques et les enseignements de philosophie, et ce qui n'a chez nous qu'une importance secondaire exerce chez elle une domination absolue. Dans l'impuissance de réaliser la vaste centralisation, désirée par l'enthousiaste Germanie, le projet du prince royal fut de créer Berlin la capitale scientifique de l'Allemagne » d'y appeler toutes les intelligences supérieures, tous les critiques de quelque valeur, parce qu'une fois Berlin devenu la cité de la science » cette cité serait bientôt la capitale de l'Allemagne politique, tant ces deux idées se mêlent et se confondent. Ainsi, d'une part alliance russe comme droit diplomatique; de l'autre, réforme dans l'administration provinciale, avec l'espérance d'Etats plus généralisés pour l'examen de l'impôt ; enfin la direction suprême et philosophique centralisée dans les écoles prussiennes, qui ferait de Berlin la métropole de l'enseignement, la source de toute pensée lumineuse en opposition avec l'Allemagne méridionale et l'Autriche surtout, que l'on plaçait sous la double flétrissure de la paresse, de l'ignorance, pays de distractions et de plaisirs sensuels, conune on le disait avec un peu trop d'orgueil. La Prusse se croit une nation supérieure à toutes les autres fractions de l'Allemagne, et elle a tort. Il y a en Autriche moins de
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théories, mais nne intelligence plus pratique de la vie s(^ ciale, des études d'érudition et du droit public, plus positive ; beaucoup moins de rôvenrs et plus de gens d'afTaires avec le sens historique des événements.
Dans la pensée du prince royal, il restait un dernier élè* ment à nuancer et à fondre dans la politique générale, car il se révélait partout dans sa force et sa persévérance. Cet élément, le voici : La Prusse, dans Torigine, simple élcetorat, tout protestant, avait été la protectrice avouée de là réforme sur tous les points de TAllemagne. Depuis les codquétes du xvir siècle, et les pays annexés par le congrès de Vienne , la Prusse commandait à une population de 2/5» de catholiques : la Silésie , les provinces Rhénanes , étaient vivement attachées à leur religion, et fallait-il les heurter? Si Ton avait suivi les conseils, les mauvaises paroles de quelques docteurs extrêmes, la Prusse se serait absorbée dans les tentatives d'une unité impossible ; il fallait essayer et hâter la conversion de ces provinces au protestantisme; erreur immense I La croyance dans ces provinces était vive ; il y avait chez ces populations un goût de vieille tradition, un entrain vers les pompes et leâ cérémonies catholiques, pourquoi les heurter sans but, sans profit? Au point de vue politique , une faute capitale eût été d'exciter des mécontents parmi ces masses , puisqu'elles avaient à côté d'elles des souverainetés profondément catholiques, toutes prêtes & Tes protéger et à les absorber même. L'Autriche
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n'aurait pas mieux demandé qne de voir le système d'un protestantisme persécuteur s*étendre sur la Silésie et la Pologne prussienne, car elle aurait facilité son avenir d'agrandissement ; il n'y a rien qui lie comme la même forme de croyance. Et quant aux provinces Rhénanes, la France catholique pouvait les recouvrer, si l'on mécontentait jamais ces populations ardentes et dessinées pour la foi de leurs pères. Si la France était assez malavisée, sous ses docteurs philosophes et niais, pour blesser le catholicisme, il y avait là fe gouvernement de la Belgique tout prêt à les révolutionner par la foi religieuse.
Le prince royal donc, pour se donner un appui parmi les catholiques destinés à devenir ses sujets, épousa une princesse de Bavière, Elisabeth-Louise, ardente elle-même pour sa foi, et c'était là une garantie de protection largement offerte aux populations rhénanes, polonaises et silésiennes. J'ai insisté sur tous ces faits qui n'ont pas une immense importance pendant le temps de la Restauration, époque de cafane et de conservatioû des droits; le prince royal est encore trop jeune pour se créer un parti, il n'en a pas besoin dans l'état des idées. L'Europe est alors trop paisible pour que les espérances et les craintes des partis puissent recevoir une application dans les événements usuels de la politique. Mais quand la révolution de Juillet éclate, lorsque les existences de souverains et de peuples sont mises en jeu, alors les qualités et les défauts du prince royal se manifestent avec
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de plus vives nuances ; ses idées et ses projets, sa prudence, son énergie, et jusqu'à son esprit militaire, peuvent se révéler au grand jour, car la politique devient complexe. Le roi Frédéric-Guillaume est très-affaibli par Tâge, et d'ailleurs sous l'influence presque exclusive de la princesse de Liegnitz, ce qui ne lui laisse plus une suffisante liberté ; ses conseillers se sont tous prononcés pour la paix de TAIIemagne et le statu guo de Y Europe ; les événements accomplis à Paris sont reconnus spontanément, presque sans difficulté. Dans toute son histoire d'ailleurs, la Prusse ne s'est jamais arrêtée devant le principe de la légitimité.
Jusqu'ici, tout est bien, au point de vue de la sécurité des intérêts; mais en même temps, se réveille en Prusse l'esprit d'énergie et de guerre dont j'ai parlé ; et comme il faut à l'opposition une tête, une épée, elle entoure le prince royal, qui devient comme l'expression ardente du parti historique et traditionnel, qui sous prétexte de l'honneur de l'Allemagne, veut la conduire à la guerre. Ce parti a pour grief sérieux, l'émotion de la Belgique, et sa séparation d'avec la Hollande, ce qui altère les traités de 1815; il a pour auxiliaire la Russie, et il se trouve précisément, chose curieuse I que ce qui était d'abord une question politique, devient un sentiment de famille, une sorte de ligue de haute parenté; le prince d'Orange a épousé une des sœurs du prince royal ; l'empereur Nicolas s'est uni à l'autre ; sous cette triple influence, il se forme donc en Prusse un parti
de noblesse et de gentilhommerie qui veut la guerre, parti avec des qualités héroïques, un sentiment national extrême, et des paroles irréfléchies ^ même contre les esprits les plus éminents, qui ont donné une direction d'ordre aux événements de 1830. A cette époque, il circula bien des mots attribués au prince royal de Prusse, qui durent exciter la juste susceptibilité de la France, et du prince qu'elle avait choisi; mots de jeunes hommes, et propos de corps de garde, auxquels on eut la sagesse de ne point faire attention, et qui furent corrigés par Textrème bienveillance du vieux roi de Prusse et de la princesse de Liegnitz.
Le parti de la paix donc heureusement l'emporta ; sans son action bienfaisante, on aurait vu se réveiller encore les vives antipathies, les guerres interminables qui avaient marqué la Révolution française et Fempire de Napoléon: les aflfairos peu à peu s'arrangèrent, et l'esprit de guerre se calma. Le prince royal retrouva sa sagacité instinctive et son calme dans l'appréciation des événements , et comme c*était un loyal et noble caractère, lors du voyage des ducs d'Orléans et de Nemours à Berlin, il répara, avec toutes sortes de délicatesses , et les manières exquises d*un vrai gentilhomme , ce qu'avait eu d'irréfléchi sa conduite antérieure. Il était impossible d'ailleurs qu'à l'aspect de ces jeunes princes, les mieux élevés de l'Europe, il ne s'opérât pas un changement absolu dans les jugements que l'esprit de parti ayait portés sur eux en Allemagne*